On les a longtemps surnommés « Les Invisibles ». Ils tendent à l’être de moins en moins. Eux, ce sont les 11 millions de proches aidants d’une personne en perte d’autonomie. Plus de 4,5 millions d’entre eux accompagnent une personne âgée dépendante. L’actualité de ces dernières semaines montre que la reconnaissance des proches aidants avance pas à pas. Une reconnaissance de leur rôle essentiel aux côtés des professionnels du grand âge et du handicap mais également de leurs besoins d’être aidés, soutenus, soulagés, relayés.
La parution d’une récente loi sur la reconnaissance des proches aidants prévoit d'intégrer dans la négociation collective des branches professionnelles des mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants.
La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une série de mesures pour les proches aidants serait en réflexion cet été afin d’entrer en vigueur dès 2020. L’indemnisation du congé du proche aidant devrait être au programme. Depuis le 10 mai et jusqu’à fin 2021, des expérimentations de deux nouveaux dispositifs de répit pour les proches aidants sont lancées : le relayage et les séjours de répit aidant-aidé.
Les proches aidants sortent peu à peu de l’oubli. Pour les professionnels de l’aide à domicile, ces conjoints, enfants, frères et sœurs, amis, voisins des personnes en perte d’autonomie sont considérés, depuis longtemps, comme de précieux partenaires.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

04 février 2015
Sécurité au quotidien

Les détecteurs d’incendie : précautions pour bien choisir

Les détecteurs d’incendie : précautions pour bien choisir

Au plus tard le 8 mars 2015, tous les logements devront être équipés de détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (DAAF). Comment bien choisir votre équipement.

 

En France, 250 000 incendies d’habitation sont déclarés chaque année, soit un incendie toutes les 2 minutes. Ces sinistres causent le décès de 600 à 800 personnes - dont souvent des enfants et des personnes âgées - et 10 000 blessées par an. 70 % des incendies mortels se produisent la nuit. Les victimes sont souvent intoxiquées dans leur sommeil.

 

Un dispositif qui sauve des vies


L’installation d’un détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF) devient obligatoire à compter du 8 mars 2015. Ce dispositif répond à deux objectifs : détecter les fumées émises dès le début d’un incendie et émettre immédiatement un signal sonore suffisant pour réveiller une personne endormie dans le logement. En cas de fumée, le détecteur déclenche immédiatement une alarme de 85 décibels réveille les occupants du logement  et leur permet donc  de fuir.
Dans les pays où le taux d’équipement des habitations dépasse les 80% comme en Norvège ou aux Etats-Unis (95% des logements possèdent un détecteur), la mortalité a diminué de moitié.

 

Les critères pour bien choisir

 

Les DAAF sont disponibles dans tous les magasins de bricolage,  dans les grandes surfaces, les commerces de proximité spécialisés ou sur Internet.
Le détecteur de fumée doit répondre à la norme européenne harmonisée EN 14604 signalée par le marquage CE. Cette norme européenne indique qu'un laboratoire agréé indépendant a contrôlé la conformité du produit. C'est-à-dire sa sensibilité, le temps de réaction, le déclenchement à une large variété de fumées, la puissance du signal sonore notamment.


Il existe des détecteurs spécialement adaptés aux personnes malentendantes, dotés d’un signal lumineux ou vibrant.

Avant d'acheter votre DAAF, vérifiez que le dispositif précise la durée de vie des piles et la présence d'un dispositif d'alerte en cas de faiblesse. Il existe trois durées de piles : 1 an, 5 ans et 10 ans. Certains produits paraissent très attractifs, alors que la pile ne dure qu’un an.

 

Selon les fonctionnalités, les détecteurs de fumée coûtent entre 10 et 30 euros.


Où installer le détecteur ?

 

Il est nécessaire de positionner le détecteur dans la pièce donnant accès aux chambres afin que le signal sonore soit entendu par tous les occupants la nuit.
Par mesure de sécurité il est conseillé d’en installer plusieurs DAADF si la surface du logement dépasse les 80 m², de préférence dans les chambres, le couloir et le salon.
Pour les habitations à étage, il est recommandé d’installer au moins un détecteur à chaque niveau du logement

 

Que faire vis-à-vis de son assureur ?

 

Dès que le DAAF est installé dans votre logement, il convient d'en avertir votre assureur par courrier. Ce dernier pourra prévoir une minoration de votre prime d'assurance à condition que le matériel choisi soit bien conforme aux normes en vigueur. En revanche, votre assureur peut appliquer une franchise si un incendie se déclare dans un logement sans détecteur. Il ne pourra, toutefois, pas refuser sa garantie en cas de dommage.