175 propositions pour réformer la politique du grand âge et l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie à domicile comme en établissement. Dominique Libault, président du Haut Conseil du financement de la protection sociale et pilote de la concertation « Grand âge et autonomie », a remis son rapport, le 28 mars, à la ministre des Solidarités et de la Santé.
Quatre ans après la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV), ce rapport devrait servir de base à l’élaboration de la future loi « Grand âge et autonomie ». Un projet de loi attendu pour l’automne.
« Nous finaliserons pour cet automne une stratégie », a affirmé, lors d’une conférence de presse le 25 avril, le président de la République. Emmanuel Macron a par ailleurs affiché sa volonté d'une meilleure reconnaissance des aidants familiaux, pour les « millions de citoyens qui sont là comme oubliés, ce sont celles et ceux qui ont mis entre parenthèses ou sacrifié leur vie professionnelle pour s'occuper d'un enfant en situation de handicap, d'un proche, d'une personne de la famille devenue dépendante ».
Comment améliorer la prise en charge de nos aînés ? Comment résoudre la problématique du financement de la dépendance ? Comment répondre à la volonté de 85% de Français de vieillir à domicile ? Il va falloir désormais construire une loi à la hauteur de ces défis.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

13 avril 2015
Vie sociale

Le lien social, une clé du bien-vieillir

Le lien social, une clé du bien-vieillir

Le maintien de liens sociaux joue un rôle majeur dans le bien-vieillir et dans l'éloignement de la perte d'autonomie. Un rôle que remplissent les auxiliaires de vie sociale auprès des personnes âgées isolées.

L’homme est un animal social disait le philosophe Aristote. Et c’est aussi vrai avec l’avancée en âge.  Aussi, d’après l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), l’isolement est un facteur de risque important sur la détérioriation de l'état de santé : il augmenterait par quatre le risque d’EDC (épisode dépressif caractérisé), par deux la détresse psychologique et par cinq les pensées suicidaires. "Le fait de vivre seul multiplie par quatre chez les hommes et par deux chez les femmes la probabilité de survenue d’un épisode dépressif au cours des douze derniers mois. Le fait de ne pas avoir eu d’activité de groupe ou de loisir au cours des 8 derniers jours, multiplie par deux la probabilité chez la femme d’être en détresse psychologique", souligne l’INPES.

La deuxième édition du Baromètre "55+", réalisé par TNS Sofres et publié le 30 mars, met également en relief l'importance des relations humaines comme "facteur clé du bien vieillir".

Le bon moral des séniors repose principalement sur le fait de vivre à proximité de leur famille et leurs amis (49% des réponses). De fait, 92% sont satisfaits des liens qu'ils entretiennent avec leur entourage (et 44% en sont même très satisfaits).
Parmi les clés du bon moral et du bien vieillir, les séniors interrogés citent :

  • De façon générale, le fait de sortir de son quotidien : se divertir (24%), voyager, (22%), participer à des activités collectives (22%), pratiquer de nouvelles activités (16%)…
  • Le fait de s'intéresser à l'actualité (36% des réponses)

"Bien vieillir et être en bonne santé n'a de sens pour les seniors que s'ils sont en relation avec les autres. Les liens sociaux jouent un rôle majeur dans le bien vieillir et dans l'éloignement de la perte d'autonomie. Le lien social est le plus efficace des médicaments ! Le baromètre 55+ montre combien avec l'âge, la tendance est à la réduction des liens sociaux, mais combien, aussi, la demande de rencontres et d'échanges reste vive",  souligne Serge Guérin, sociologue.

Avec l’avancée en âge, les occasions de créer du lien se réduisent. il est plus difficile de nouer de nouveaux liens à partir de 55 ans, selon 58% des personnes interrogées. Le taux monte à 63% à partir de 71 ans et à 74% pour les plus de 80 ans.

Les personnes âgées de 80 ans ou plus sont plus souvent en contact avec leurs enfants mais aussi avec les commerçants près de chez eux, leurs voisins et le facteur et l'auxiliaire de vie.
Selon le baromètre de TNS Sofres, 65% des 71-80 ans (et 64% des plus de 80 ans) donnent au facteur un rôle prépondérant (contre 45% chez les 55-60 ans) et 70% d'entre eux citent les auxiliaires de vie.

Pour rappel, selon une étude de la Fondation de France, 1 personne âgée sur 4. 27% des personnes âgées souffrent d'isolement social. Et les liens sociaux s’amenuisent plus particulièrement dans les villes et grosses agglomérations alors que la densité de la population y est plus élevée.  Plus de 50% des personnes âgées n’ont peu ou pas de réseau amical actif et que plus de 50% n’ont ont des contacts réduits ou inexistants avec leur famille. Dans ce cas là, l'intervention d'une auxiliaire de vie à domicile peut être bénéfique pour la personne âgée.