Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

04 février 2015
Sécurité au quotidien

Les détecteurs d’incendie : précautions pour bien choisir

Les détecteurs d’incendie : précautions pour bien choisir

Au plus tard le 8 mars 2015, tous les logements devront être équipés de détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (DAAF). Comment bien choisir votre équipement.

 

En France, 250 000 incendies d’habitation sont déclarés chaque année, soit un incendie toutes les 2 minutes. Ces sinistres causent le décès de 600 à 800 personnes - dont souvent des enfants et des personnes âgées - et 10 000 blessées par an. 70 % des incendies mortels se produisent la nuit. Les victimes sont souvent intoxiquées dans leur sommeil.

 

Un dispositif qui sauve des vies


L’installation d’un détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF) devient obligatoire à compter du 8 mars 2015. Ce dispositif répond à deux objectifs : détecter les fumées émises dès le début d’un incendie et émettre immédiatement un signal sonore suffisant pour réveiller une personne endormie dans le logement. En cas de fumée, le détecteur déclenche immédiatement une alarme de 85 décibels réveille les occupants du logement  et leur permet donc  de fuir.
Dans les pays où le taux d’équipement des habitations dépasse les 80% comme en Norvège ou aux Etats-Unis (95% des logements possèdent un détecteur), la mortalité a diminué de moitié.

 

Les critères pour bien choisir

 

Les DAAF sont disponibles dans tous les magasins de bricolage,  dans les grandes surfaces, les commerces de proximité spécialisés ou sur Internet.
Le détecteur de fumée doit répondre à la norme européenne harmonisée EN 14604 signalée par le marquage CE. Cette norme européenne indique qu'un laboratoire agréé indépendant a contrôlé la conformité du produit. C'est-à-dire sa sensibilité, le temps de réaction, le déclenchement à une large variété de fumées, la puissance du signal sonore notamment.


Il existe des détecteurs spécialement adaptés aux personnes malentendantes, dotés d’un signal lumineux ou vibrant.

Avant d'acheter votre DAAF, vérifiez que le dispositif précise la durée de vie des piles et la présence d'un dispositif d'alerte en cas de faiblesse. Il existe trois durées de piles : 1 an, 5 ans et 10 ans. Certains produits paraissent très attractifs, alors que la pile ne dure qu’un an.

 

Selon les fonctionnalités, les détecteurs de fumée coûtent entre 10 et 30 euros.


Où installer le détecteur ?

 

Il est nécessaire de positionner le détecteur dans la pièce donnant accès aux chambres afin que le signal sonore soit entendu par tous les occupants la nuit.
Par mesure de sécurité il est conseillé d’en installer plusieurs DAADF si la surface du logement dépasse les 80 m², de préférence dans les chambres, le couloir et le salon.
Pour les habitations à étage, il est recommandé d’installer au moins un détecteur à chaque niveau du logement

 

Que faire vis-à-vis de son assureur ?

 

Dès que le DAAF est installé dans votre logement, il convient d'en avertir votre assureur par courrier. Ce dernier pourra prévoir une minoration de votre prime d'assurance à condition que le matériel choisi soit bien conforme aux normes en vigueur. En revanche, votre assureur peut appliquer une franchise si un incendie se déclare dans un logement sans détecteur. Il ne pourra, toutefois, pas refuser sa garantie en cas de dommage.