Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

18 mai 2015
Equipement

Adapter le lit de la personne âgée

Adapter le lit de la personne âgée

Le couchage est essentiel pour le confort de la personne âgée dépendante. Deux choix possibles : aménager le lit traditionnel ou passer au lit médicalisé.

 

Faciliter le coucher et le lever

Faire gagner quelques centimètres à son lit permettra à la personne âgée de se lever plus aisément et de faciliter les soins que vous lui prodiguez au lit.
- Les rehausseurs de lit sont des blocs de 9 à 15 cm de haut dans lesquels on insère les pieds du lit (à partir de 20 euros les quatre).
- Le lève-matelas électrique, à positionner sous le matelas, permettra à votre proche de se redresser sans effort et vous évitera de le soulever pour l'asseoir (autour de 650 euros). Ce lève matelas électrique est très pratique pour redresser une personne alitée ou pour réaliser des transferts sans efforts
- La potence est un accessoire de lit qui s'utilise à deux mains et permet au patient alité de remonter dans le lit ou de se relever pour s'asseoir dans son lit.
La potence apporte indépendance et liberté de mouvement à la personne âgée ou handicapée. Si la personne n'est pas assez forte pour utiliser seul la potence, cet accessoire peut néanmoins servir d'aide pour faciliter la tâche à l'aidant ou à l'infirmière par exemple.
- L’arceau de lit est un cadre métallique concu pour éviter le contact des draps et couvertures sur les jambes et pieds des personnes alitées aux épidermes sensibles. Il est utile pour ceux qui souffrent d'ulcères ou d'irritations cutanées.


La qualité du matelas : éviter les risques d’escarres


Choisissez un matelas ni trop mou ni trop dur pour éviter les douleurs, les problèmes de dos et les escarres. Il doit être moelleux quand on s'allonge, mais ferme pour le soutien.

Si le matelas de votre proche tarde à reprendre sa forme initiale après qu'il s'est levé, le matelas est usé et nécessite d'être changé.
La qualité du matelas est très importante en cas d’alitement prolongé. Les matelas à plots permettent d’éviter le risque d’escarre pour une personne qui est levée en journée.. Si l’alitement est complet, ou presque, il est préférable d’opter pour un matelas à air qui sera réellement plus efficace. Il est également remboursé


Le « lit Alzheimer »


Il se baisse à 10 cm du sol lorsque la personne âgée est couchée seule. Il évite le risque de blessures en cas de chute et reste dissuasif pour se lever car il est difficile de se relever de si bas.


Les barrières de lit : attention danger ! 


« Les deux barrières de chaque côté du lit sont très dangereuses sans surveillance active. La personne risque de les enjamber et de tomber d’encore plus haut. L’autre risque est de se coincer la tête, ce qui peut entraîner un étouffement ou de rester avec une jambe bloquée dans les barreaux d’où un risque de fractures », rappelle l’association France Alzheimer.

Un système de couchage de type "gigoteuse" pour personnes âgées désorientées souffrant de la maladie d'Alzheimer, permet de réduire le risque de chutes nocturnes et donc de fractures associées chez ces patients.
toute forme de contention est à éviter.

 

Opter pour un lit médicalisé


Un lit médicalisé favorise l'aide au lever et au coucher des personnes âgées tout en réduisant les mauvaises manipulations et les chutes. Il facilite le travail de aidant autant que celui de la personne aidée lors des transferts, notamment au lever et au coucher, en leur demandant moins d’efforts physiques et en réduisant ainsi les risques de mauvaises manipulations et de chutes. Le lit médical électrique peut être pris en charge par la sécurité sociale partiellement ou totalement selon certaines conditions et si il fait l’objet d’une prescription médicale

ll n’est pas possible d’utiliser un matelas ordinaire dans un lit médicalisé. Les fonctionnalités de pliage du lit et le programme de soins du patient nécessitent un matelas médical. Pour cette raison, un lit médicalisé est quasiment toujours prescrit et livré avec un matelas médical et pris en charge par l’assurance maladie.