L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

21 décembre 2016
Equipement

Alzheimer : les aides technologiques bien utiles

Alzheimer : les aides technologiques bien utiles

L’association France Alzheimer et maladies apparentées et l’équipe de recherche de l’Hôpital Broca (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, Université Paris Descartes) publient les résultats d’une enquête sur l’utilisation des aides technologiques dans l’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée.

 

« Les résultats confirment que, dans un cadre respectueux de la dignité et de la vie privée, les aides technologiques peuvent constituer une réponse pertinente au maintien de l’autonomie et de la qualité de vie », souligne l’association.

Menée par l’équipe du laboratoire LUSAGE de l'hôpital Broca (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Université Paris-Descartes), sous la responsabilité du Pr. Anne-Sophie Rigaud, l’étude a fait l’objet d’une enquête sur l’utilisation des nouvelles technologies par les aidants familiaux et professionnelles. 2 200 personnes ont ainsi répondu à un questionnaire en ligne auto administré en ligne. 60 % des répondants étaient des proches aidants et 40 % des aidants professionnels.

 

Sécuriser et accompagner

 

L’enquête montre que les aides technologiques sont largement acceptées. 69 % des aidants se disent prêts à les utiliser pour accompagner une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentées. Parmi les aides technologiques les plus utilisées, les objets pour sécuriser l’environnement (détecteurs de fumée, gaz, chute...), pour suivre l’état de santé (pèse personne, tensiomètre…) ou pour s’orienter dans le temps et l’espace (calendriers, horloges, montres simplifiés) sont les plus courants.

 

Une utilité approuvée

 

75 % des répondants perçoivent comme utiles les aides technologiques, majoritairement pour sécuriser l’environnement de vie et prévenir les accidents (chemins lumineux, téléalarme, téléassistance), mais également pour soutenir les aidants (formation, dossier médicalisé, site d’information).  

Les aides technologiques sont pour plus de 65 % des répondants utiles également pour mieux communiquer (téléphone et messagerie simplifiées), pour les loisirs (télécommande simplifiée, jeux vidéo). Pilulier, télémédecine, appareils de mesure médicale facilitent pour 63 % des répondants le suivi de l’état de santé. Etonnamment, seules 44 % des personnes interrogées considèrent que les outils technologiques les aident à réaliser des tâches domestiques (localisateurs d’objets, aspirateurs robot, robot d’assistance au domicile). Une des raisons réside dans le fait que les aidants n’ont pas toujours connaissance de ces aides technologiques, utiles pour entretenir son domicile.

Le respect de la dignité et de la vie privée, l’utilité, la facilité d’utilisation et leur fiabilité sont les premiers critères qui guident le choix des aides technologiques.