Ouvrir la porte du réfrigérateur d’une personne âgée fragile pour vérifier s’il n’est pas vide, vérifier son poids régulièrement... La vigilance est de mise pour prévenir ou stopper la dénutrition des personnes âgées fragiles vivant à domicile. De 4 à 10 % des personnes âgées de plus de 70 ans qui vivent toujours chez elles et 20 à 40 % des personnes hospitalisées souffrent de dénutrition.

Comme le rappelle le Collectif de lutte contre la dénutrition qui a lancé, le 26 novembre, une grande campagne de prévention nationale : « la faim tue, l’absence de faim aussi ». La dénutrition est une maladie invisible qui touche près de 2 millions de personnes en France. Et contrairement aux idées reçues, elle ne concerne pas uniquement les personnes en précarité sociale.
Par ailleurs, même si l’appétit peut diminuer avec l’avancée en âge, les besoins nutritionnels des sujets âgés ne diffèrent pas de ceux de la population adulte. Raison de plus pour être attentif aux variations de poids, à la nutrition des plus âgés.

Les intervenants à domicile sont une aide précieuse pour lutter contre ce fléau silencieux en assurant la préparation et l’aide aux repas des personnes âgées en perte d’autonomie et des seniors isolés. Les professionnels de l’aide à domicile sont également des « sentinelles » pour alerter les professionnels de santé (médecin, infirmier libéral, kinésithérapeute...) et les proches aidants d’une perte d’appétit et de poids chez la personne âgée accompagnée.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

28 décembre 2017
Sécurité au quotidien

Veiller à la qualité de l’air intérieur en hiver

Veiller à la qualité de l’air intérieur en hiver

Bien vieillir chez soi, c’est aussi respirer au quotidien un air de qualité. Trop souvent oublié, la qualité de l’air intérieur est essentielle pour éviter les problèmes de santé.


Les Français passent en moyenne 80 à 90% de leur temps à l’intérieur de bâtiments que ce soit sur le lieu de travail ou au domicile. Ce taux est encore plus élevé chez les populations les plus fragiles telles que les personnes âgées, les personnes malades ou les jeunes enfants.


Et pourtant à la différence de la pollution de l’air extérieur, plus médiatisée, celle de l’air intérieur est restée relativement méconnue jusqu’au début des années 2000.
Les sources de pollution présentes à l’intérieur des logements sont multiples : produits de construction et de décoration, d’ameublement, d’entretien, de bricolage, constituants du bâtiment, du mobilier, appareils de combustion (chaudières, poêles, chauffe-eau),  tabagisme, utilisation de bougies, d’encens, présence de plantes ou d’animaux domestiques, air extérieur, etc. 


Si notre logement n'est pas suffisamment aéré, les polluants s'accumulent, en particulier l'hiver, lorsque l'on ouvre moins souvent les fenêtres.


Les troubles de santé potentiellement associés à une mauvaise qualité de l’air intérieur sont nombreux et variés et comprennent notamment les pathologies du système respiratoire (rhinites, bronchites). Une mauvaise qualité de l’air favorise également l’émergence de symptômes tels que allergies, irritations du nez, des yeux, des voies respiratoires, maux de tête, vertiges, insomnies, asthme voire intoxications.


Les bons gestes à adopter
Aérer toutes les 10 minutes par jour hiver comme été, en ouvrant les fenêtres permet de :
- Renouveler l’air intérieur, notamment lors d’activités telles que le ménage, le bricolage, la cuisine, etc.
- Réduire la concentration des polluants dans votre logement 


Ne perturbez pas la circulation de l’air de votre logement :
- N’arrêtez pas les systèmes de ventilation mécanique (VMC)
- Ne bouchez pas les ouvertures d’aération ou ne les cachez pas derrière un meuble ou un revêtement. Veillez à les maintenir propres.
- Veillez à ce qu’il y ait toujours sous vos portes un espace de 2 cm pour permettre à l’air de passer.

L’air sec fragilise les muqueuses nasales. Un taux d’humidité compris entre 40 et 70% et une température comprise entre 16 et 22°C sont propices à une bonne qualité de l’air intérieur. Pour contrôler ces paramètres, un hygromètre et un thermomètre sont bien utiles. Il est recommandé d’humidifier l’air à l’aide d’un humidificateur.