Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

11 janvier 2017
Sécurité au quotidien

Accidents de la vie courante : les personnes âgées premières concernées

Accidents de la vie courante : les personnes âgées premières concernées

Les accidents de la vie courante ont été à l’origine de 21.470 décès en 2012 en France métropolitaine, et les plus de 65 ans en étaient les premières victimes. Ainsi, deux tiers des décès par accident de la vie courante surviennent chez les plus de 75 ans? selon des travaux publiés ce 10 janvier dans le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire.

 

 Si le taux de mortalité lié aux accidents de la vie courante est en baisse constante depuis quinze ans, le nombre de décès reste très important. Dans près de huit cas sur dix, ces décès concernent des personnes âgées de 65 ans et plus, C’est ce qu’indiquent les données publiées ce 10 janvier dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’agence Santé publique France.

En 2012, les accidents de la vie courante ont provoqué 21 470 décès en France. Selon le dernier Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH), les personnes âgées du fait d’une perte d’autonomie motrice s’avèrent les plus touchées. 

 

Principale caue de mortalité : les chutes

 

9.600 décès étaient imputables à une chute ou aux conséquences d’une chute en 2012, «ce qui représente presque la moitié des décès par accident», souligne Linda Lasbeur, auteur du rapport et épidémiologiste dans l’unité Traumatismes de la Direction des maladies non transmissibles et des traumatismes à Santé publique France. 6.038 de ces décès par chute ont eu lieu chez les 85 ans et plus. Au total, «plus des deux tiers des décès par accidents de la vie courante sont survenus chez plus de 75 ans (14.805 décès)», note le BEH. S'agissant des suffocations, les auteurs de l'étude précisent que la grande majorité des drames sont survenus à partir de 75 ans, le plus souvent après l'ingestion d'aliments provoquant l'obstruction des voies respiratoires.


Dans le détail, avec un ratio de 36,7 pour 100 000 personnes, contre 21,3 pour 100 000 dans la population féminine, les hommes sont les plus exposés aux risques d’accidents domestiques mortels. Point édifiant, les deux tiers des victimes ont plus de 75 ans.

Les chutes constituent les principales causes de mortalité par AcVC. Ainsi, 6 119 chutes mortelles ont été recensées en 2012. Suivent les suffocations, les noyades et les intoxications.
La majorité de ces accidents est survenue « dans un établissement hospitalier (56%), à domicile (22%), dans une maison de retraite (13%), sur la voie publique (4%) et dans un autre lieu (5%) ». Les régions les plus impactées sont la Bretagne, le Nord-Pas-de-Calais devant le Limousin, le Languedoc-Roussillon et la Franche-Comté. L’Ile-de-France affiche elle, un taux de mortalité inférieur à la moyenne nationale.