L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

01 octobre 2018
Vie sociale

L'exclusion numérique aggrave l'isolement social des seniors

L'exclusion numérique aggrave l'isolement social des seniors

L'exclusion numérique touche plus du quart des personnes de 60 ans et plus, surtout les plus précaires  Un pourcentage qui s’accroît avec l’âge. « L’exclusion numérique met un nombre important de nos aînés encore plus à la marge de la société et les isole davantage dans notre monde hyper-connecté », alerte l’association Les Petits frères des pauvres.

Selon une étude réalisée par l'association Les Petits frères des pauvres*, 27% des plus de 60 ans - soit plus de 4 millions de personnes - n'utilisent jamais Internet, par désintérêt ou par ignorance. Un chiffre qui ne fait qu'augmenter avec l'âge : 40% des 75-79 ans et 59% pour les plus 85 ans, près de 3 Français sur 5 ne vont jamais sur le Web.


La première utilisation d'Internet, c'est de garder le contact avec la famille et les proches. C'est le cas pour 61% des sondés. Pour 38% des plus de 80 ans, c'est même le premier motif d'utilisation. Une façon de conserver des liens sociaux pour cette population souvent isolée. Près d'une personne interrogée sur deux indique avoir des contacts en ligne avec des membres de leur famille au moins une fois par semaine.


Ainsi, l'exclusion numérique des personnes âgées est devenue un facteur aggravant de leur isolement relationnel. Dans un contexte d'évolution des relations familiales liées notamment aux nouveaux modes de vie et aux mobilités économiques, Internet permet de maintenir des liens sociaux. En être privé est donc un facteur d'isolement.
"L'exclusion numérique (...) met un nombre important de nos aînés encore plus en marge de la société et les isole davantage dans notre monde hyper connecté", "y compris pour les classes d'âge les plus jeunes comme les 60-69 ans, encore nombreux à être non-utilisateurs", soulignent les auteurs de l'étude.

 

Les seniors doivent être "accompagnés". Pour Armelle de Guibert, déléguée générale des Petits frères des pauvres, "il serait dommage que les pouvoirs publics pensent que pour cette génération-là, il n'y a plus rien à faire". Les seniors doivent être "accompagnés" pour pouvoir à leur tour utiliser internet, mais de manière "individuelle" et "pragmatique", ajoute-t-elle.


* Enquête CSA réalisée par téléphone du 17 au 30 avril, auprès d'un échantillon représentatif de 1 053 personnes âgées de 60 ans et plus, suivie d'entretiens individuels réalisés du 1er au 20 juin 2018 avec 11 personnes de 61 à 94 ans.