Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

20 janvier 2015
Sécurité au quotidien

Un domicile bien éclairé pour éviter les chutes

Un domicile bien éclairé pour éviter les chutes

Un bon éclairage réduit les risques de chute tout en participant au confort et au sentiment de sécurité des personnes âgées à domicile.


Chez une personne ayant une vue normale, l’acuité visuelle baisse d’environ 25 % entre 20 et 60 ans. Les personnes âgées ont besoin d’un niveau d’éclairement plus élevé, d’un contraste plus fort et d’une durée de présentation du stimulus plus longue. Avec  l’avancée en âge,  la résistance à l’éblouissement diminue et les effets perturbateurs de l’éblouissement sont plus marqués.


L’éclairage du domicile d’une personne âgée doit être uniforme : ni trop faible pour ne laisser aucune zone dans la pénombre, ni trop fort pour ne pas éblouir. Utilisez des ampoules de 75 ou 100 watts. Les effets de contraste d’une pièce à l’autre sont à éviter car propices à l'aveuglement.
Une source d'éclairage unique telle qu'un plafonnier est insuffisante car elle maintient souvent certains coins de la pièce dans une relative obscurité. Il vaut mieux utiliser plusieurs éclairages indirects complémentaires, grâce notamment à des appliques murales.


Les lieux de passage, tels que les couloirs, doivent être soigneusement éclairés tout au long de leur parcours. Si l’éclairage est réglé sur une minuterie celle-ci sera programmée de façon à permettre un cheminement lent. Il est possible d’installer des lumières qui s’allumeront, grâce à un détecteur de mouvement, lorsqu’une personne âgée passera à côté d’elle. Lors des déplacments, le risque de chuter est grandement diminué sans qu'elle ait à tâtonner pour trouver l’interrupteur.


Au niveau des escaliers, placez des points lumineux  tout le long du mur de façon à éviter les zones d’ombre et prévoyez une intensité d’éclairage suffisant (au minimum 60 watt) pour que la personne âgée distingue nettement chaque marche.


Situez les interrupteurs près des portes d’accès pour faciliter les déplacements. Entourez les interrupteurs de ruban adhésif phosphorescent pour faciliter leur repérage dans l’obscurité.

Le bon éclairage des placards et autres penderies facilite le rangement, tandis que celui des installations de cuisine participe à la sécurité.

Les sources de lumière dont on peut régler l'intensité sont également particulièrement conseillées ; éviter les lampes dont les variateurs de lumière sont au ras du sol.
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