Ouvrir la porte du réfrigérateur d’une personne âgée fragile pour vérifier s’il n’est pas vide, vérifier son poids régulièrement... La vigilance est de mise pour prévenir ou stopper la dénutrition des personnes âgées fragiles vivant à domicile. De 4 à 10 % des personnes âgées de plus de 70 ans qui vivent toujours chez elles et 20 à 40 % des personnes hospitalisées souffrent de dénutrition.

Comme le rappelle le Collectif de lutte contre la dénutrition qui a lancé, le 26 novembre, une grande campagne de prévention nationale : « la faim tue, l’absence de faim aussi ». La dénutrition est une maladie invisible qui touche près de 2 millions de personnes en France. Et contrairement aux idées reçues, elle ne concerne pas uniquement les personnes en précarité sociale.
Par ailleurs, même si l’appétit peut diminuer avec l’avancée en âge, les besoins nutritionnels des sujets âgés ne diffèrent pas de ceux de la population adulte. Raison de plus pour être attentif aux variations de poids, à la nutrition des plus âgés.

Les intervenants à domicile sont une aide précieuse pour lutter contre ce fléau silencieux en assurant la préparation et l’aide aux repas des personnes âgées en perte d’autonomie et des seniors isolés. Les professionnels de l’aide à domicile sont également des « sentinelles » pour alerter les professionnels de santé (médecin, infirmier libéral, kinésithérapeute...) et les proches aidants d’une perte d’appétit et de poids chez la personne âgée accompagnée.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

11 janvier 2017
Sécurité au quotidien

Accidents de la vie courante : les personnes âgées premières concernées

Accidents de la vie courante : les personnes âgées premières concernées

Les accidents de la vie courante ont été à l’origine de 21.470 décès en 2012 en France métropolitaine, et les plus de 65 ans en étaient les premières victimes. Ainsi, deux tiers des décès par accident de la vie courante surviennent chez les plus de 75 ans? selon des travaux publiés ce 10 janvier dans le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire.

 

 Si le taux de mortalité lié aux accidents de la vie courante est en baisse constante depuis quinze ans, le nombre de décès reste très important. Dans près de huit cas sur dix, ces décès concernent des personnes âgées de 65 ans et plus, C’est ce qu’indiquent les données publiées ce 10 janvier dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’agence Santé publique France.

En 2012, les accidents de la vie courante ont provoqué 21 470 décès en France. Selon le dernier Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH), les personnes âgées du fait d’une perte d’autonomie motrice s’avèrent les plus touchées. 

 

Principale caue de mortalité : les chutes

 

9.600 décès étaient imputables à une chute ou aux conséquences d’une chute en 2012, «ce qui représente presque la moitié des décès par accident», souligne Linda Lasbeur, auteur du rapport et épidémiologiste dans l’unité Traumatismes de la Direction des maladies non transmissibles et des traumatismes à Santé publique France. 6.038 de ces décès par chute ont eu lieu chez les 85 ans et plus. Au total, «plus des deux tiers des décès par accidents de la vie courante sont survenus chez plus de 75 ans (14.805 décès)», note le BEH. S'agissant des suffocations, les auteurs de l'étude précisent que la grande majorité des drames sont survenus à partir de 75 ans, le plus souvent après l'ingestion d'aliments provoquant l'obstruction des voies respiratoires.


Dans le détail, avec un ratio de 36,7 pour 100 000 personnes, contre 21,3 pour 100 000 dans la population féminine, les hommes sont les plus exposés aux risques d’accidents domestiques mortels. Point édifiant, les deux tiers des victimes ont plus de 75 ans.

Les chutes constituent les principales causes de mortalité par AcVC. Ainsi, 6 119 chutes mortelles ont été recensées en 2012. Suivent les suffocations, les noyades et les intoxications.
La majorité de ces accidents est survenue « dans un établissement hospitalier (56%), à domicile (22%), dans une maison de retraite (13%), sur la voie publique (4%) et dans un autre lieu (5%) ». Les régions les plus impactées sont la Bretagne, le Nord-Pas-de-Calais devant le Limousin, le Languedoc-Roussillon et la Franche-Comté. L’Ile-de-France affiche elle, un taux de mortalité inférieur à la moyenne nationale.