Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

10 février 2017
Adaptation du logement

Que peut faire l’ANAH pour vous ?

Que peut faire l’ANAH pour vous ?

La facture pour effectuer des travaux pour adapter son logement à son avancée en âge peut vite grimper. Et si vous demandiez un coup de pouce financier à l’Agence nationale d’amélioration de l’habitat ?

 

L’Agence nationale d’amélioration de l’habitat (ANAH) accorde des aides - sous conditions - pour financer les travaux l’adaptation des logements au handicap ou à la perte d’autonomie d’une personne âgée. Actuellement en France, 86% des personnes âgées de 60 ans et + sont propriétaires de leur logement ; seulement 14% sont locataires.
La cible prioritaire de l'ANAH est les propriétaires occupants. « 52% d’entre eux sont éligibles aux aides de l’ANAH, 82% vivent dans des maisons individuelles et leur revenu annuel moyen est égal à 11 500 € », précise l’agence.

 

En 2016, près de 18 000 logements ont été aménagés pour des personnes âgées et des personnes handicapées (15 783 logements en 2015).


Quels  travaux d’aménagement ?

 

Les travaux consistent à compenser les « incapacités » liés à la mobilité, la baisse de la vue, de l’ouïe, ou la diminution des aptitudes physiques, par des aménagements spécifiques et des adaptations ergonomiques. Les travaux les plus fréquents concernent la salle de bain et salon ou la salle de bain et la cuisine.

 

Les travaux doivent permettre d’adapter le logement et ses accès aux besoins spécifiques d’une personne en situation de handicap ou de perte d’autonomie liée au vieillissement. Le demandeur doit fournir :
·    un justificatif de handicap ou de perte d’autonomie : décision de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) ou évaluation de la perte d’autonomie en Groupe iso-ressource (GIR) ;
·    un document permettant de vérifier l’adéquation du projet à ses besoins réels : rapport d’ergothérapeute, diagnostic autonomie ou évaluation réalisée lors de la demande de Prestation de compensation du handicap (PCH).

 

L’Anah peut financer jusqu’à la moitié de vos travaux et vous accompagner dans toutes les étapes de votre projet.

Le montant de votre aide

  • Si vous vous situez dans la catégorie "ressources très modestes" : 50 % du montant total des travaux HT. L’aide de l’Anah est de 10 000 € maximum.
  • Si vous vous situez dans la catégorie "ressources modestes" : 35 % du montant total des travaux HT. L’aide de l’Anah est de 7 000 € maximum.

Les conditions principales à remplir

 

Vous habitez dans le logement dont vous êtes propriétaire et :

  • vous ne dépassez pas un certain niveau de ressources ;

  • votre logement a plus de 15 ans à la date où est acceptée votre demande d'aide.

 

Des aides cumulables

Les subventions de l’Anah pour la perte d'autonomie sont cumulables avec les autres aides de l’Agence pour l’amélioration du logement. Elles peuvent être combinées avec celles des collectivités (départements pour les bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie, autres collectivités ayant mis en place des aides), de la Caisse nationale assurance vieilliesse (CNAV) et des autres caisses de retraite ou de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) pour les personnes handicapées mais également avec le crédit d’impôt.


 « S’agissant du maintien à domicile, l’Anah va engager un travail partenarial avec la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et les caisses de retraite pour simplifier le parcours des personnes souhaitant bénéficier d’une aide, et assurer une meilleure information. L’Agence souhaite rénover 15 000 logements en 2015 participant ainsi à l’objectif gouvernemental (80 000 logements adaptés à la perte d’autonomie d’ici à 2017) » , précise l’ANAH.

 

Pour connaître le point d'informations proche de chez vous, appelez le : 0 820 15 15 15 (0,12 € TTC/min depuis un poste fixe).