Pour les personnes âgées comme pour leurs proches aidants, la saison estivale est bien souvent une période qui appelle à de nombreuses vigilances. C’est tout particulièrement vrai quand la France est touchée par un épisode caniculaire comme c’est le cas depuis le 24 juin. Les températures devraient osciller sur la plupart des régions entre 35 °C à 39 °C pendant toute la semaine.
Avec le réchauffement climatique, ces épisodes caniculaires seront de plus en plus nombreux et de plus en plus intenses. Depuis la canicule de 2003 et ses 15.000 décès entre le 1er et 20 août, majoritairement chez les personnes âgées, la France a adopté le Plan national canicule, un dispositif de prévention efficace. Mais il n’est pas superflu de rappeler, comme le fait Domimag, les mesures de précaution à prendre pour protéger les personnes âgées lors des fortes chaleurs.
Redoublons de vigilance surtout avec les personnes âgées isolées ! Celles qui le sont tout au long de l’année tout comme celles qui le seront durant les mois de juillet et d’août, avec le départ en vacances de leurs proches. Repérer, prévenir, conseiller, sensibiliser : quand les températures grimpent, les professionnels de l’aide à domicile jouent alors un rôle clé auprès des seniors les plus fragiles.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

01 octobre 2016
Vie sociale

L’ "âgisme" réduit l’espérance de vie des seniors

L’ "âgisme" réduit l’espérance de vie des seniors

La Journée internationale des personnes âgées, le 1er octobre 2016, sera l’occasion de lutter contre la discrimination envers les seniors, de dénoncer les stéréotypes et les idées fausses sur les personnes âgées et le vieillissement.

 


La discrimination envers les personnes âgées menace leur santé mentale et physique. Elle est un facteur d’isolement et de dépression. A l’occasion de la Journée internationale dédiée organisée ce samedi 1e octobre, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est emparé du sujet.
Suivant la courbe ascendante de l’espérance de vie, l’incidence de la discrimination envers les personnes âgées gagne du terrain dans le monde. Mais à quel point la santé mentale et physique pâtit-elle de ces attitudes négatives (jugement, rejet…) ?


Pour y répondre, l"OMS s’appuie sur les résultats de la World Values Survey. Enquête regroupant plus de 83 000 participants à travers 57 pays. Résultats, « 60% des volontaires confirment, tous âges confondus, ce manque de respect envers les personnes âgées ». Et « les plus bas niveaux de discrimination sont rapportés dans les pays à revenu élevé ».

La discrimination envers les personnes âgées est une attitude largement répandue et préjudiciable basée sur l'hypothèse que la discrimination fondée sur l'âge, et parfois la négligence et la maltraitance des personnes âgées est une norme sociale et, par conséquent, est acceptable..


En 2014, les gouvernements du monde entier ont adopté une résolution au Conseil économique et social qui reconnaît la discrimination des personnes âgées comme « la source commune de la justification et la force motrice de la discrimination fondée sur l'âge. »


Appelé « âgisme », ce phénomène sociétal « est désormais commun. Peu de personnes prennent conscience du jugement porté sur les personnes âgées. Les stéréotypes sont ancrés en nous », explique John Beard, directeur du Département Vieillissement et de la qualité de vie de l’OMS.

 


Les personnes âgées qui pensent être un fardeau pour les autres perçoivent également leur vie comme ayant moins d’importance que celle des adultes et des jeunes, ce qui renforce le risque de dépression et d’isolement social. « L’exclusion de nos aînés diminue leur espérance de vie de 7,5 années ».

 

Cette forme de discrimination se traduit en effet par une forte exclusion, propice aux syndromes dépressifs et au manque d’estime de soi. « Logiquement, les personnes sujettes à la discrimination perdent progressivement le sens de leur existence ».


« A l’image de ce qui se passe avec le sexisme et le racisme, il est possible de modifier les normes sociales. Pour aller dans le sens d’une société équitable et respectueuse, il est grand temps de sortir de ce prisme discriminant ». Un changement de regard important quand on sait qu’en 2025, la proportion des plus de 60 ans aura doublé à l’échelle mondiale. Et en 2050, cette génération rassemblera plus de 2 milliards de citoyens.