On les a longtemps surnommés « Les Invisibles ». Ils tendent à l’être de moins en moins. Eux, ce sont les 11 millions de proches aidants d’une personne en perte d’autonomie. Plus de 4,5 millions d’entre eux accompagnent une personne âgée dépendante. L’actualité de ces dernières semaines montre que la reconnaissance des proches aidants avance pas à pas. Une reconnaissance de leur rôle essentiel aux côtés des professionnels du grand âge et du handicap mais également de leurs besoins d’être aidés, soutenus, soulagés, relayés.
La parution d’une récente loi sur la reconnaissance des proches aidants prévoit d'intégrer dans la négociation collective des branches professionnelles des mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants.
La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une série de mesures pour les proches aidants serait en réflexion cet été afin d’entrer en vigueur dès 2020. L’indemnisation du congé du proche aidant devrait être au programme. Depuis le 10 mai et jusqu’à fin 2021, des expérimentations de deux nouveaux dispositifs de répit pour les proches aidants sont lancées : le relayage et les séjours de répit aidant-aidé.
Les proches aidants sortent peu à peu de l’oubli. Pour les professionnels de l’aide à domicile, ces conjoints, enfants, frères et sœurs, amis, voisins des personnes en perte d’autonomie sont considérés, depuis longtemps, comme de précieux partenaires.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

30 janvier 2017
Sécurité au quotidien

Les personnes âgées, des piétons vulnérables

Les personnes âgées, des piétons vulnérables

En raison de la baisse de la lumInosité, l'automne et l’hiver sont deux saisons à risque pour les seniors lors de leurs déplacements. Selon le dernier bilan de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière, les piétons seniors sont les premières victimes de la route : 878 personnes âgées de 65 ans et plus ont été tuées en 2016. 

La marche est une activité physique très bénéfique pour les personnes âgées. Aussi bien sur le plan physique que sur le plan moral. La mobilité permet aux personnes âgées de maintenir un lien social, facteur clé d’une vie active heureuse. Marcher au quotidien, ou faire du vélo, oui à condition toutefois de faire preuve d’une grande vigilance pour éviter les accidents.


Les piétons constituent l'une des deux catégories d'usagers dont la mortalité a augmenté entre 2010 et 2014 (+2,9%). 

L'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a publié, le 23 janvier,  ses premiers chiffres sur la mortalité routière de 2016.  Une fois de plus, les piétons seniors sont les premières victimes de la route : 878 personnes âgées de 65 ans et plus ont été tuées en 2016 ; Après une hausse de +8% en 2015, la mortalité des séniors de 65 ans et plus est à nouveau en hausse de l’ordre de +6% en 2016 par rapport à 2015 (soit 47 tués de plus).

 

« L’augmentation de la mortalité des personnes âgées de 75 ans ou plus est plus marquée chez les piétons, alors que l’augmentation chez les 65-74 ans concerne plutôt les cyclistes et les automobilistes », ajoute l’ONISR. 


Avec l’âge, les réflexes et la qualité de l’audition  diminuent, le champ de vision rétrécit et l’acuité visuelle faiblit.  Les conséquences d’un accident sont plus importantes chez un piéton senior  qui est plus fragile physiquement.

L’automne et l’hiver sont deux saisons à risque : de novembre jusqu’à février, le nombre de piétons tués est le plus élevé.


“Au cours de ces mois, la luminosité est fortement réduite. Ce facteur influe particulièrement sur les risques d’accident du piéton. On note notamment que la mortalité des piétons est la plus fréquente entre 17 et 21 heures avec un pic assez net à 18 heures. Ce phénomène peut s’expliquer par le manque de visibilité des automobilistes qui aperçoivent trop tard les piétons”, explique la Sécurité routière.

Chaque année, au moment du passage à l'heure d'hiver, est enregistré un pic d'accidentalité et de mortalité des piétons à l’aube (8h-10h) et au crépuscule (17h-19h).


Les personnes âgées par leur fragilité et leurs facultés, notamment visuelles, diminuées sont plus susceptibles d’avoir des accidents graves que les autres populations.

 

Avec l’âge, maintenir toujours la vigilance

 

- La qualité des réflexes faiblit avec l’âge.
- A 60 ans, on a besoin de quatre fois plus de lumière qu’à 20 ans pour bien voir.
« Si le champ visuel est de 180° au plan horizontal chez l'enfant, il n'est plus que de 120° à 70 ans », rappelle la Sécurité routière.