On les a longtemps surnommés « Les Invisibles ». Ils tendent à l’être de moins en moins. Eux, ce sont les 11 millions de proches aidants d’une personne en perte d’autonomie. Plus de 4,5 millions d’entre eux accompagnent une personne âgée dépendante. L’actualité de ces dernières semaines montre que la reconnaissance des proches aidants avance pas à pas. Une reconnaissance de leur rôle essentiel aux côtés des professionnels du grand âge et du handicap mais également de leurs besoins d’être aidés, soutenus, soulagés, relayés.
La parution d’une récente loi sur la reconnaissance des proches aidants prévoit d'intégrer dans la négociation collective des branches professionnelles des mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants.
La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une série de mesures pour les proches aidants serait en réflexion cet été afin d’entrer en vigueur dès 2020. L’indemnisation du congé du proche aidant devrait être au programme. Depuis le 10 mai et jusqu’à fin 2021, des expérimentations de deux nouveaux dispositifs de répit pour les proches aidants sont lancées : le relayage et les séjours de répit aidant-aidé.
Les proches aidants sortent peu à peu de l’oubli. Pour les professionnels de l’aide à domicile, ces conjoints, enfants, frères et sœurs, amis, voisins des personnes en perte d’autonomie sont considérés, depuis longtemps, comme de précieux partenaires.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

01 juin 2017
Sécurité au quotidien

La géolocalisation pour sécuriser les malades d’Alzheimer

La géolocalisation pour sécuriser les malades d’Alzheimer

L’Institut national de la consommation (INC) avec le soutien de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), a réalisé un essai comparatif de 8 dispositifs de géolocalisation (médaillon, montre, ceinture) destinés à sécuriser les déplacements des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer hors de leur domicile. 


Pour une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer ou d'un trouble de l'orientation, un dispositif de géolocalisation peut représenter une alternative à une mise sous surveillance permanente en institution. La personne équipée a la possibilité de vaquer librement à ses occupations quotidiennes, à domicile ou à l’extérieur, avec la sécurité d’être constamment localisable.

Ce dispositif est une solution pour permettre à la personne âgée désorientée de rester à son domicile et de continuer à se déplacer, tout en rassurant l’entourage et les aidants.

 

Comment ça marche ?

 

Le dispositif de géolocalisation est un appareil médical, un GPS ou un smartphone qui se présente sous la forme d'un bracelet, d'un médaillon ou d'un téléphone, et qui transmet la position de celui qui le porte à un proche ou à une plateforme d'assistance. En début de contrat, une ou plusieurs zones de vie sont définies : lorsque la personne âgée franchit d’une manière non prévue ce périmètre, le dispositif lance un signal d’alerte à un service de géolocalisation fonctionnant généralement 24h/24 et 7j/7.

A la réception de cette alerte, une procédure de recherche de la personne âgée est lancée, faisant le plus souvent appel aux aidants, à un réseau de proximité et aux instances locales de secours (pompiers, gendarmerie, police).


Les critères pour bien choisir


Le dispositif doit donc être choisi avec l’accord de la personne concernée, après une discussion sur les contraintes et les conséquences.
Le fonctionnement de l'appareil de géolocalisation doit être extrêmement simple. Il est destiné à une personne fragile qui, en plus de troubles de l'orientation, peut souffrir de troubles de la mémoire. La facilité du mode de mise en marche est primordiale.


La fiabilité du système de géolocalisation est le point le plus important à vérifier. Le système GPS est le plus utilisé et parfois secondé par un autre système (A-GPS, GSM...).

Le dispositif de géolocalisation doit permettre à la personne désorientée d'entrer en contact vocal avec un proche ou un service d'assistance. La communication doit être correctement audible et le son suffisamment fort. L'entrée en communication doit être automatique. La personne désorientée ne doit pas avoir à appuyer sur un bouton.

Au-delà des performances plutôt positives des systèmes, il est parfois difficile de choisir un modèle adapté aux personnes présentant des troubles cognitifs. Avant de tout achat, il est conseillé à la personne concernée, et à son aidant si cela est nécessaire, d’échanger avec son médecin, un ergothérapeute, l’entourage pour sélectionner un produit adéquat. L’essai montre en effet que la prise en main de certains appareils n’est pas évidente.


Combien ça coûte ?

 

Certains appareils de géolocalisation s'achètent, d'autres sont en location sur contrat. Globalement, une année d'utilisation d'un dispositif de géolocalisation se situe entre 450 et 750 euros, selon le type d'appareil, le type de contrat, etc. Un contrat d'abonnement à une plateforme d'assistance peut être nécessaire.

 

Un point de vigilance : la liberté des malades !


Certaines personnes peuvent être réticentes à l’utilisation de ces appareils de géolocalisation. Il est donc indispensable de veiller à l’acceptation du port de ces GPS, en discutant avec la personne et en lui expliquant clairement les avantages et les inconvénients du dispositif pour elle. Son consentement doit toujours être recherché avant l’achat, son avis devra également être recueilli au cours de l’utilisation.

 

L’Institut national de la consommation (INC) avec le soutien de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), a réalisé un essai comparatif de 8 dispositifs de géolocalisation (médaillon, montre, ceinture) testés par des volontaires plusieurs mois et par des experts. Enfin, tous les contrats d’abonnements ont été passés à la loupe par les juristes de l’INC.

Au-delà des performances plutôt positives des systèmes, il est parfois difficile de choisir un modèle adapté aux personnes présentant des troubles cognitifs. Avant de tout achat, il est conseillé à la personne concernée, et à son aidant si cela est nécessaire, d’échanger avec son médecin, un ergothérapeute, l’entourage pour sélectionner un produit adéquat. L’essai montre en effet que la prise en main de certains appareils n’est pas évidente.

 

Ce qu’il faut retenir du comparatif de l’INC :

Ces appareils ne sont pas tous simples à utiliser, mais ils sont globalement techniquement aptes à la géolocalisation.
Certains systèmes affichent des résultats nettement insuffisants en termes d’autonomie, d’ergonomie ou de facilité d’utilisation.
Avant de choisir un produit, il est impératif de bien cerner les besoins et les capacités du futur utilisateur, en particulier les capacités cognitives.
De nombreuses irrégularités dans les conditions générales de vente ont été pointées du doigt : des droits de rétraction fantaisistes et parfois non mentionnés, des références juridiques inexactes, des clauses de résiliation peu claires.

Tous les résultats de l’essai de l’INC sont à lire dans le magazine 60 Millions de consommateurs du mois de juin 2017 vendu en kiosque et sur le site www.60millions-mag.com.