Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

16 octobre 2015
Sécurité au quotidien

La technologie, alliée du bien-vieillir à domicile

La technologie, alliée du bien-vieillir à domicile

Loin de remplacer l'aide d'une auxiliaire de vie ou d'un proche, la technologie (objets connectés, domotique) contribue à un meilleur accompagnement des personnes âgées fragiles.

 

La technologie au service du bien-vieillir à domicile est déjà une réalité. Et les Français y croient. Selon le baromètre BVA Orange Healthcare MNH Le Figaro Santé, si 78 % des Français redoutent la perspective de devenir dépendant, ils pensent que les nouvelles technologies sont une aide pour un meilleur suivi des traitements (80 %), pour améliorer la sécurité au domicile (79 %) et le suivi de leur santé (76 %).

On estime qu’il y aura d’ici 2020 plus de 80 milliards d’objets connectés à travers le monde. Il existe déjà  une offre d’objets connectés au service des personnes âgées dépendantes vivant à domicile et de leurs aidants.


Les objets connectés permettent aux personnes âgées de mieux connaître leur état de santé et agir. Actuellement disponibles sur le marché, les objets du « quantified self » ou auto-mesure (tensiomètres, podomètres, glucomètres) séduisent de plus en plus.

Des piluliers dits intelligents indiquent à quel moment prendre les médicaments. Ils publient une alerte par SMS, mail ou message vocal pour l’avertir d’un éventuel oubli médicamenteux.

Pour les personnes âgées atteintes par la maladie d’Alzheimer, une montre connectée équipée d’un GPS permet de délimiter un périmètre de sécurité. Si la personne âgée se déplace en dehors de ce périmètre, un SMS d’alerte sera envoyé automatiquement à ses proches.

 

Une maison intelligente et plus sûre


Complémentaire de l’accompagnement humain (auxiliaire de vie, proche aidants), les équipements technologiques et la domotique seront nécessaires pour renforcer l’autonomie des personnes âgées à domicile.
Allumer et éteindre ses lumières, ouvrir et fermer ses volets ou encore régler la température de l’eau en appuyant simplement sur un bouton, tout cela est possible grâce à des développements technologiques adaptés aux personnes âgées.


La technologie est, par exemple, un moyen de rendre le domicile plus sûr notamment en prévenant le risque de chute. Ainsi, les chemins lumineux sont destinés à éviter les chutes la nuit. Ils servent de guide lors les déplacements de nuit dans le logement grâce à un éclairage non agressif et automatisé; les capteurs de chute permettent d’alerter des proches ou un centre de téléassistance) en cas de chute à domicile.
Des détecteurs d'activité ou de mouvements sont capables de déceler une situation anormale. Lorsqu’un comportement anormal est repéré (temps de sommeil trop long, déplacement plus lents, immobilité …), une alerte (sms ou mail) est lancée aux proches.