L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

24 janvier 2018
Adaptation du logement

Installer un monte-escalier

Installer un monte-escalier

Les escaliers sont responsables d’un tiers des chutes accidentelles chez la personne âgée. Dans certains cas de figure, l’installation d’un monte-escalier devient indispensable à la sécurité du domicile. Comment choisir ?

 

Monter et descendre un escalier au quotidien représente un facteur de risque de chutes pour une personne âgée en perte d’autonomie.
Un escalier bien éclairé, dont les marches sont bien visibles et qui est doté, de chaque côté, d'une main courante robuste qui se poursuit au-delà du bas et du haut de l'escalier, est plus sûr et plus facile à utiliser, en particulier pour les personnes âgées qui éprouvent des problèmes de vision ou d'équilibre.

« Raideurs articulaires, rhumatismes,  insuffisances respiratoires, problèmes cardiaques, baisse de la vision, ou plus simplement pertes d’équilibre et de stabilité ou vertiges, les sources d’appréhension dans l’escalier peuvent être multiples ». rappelle Cécile Bréfuel, Directrice Marketing Stannah France.

 

Le choix du modèle


Ainsi, quand l’utilisation de l’escalier d’intérieur devient trop contraignante et dangereuse, quand il est impossible d’installer la chambre à coucher ou la salle de bain de la personne âgée au rez-de-chaussée, la solution du monte-escalier peut être envisagée. « Les monte-escaliers s’adaptent à tous les escaliers : en intérieur, en extérieur, sur des escaliers tournants, droits, hélicoïdaux, jusqu’aux plus atypiques. A l’intérieur du logement comme dans les parties communes », explique Cécile Bréfuel.

Le choix du modèle de monte-escaliers doit se faire en tenant compte des besoins et de la perte d’autonomie de la personne âgée afin de rendre son utilisation facile et sécurisée.  « Le monte-escalier doit s’adapter aux difficultés rencontrées par son utilisateur. Il faut choisir par exemple un modèle spécialement conçu pour les personnes souffrant de raideurs du genou, ou pour celles qui ont des difficultés à s’asseoir et se relever. Les télécommandes doivent être ergonomiques et faciles d’utilisation, voire intuitives, pour s’adapter aux mains les moins agiles. Une personne atteinte d’arthrose doit pouvoir les manipuler avec aisance. Enfin, le rythme du système doit s’adapter aux personnes âgées, et s’accompagner de mouvements doux et sans à-coup, y compris en cas d’arrêt automatique s’il y a un obstacle dans l’escalier. Il est important de veiller à ce que le produit soit conforme à la norme internationale ISO 9001 », précise Cécile Bréfuel.


L'installation d'un monte-escalier ne nécessitent qu’un ou deux jours de travail, ce qui occasionne un dérangement modéré dans le quotidien de la personne âgée.
Selon les modèles, les options et le design, les prix proposés peuvent varier de façon importante. Contactez les fabricants et faites établir un devis. En termes de prix, installer un monte-escalier classique coûte entre 3.000 et 10.000 € selon les options. Ces prix prennent généralement en compte la pose très spécifique de l’équipement.
Des aides financières sont possibles.  Les dépenses d’installation d’un monte-escalier au sein de votre résidence principale ouvrent droit à un crédit d’impôt équivalent à 25 % du montant TTC acquitté. Certaines grandes marques proposent également des modalités de financement.