On les a longtemps surnommés « Les Invisibles ». Ils tendent à l’être de moins en moins. Eux, ce sont les 11 millions de proches aidants d’une personne en perte d’autonomie. Plus de 4,5 millions d’entre eux accompagnent une personne âgée dépendante. L’actualité de ces dernières semaines montre que la reconnaissance des proches aidants avance pas à pas. Une reconnaissance de leur rôle essentiel aux côtés des professionnels du grand âge et du handicap mais également de leurs besoins d’être aidés, soutenus, soulagés, relayés.
La parution d’une récente loi sur la reconnaissance des proches aidants prévoit d'intégrer dans la négociation collective des branches professionnelles des mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants.
La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une série de mesures pour les proches aidants serait en réflexion cet été afin d’entrer en vigueur dès 2020. L’indemnisation du congé du proche aidant devrait être au programme. Depuis le 10 mai et jusqu’à fin 2021, des expérimentations de deux nouveaux dispositifs de répit pour les proches aidants sont lancées : le relayage et les séjours de répit aidant-aidé.
Les proches aidants sortent peu à peu de l’oubli. Pour les professionnels de l’aide à domicile, ces conjoints, enfants, frères et sœurs, amis, voisins des personnes en perte d’autonomie sont considérés, depuis longtemps, comme de précieux partenaires.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

29 avril 2016
Vie sociale

Avoir un chien, c’est bon pour la santé des seniors

Avoir un chien, c’est bon pour la santé des seniors

Les personnes âgées qui possèdent un chien restent en meilleure forme. Ils ont une meilleure santé physique et mentale. C’est ce que met en lumière une étude américaine menée par des chercheurs de l’Université du Missouri.


Une équipe de chercheurs de l’Université du Missouri, dirigée par Rebecca Johnson professeur à l’école de médecine vétérinaire et formatrice d’infirmières en gérontologie, a récemment dévoilé une étude démontrant les bienfaits des liens entre les personnes âgées et un chien de compagnie sur leur état de santé.
Intitulée Dog Walking, the Human-Animal Bond and Older Adults' Physical Health, cette étude a été publiée par le journal américain The Gerontologist.


Ces travaux se sont notamment appuyés sur les données récoltées grâce à une autre étude datant de 2012 : Health and Retirement (« Santé et Retraite »). Cette dernière, financée par le National Institute of Aging et la Social Security Administration, a intégré des informations autour des interactions entre l’homme et l’animal, l’activité physique, la fréquence des visites chez le médecin et les données santé générales des participants.


Grâce, entre autres, aux promenades régulières qu’effectuent les personnes âgées en compagnie de leurs chiens, elles présentent des niveaux d’indice de masse corporelle (IMC) moins élevés. Les seniors propriétaires d’un compagnon canin pratiquent environ 12 % de plus de marche que les seniors sans chien.


La sédentarité est, comme le rappelle l'Organisation mondiale de la Santé, l'ennemi public numéro 1 de notre santé. La marche (10 000 pas par jour) réduit les risques de maladies cardiovasculaires des seniors.

 

Autres avantages pour la santé : ils se rendent moins souvent chez le médecin, font davantage d’exercice et sont plus enclins à tisser des liens sociaux, notamment avec les autres propriétaires de chiens.  «Si tous les seniors adoptaient un animal de compagnie, cela se traduirait par une réduction de la hausse des dépenses de santé liée au vieillissement de la population », remarque Rebecca Johnson.