Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

17 août 2018
Vie sociale

Partager votre logement avec un étudiant

Partager votre logement avec un étudiant

La cohabitation entre une personne âgée et un étudiant, appelée colocation intergénérationnelle, est une formule en plein développement. Elle permet de rompre l’isolement des personnes âgées, de leur apporter un supplément de revenu et de proposer à des jeunes une solution pour se loger à moindre coût.

 

Paris, Lyon, Toulouse, Nantes, Rennes… Dans les villes étudiantes, le logement intergénérationnel gagne du terrain. L’idée repose sur un principe simple : loger des étudiants chez des personnes âgées disposant d’une chambre libre à leur domicile.
Un moyen de faire d’une pierre deux coups : lutter contre l’isolement des seniors et de résoudre les problèmes de logement des jeunes. Cette formule permet aussi à la personne âgée vivant seule d’avoir une présence et une sécurité en cas de problème, surtout la nuit, de maintenir une utilité sociale et de vivre au domicile le plus longtemps possible.
L’étudiant est logé chez des retraités pour une modique somme et / ou en échange de menus services tel que faire le petit ménage, sortir les poubelles, fermer les volets, faire les courses, ou préparer un repas. La personne âgée brise sa solitude et la monotonie en accueillant une personne jeune qui pourra se rendre utile dans la vie quotidienne et à lui tenir compagnie.
Le partage, l’échange, la solidarité sont les axes principaux de ce mode d’hébergement. Plusieurs associations organisent la cohabitation intergénérationnelle. Différentes formules existent :

Une chambre sans participation financière (sauf charges) : en échange le jeune s’engage à être présent le soir, la nuit et parfois le week-end.

Une chambre à loyer modéré, où l’étudiant est libre de son temps mais s’engage à régulièrement tenir compagnie à la personne âgée pour l’aider dans des taches précises.

Une chambre à loyer « classique », où l’étudiant est totalement libre et indépendant. Cette formule permet aux personnes âgées ayant une petite pension de retraite d’avoir un complément de revenus.


Un suivi pour assurer la bonne entente du binôme


Beaucoup de personnes âgées sont encore réticentes à adopter cette formule. Pourtant, la cohabitation intergénérationnelle offre des garanties de sérieux et de sécurité pour la personne âgée. Les personnes ne sont pas livrées à elles-mêmes et bénéficient d’un accompagnement tout au long de leur démarche.
Chaque binôme est suivi par l'association, qui en amont fait passer des entretiens avec les étudiants-candidats et qui par la suite, vient rendre visite aux colocataires.
Les associations sont garantes du bon déroulement de la cohabitation selon les principes énoncés par la Charte de la cohabitation intergénérationnelle et veillent notamment à ce que le jeune ne se substitue en aucun cas à un soignant ou autre professionnel nécessaire au maintien à domicile du senior. "Le jeune ne prodigue pas de soins à la personne (toilette, habillage, administration de médicaments).Sa présence la nuit se veut avant tout rassurante, (veille passive) qui ne peut se transformer en garde malade, ni avoir vocation à décharger la famille de ses obligations (visites, devoir d’assistance)", rappelle le réseau Cosi (Cohabitation solidaire intergénérationnelle).

Une opération de cohabitation bien pensée, bien préparée et bien suivie s’avère une expérience stimulante et enrichissante pour la personne âgée comme pour l’étudiant.

Les contrats de cohabitation varient de 3 mois à 1 an reconductible


Plusieurs associations mettent en relation des personnes âgées et des étudiants :


www.leparisolidaire.fr
www.logementintergeneration.org
www.ensemble2generations.fr

Le réseau L.I.S (Logement intergénérationnel solidaire) créé à l’initiative de 8 associations fondatrices l’ensemble du territoire français. Il défend davantage le principe d’échanges entre les générations que de sous-location

Le Réseau COSI (Cohabitation Solidaire Intergénérationnelle) regroupe 25 associations de logement intergénérationnel réparties sur toute la France.

Le Pari Solidaire Lyon pour les personnes âgées habitant Lyon et les communes avoisinantes.