On les a longtemps surnommés « Les Invisibles ». Ils tendent à l’être de moins en moins. Eux, ce sont les 11 millions de proches aidants d’une personne en perte d’autonomie. Plus de 4,5 millions d’entre eux accompagnent une personne âgée dépendante. L’actualité de ces dernières semaines montre que la reconnaissance des proches aidants avance pas à pas. Une reconnaissance de leur rôle essentiel aux côtés des professionnels du grand âge et du handicap mais également de leurs besoins d’être aidés, soutenus, soulagés, relayés.
La parution d’une récente loi sur la reconnaissance des proches aidants prévoit d'intégrer dans la négociation collective des branches professionnelles des mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants.
La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une série de mesures pour les proches aidants serait en réflexion cet été afin d’entrer en vigueur dès 2020. L’indemnisation du congé du proche aidant devrait être au programme. Depuis le 10 mai et jusqu’à fin 2021, des expérimentations de deux nouveaux dispositifs de répit pour les proches aidants sont lancées : le relayage et les séjours de répit aidant-aidé.
Les proches aidants sortent peu à peu de l’oubli. Pour les professionnels de l’aide à domicile, ces conjoints, enfants, frères et sœurs, amis, voisins des personnes en perte d’autonomie sont considérés, depuis longtemps, comme de précieux partenaires.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

11 janvier 2017
Sécurité au quotidien

Accidents de la vie courante : les personnes âgées premières concernées

Accidents de la vie courante : les personnes âgées premières concernées

Les accidents de la vie courante ont été à l’origine de 21.470 décès en 2012 en France métropolitaine, et les plus de 65 ans en étaient les premières victimes. Ainsi, deux tiers des décès par accident de la vie courante surviennent chez les plus de 75 ans? selon des travaux publiés ce 10 janvier dans le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire.

 

 Si le taux de mortalité lié aux accidents de la vie courante est en baisse constante depuis quinze ans, le nombre de décès reste très important. Dans près de huit cas sur dix, ces décès concernent des personnes âgées de 65 ans et plus, C’est ce qu’indiquent les données publiées ce 10 janvier dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’agence Santé publique France.

En 2012, les accidents de la vie courante ont provoqué 21 470 décès en France. Selon le dernier Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH), les personnes âgées du fait d’une perte d’autonomie motrice s’avèrent les plus touchées. 

 

Principale caue de mortalité : les chutes

 

9.600 décès étaient imputables à une chute ou aux conséquences d’une chute en 2012, «ce qui représente presque la moitié des décès par accident», souligne Linda Lasbeur, auteur du rapport et épidémiologiste dans l’unité Traumatismes de la Direction des maladies non transmissibles et des traumatismes à Santé publique France. 6.038 de ces décès par chute ont eu lieu chez les 85 ans et plus. Au total, «plus des deux tiers des décès par accidents de la vie courante sont survenus chez plus de 75 ans (14.805 décès)», note le BEH. S'agissant des suffocations, les auteurs de l'étude précisent que la grande majorité des drames sont survenus à partir de 75 ans, le plus souvent après l'ingestion d'aliments provoquant l'obstruction des voies respiratoires.


Dans le détail, avec un ratio de 36,7 pour 100 000 personnes, contre 21,3 pour 100 000 dans la population féminine, les hommes sont les plus exposés aux risques d’accidents domestiques mortels. Point édifiant, les deux tiers des victimes ont plus de 75 ans.

Les chutes constituent les principales causes de mortalité par AcVC. Ainsi, 6 119 chutes mortelles ont été recensées en 2012. Suivent les suffocations, les noyades et les intoxications.
La majorité de ces accidents est survenue « dans un établissement hospitalier (56%), à domicile (22%), dans une maison de retraite (13%), sur la voie publique (4%) et dans un autre lieu (5%) ». Les régions les plus impactées sont la Bretagne, le Nord-Pas-de-Calais devant le Limousin, le Languedoc-Roussillon et la Franche-Comté. L’Ile-de-France affiche elle, un taux de mortalité inférieur à la moyenne nationale.