L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

16 octobre 2015
Sécurité au quotidien

La technologie, alliée du bien-vieillir à domicile

La technologie, alliée du bien-vieillir à domicile

Loin de remplacer l'aide d'une auxiliaire de vie ou d'un proche, la technologie (objets connectés, domotique) contribue à un meilleur accompagnement des personnes âgées fragiles.

 

La technologie au service du bien-vieillir à domicile est déjà une réalité. Et les Français y croient. Selon le baromètre BVA Orange Healthcare MNH Le Figaro Santé, si 78 % des Français redoutent la perspective de devenir dépendant, ils pensent que les nouvelles technologies sont une aide pour un meilleur suivi des traitements (80 %), pour améliorer la sécurité au domicile (79 %) et le suivi de leur santé (76 %).

On estime qu’il y aura d’ici 2020 plus de 80 milliards d’objets connectés à travers le monde. Il existe déjà  une offre d’objets connectés au service des personnes âgées dépendantes vivant à domicile et de leurs aidants.


Les objets connectés permettent aux personnes âgées de mieux connaître leur état de santé et agir. Actuellement disponibles sur le marché, les objets du « quantified self » ou auto-mesure (tensiomètres, podomètres, glucomètres) séduisent de plus en plus.

Des piluliers dits intelligents indiquent à quel moment prendre les médicaments. Ils publient une alerte par SMS, mail ou message vocal pour l’avertir d’un éventuel oubli médicamenteux.

Pour les personnes âgées atteintes par la maladie d’Alzheimer, une montre connectée équipée d’un GPS permet de délimiter un périmètre de sécurité. Si la personne âgée se déplace en dehors de ce périmètre, un SMS d’alerte sera envoyé automatiquement à ses proches.

 

Une maison intelligente et plus sûre


Complémentaire de l’accompagnement humain (auxiliaire de vie, proche aidants), les équipements technologiques et la domotique seront nécessaires pour renforcer l’autonomie des personnes âgées à domicile.
Allumer et éteindre ses lumières, ouvrir et fermer ses volets ou encore régler la température de l’eau en appuyant simplement sur un bouton, tout cela est possible grâce à des développements technologiques adaptés aux personnes âgées.


La technologie est, par exemple, un moyen de rendre le domicile plus sûr notamment en prévenant le risque de chute. Ainsi, les chemins lumineux sont destinés à éviter les chutes la nuit. Ils servent de guide lors les déplacements de nuit dans le logement grâce à un éclairage non agressif et automatisé; les capteurs de chute permettent d’alerter des proches ou un centre de téléassistance) en cas de chute à domicile.
Des détecteurs d'activité ou de mouvements sont capables de déceler une situation anormale. Lorsqu’un comportement anormal est repéré (temps de sommeil trop long, déplacement plus lents, immobilité …), une alerte (sms ou mail) est lancée aux proches.