L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

18 mai 2015
Equipement

Adapter le lit de la personne âgée

Adapter le lit de la personne âgée

Le couchage est essentiel pour le confort de la personne âgée dépendante. Deux choix possibles : aménager le lit traditionnel ou passer au lit médicalisé.

 

Faciliter le coucher et le lever

Faire gagner quelques centimètres à son lit permettra à la personne âgée de se lever plus aisément et de faciliter les soins que vous lui prodiguez au lit.
- Les rehausseurs de lit sont des blocs de 9 à 15 cm de haut dans lesquels on insère les pieds du lit (à partir de 20 euros les quatre).
- Le lève-matelas électrique, à positionner sous le matelas, permettra à votre proche de se redresser sans effort et vous évitera de le soulever pour l'asseoir (autour de 650 euros). Ce lève matelas électrique est très pratique pour redresser une personne alitée ou pour réaliser des transferts sans efforts
- La potence est un accessoire de lit qui s'utilise à deux mains et permet au patient alité de remonter dans le lit ou de se relever pour s'asseoir dans son lit.
La potence apporte indépendance et liberté de mouvement à la personne âgée ou handicapée. Si la personne n'est pas assez forte pour utiliser seul la potence, cet accessoire peut néanmoins servir d'aide pour faciliter la tâche à l'aidant ou à l'infirmière par exemple.
- L’arceau de lit est un cadre métallique concu pour éviter le contact des draps et couvertures sur les jambes et pieds des personnes alitées aux épidermes sensibles. Il est utile pour ceux qui souffrent d'ulcères ou d'irritations cutanées.


La qualité du matelas : éviter les risques d’escarres


Choisissez un matelas ni trop mou ni trop dur pour éviter les douleurs, les problèmes de dos et les escarres. Il doit être moelleux quand on s'allonge, mais ferme pour le soutien.

Si le matelas de votre proche tarde à reprendre sa forme initiale après qu'il s'est levé, le matelas est usé et nécessite d'être changé.
La qualité du matelas est très importante en cas d’alitement prolongé. Les matelas à plots permettent d’éviter le risque d’escarre pour une personne qui est levée en journée.. Si l’alitement est complet, ou presque, il est préférable d’opter pour un matelas à air qui sera réellement plus efficace. Il est également remboursé


Le « lit Alzheimer »


Il se baisse à 10 cm du sol lorsque la personne âgée est couchée seule. Il évite le risque de blessures en cas de chute et reste dissuasif pour se lever car il est difficile de se relever de si bas.


Les barrières de lit : attention danger ! 


« Les deux barrières de chaque côté du lit sont très dangereuses sans surveillance active. La personne risque de les enjamber et de tomber d’encore plus haut. L’autre risque est de se coincer la tête, ce qui peut entraîner un étouffement ou de rester avec une jambe bloquée dans les barreaux d’où un risque de fractures », rappelle l’association France Alzheimer.

Un système de couchage de type "gigoteuse" pour personnes âgées désorientées souffrant de la maladie d'Alzheimer, permet de réduire le risque de chutes nocturnes et donc de fractures associées chez ces patients.
toute forme de contention est à éviter.

 

Opter pour un lit médicalisé


Un lit médicalisé favorise l'aide au lever et au coucher des personnes âgées tout en réduisant les mauvaises manipulations et les chutes. Il facilite le travail de aidant autant que celui de la personne aidée lors des transferts, notamment au lever et au coucher, en leur demandant moins d’efforts physiques et en réduisant ainsi les risques de mauvaises manipulations et de chutes. Le lit médical électrique peut être pris en charge par la sécurité sociale partiellement ou totalement selon certaines conditions et si il fait l’objet d’une prescription médicale

ll n’est pas possible d’utiliser un matelas ordinaire dans un lit médicalisé. Les fonctionnalités de pliage du lit et le programme de soins du patient nécessitent un matelas médical. Pour cette raison, un lit médicalisé est quasiment toujours prescrit et livré avec un matelas médical et pris en charge par l’assurance maladie.