On les a longtemps surnommés « Les Invisibles ». Ils tendent à l’être de moins en moins. Eux, ce sont les 11 millions de proches aidants d’une personne en perte d’autonomie. Plus de 4,5 millions d’entre eux accompagnent une personne âgée dépendante. L’actualité de ces dernières semaines montre que la reconnaissance des proches aidants avance pas à pas. Une reconnaissance de leur rôle essentiel aux côtés des professionnels du grand âge et du handicap mais également de leurs besoins d’être aidés, soutenus, soulagés, relayés.
La parution d’une récente loi sur la reconnaissance des proches aidants prévoit d'intégrer dans la négociation collective des branches professionnelles des mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants.
La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une série de mesures pour les proches aidants serait en réflexion cet été afin d’entrer en vigueur dès 2020. L’indemnisation du congé du proche aidant devrait être au programme. Depuis le 10 mai et jusqu’à fin 2021, des expérimentations de deux nouveaux dispositifs de répit pour les proches aidants sont lancées : le relayage et les séjours de répit aidant-aidé.
Les proches aidants sortent peu à peu de l’oubli. Pour les professionnels de l’aide à domicile, ces conjoints, enfants, frères et sœurs, amis, voisins des personnes en perte d’autonomie sont considérés, depuis longtemps, comme de précieux partenaires.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

01 octobre 2018
Vie sociale

L'exclusion numérique aggrave l'isolement social des seniors

L'exclusion numérique aggrave l'isolement social des seniors

L'exclusion numérique touche plus du quart des personnes de 60 ans et plus, surtout les plus précaires  Un pourcentage qui s’accroît avec l’âge. « L’exclusion numérique met un nombre important de nos aînés encore plus à la marge de la société et les isole davantage dans notre monde hyper-connecté », alerte l’association Les Petits frères des pauvres.

Selon une étude réalisée par l'association Les Petits frères des pauvres*, 27% des plus de 60 ans - soit plus de 4 millions de personnes - n'utilisent jamais Internet, par désintérêt ou par ignorance. Un chiffre qui ne fait qu'augmenter avec l'âge : 40% des 75-79 ans et 59% pour les plus 85 ans, près de 3 Français sur 5 ne vont jamais sur le Web.


La première utilisation d'Internet, c'est de garder le contact avec la famille et les proches. C'est le cas pour 61% des sondés. Pour 38% des plus de 80 ans, c'est même le premier motif d'utilisation. Une façon de conserver des liens sociaux pour cette population souvent isolée. Près d'une personne interrogée sur deux indique avoir des contacts en ligne avec des membres de leur famille au moins une fois par semaine.


Ainsi, l'exclusion numérique des personnes âgées est devenue un facteur aggravant de leur isolement relationnel. Dans un contexte d'évolution des relations familiales liées notamment aux nouveaux modes de vie et aux mobilités économiques, Internet permet de maintenir des liens sociaux. En être privé est donc un facteur d'isolement.
"L'exclusion numérique (...) met un nombre important de nos aînés encore plus en marge de la société et les isole davantage dans notre monde hyper connecté", "y compris pour les classes d'âge les plus jeunes comme les 60-69 ans, encore nombreux à être non-utilisateurs", soulignent les auteurs de l'étude.

 

Les seniors doivent être "accompagnés". Pour Armelle de Guibert, déléguée générale des Petits frères des pauvres, "il serait dommage que les pouvoirs publics pensent que pour cette génération-là, il n'y a plus rien à faire". Les seniors doivent être "accompagnés" pour pouvoir à leur tour utiliser internet, mais de manière "individuelle" et "pragmatique", ajoute-t-elle.


* Enquête CSA réalisée par téléphone du 17 au 30 avril, auprès d'un échantillon représentatif de 1 053 personnes âgées de 60 ans et plus, suivie d'entretiens individuels réalisés du 1er au 20 juin 2018 avec 11 personnes de 61 à 94 ans.