On les a longtemps surnommés « Les Invisibles ». Ils tendent à l’être de moins en moins. Eux, ce sont les 11 millions de proches aidants d’une personne en perte d’autonomie. Plus de 4,5 millions d’entre eux accompagnent une personne âgée dépendante. L’actualité de ces dernières semaines montre que la reconnaissance des proches aidants avance pas à pas. Une reconnaissance de leur rôle essentiel aux côtés des professionnels du grand âge et du handicap mais également de leurs besoins d’être aidés, soutenus, soulagés, relayés.
La parution d’une récente loi sur la reconnaissance des proches aidants prévoit d'intégrer dans la négociation collective des branches professionnelles des mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants.
La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une série de mesures pour les proches aidants serait en réflexion cet été afin d’entrer en vigueur dès 2020. L’indemnisation du congé du proche aidant devrait être au programme. Depuis le 10 mai et jusqu’à fin 2021, des expérimentations de deux nouveaux dispositifs de répit pour les proches aidants sont lancées : le relayage et les séjours de répit aidant-aidé.
Les proches aidants sortent peu à peu de l’oubli. Pour les professionnels de l’aide à domicile, ces conjoints, enfants, frères et sœurs, amis, voisins des personnes en perte d’autonomie sont considérés, depuis longtemps, comme de précieux partenaires.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

21 décembre 2016
Equipement

Alzheimer : les aides technologiques bien utiles

Alzheimer : les aides technologiques bien utiles

L’association France Alzheimer et maladies apparentées et l’équipe de recherche de l’Hôpital Broca (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, Université Paris Descartes) publient les résultats d’une enquête sur l’utilisation des aides technologiques dans l’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée.

 

« Les résultats confirment que, dans un cadre respectueux de la dignité et de la vie privée, les aides technologiques peuvent constituer une réponse pertinente au maintien de l’autonomie et de la qualité de vie », souligne l’association.

Menée par l’équipe du laboratoire LUSAGE de l'hôpital Broca (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Université Paris-Descartes), sous la responsabilité du Pr. Anne-Sophie Rigaud, l’étude a fait l’objet d’une enquête sur l’utilisation des nouvelles technologies par les aidants familiaux et professionnelles. 2 200 personnes ont ainsi répondu à un questionnaire en ligne auto administré en ligne. 60 % des répondants étaient des proches aidants et 40 % des aidants professionnels.

 

Sécuriser et accompagner

 

L’enquête montre que les aides technologiques sont largement acceptées. 69 % des aidants se disent prêts à les utiliser pour accompagner une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentées. Parmi les aides technologiques les plus utilisées, les objets pour sécuriser l’environnement (détecteurs de fumée, gaz, chute...), pour suivre l’état de santé (pèse personne, tensiomètre…) ou pour s’orienter dans le temps et l’espace (calendriers, horloges, montres simplifiés) sont les plus courants.

 

Une utilité approuvée

 

75 % des répondants perçoivent comme utiles les aides technologiques, majoritairement pour sécuriser l’environnement de vie et prévenir les accidents (chemins lumineux, téléalarme, téléassistance), mais également pour soutenir les aidants (formation, dossier médicalisé, site d’information).  

Les aides technologiques sont pour plus de 65 % des répondants utiles également pour mieux communiquer (téléphone et messagerie simplifiées), pour les loisirs (télécommande simplifiée, jeux vidéo). Pilulier, télémédecine, appareils de mesure médicale facilitent pour 63 % des répondants le suivi de l’état de santé. Etonnamment, seules 44 % des personnes interrogées considèrent que les outils technologiques les aident à réaliser des tâches domestiques (localisateurs d’objets, aspirateurs robot, robot d’assistance au domicile). Une des raisons réside dans le fait que les aidants n’ont pas toujours connaissance de ces aides technologiques, utiles pour entretenir son domicile.

Le respect de la dignité et de la vie privée, l’utilité, la facilité d’utilisation et leur fiabilité sont les premiers critères qui guident le choix des aides technologiques.