Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

21 décembre 2016
Equipement

Alzheimer : les aides technologiques bien utiles

Alzheimer : les aides technologiques bien utiles

L’association France Alzheimer et maladies apparentées et l’équipe de recherche de l’Hôpital Broca (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, Université Paris Descartes) publient les résultats d’une enquête sur l’utilisation des aides technologiques dans l’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée.

 

« Les résultats confirment que, dans un cadre respectueux de la dignité et de la vie privée, les aides technologiques peuvent constituer une réponse pertinente au maintien de l’autonomie et de la qualité de vie », souligne l’association.

Menée par l’équipe du laboratoire LUSAGE de l'hôpital Broca (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Université Paris-Descartes), sous la responsabilité du Pr. Anne-Sophie Rigaud, l’étude a fait l’objet d’une enquête sur l’utilisation des nouvelles technologies par les aidants familiaux et professionnelles. 2 200 personnes ont ainsi répondu à un questionnaire en ligne auto administré en ligne. 60 % des répondants étaient des proches aidants et 40 % des aidants professionnels.

 

Sécuriser et accompagner

 

L’enquête montre que les aides technologiques sont largement acceptées. 69 % des aidants se disent prêts à les utiliser pour accompagner une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentées. Parmi les aides technologiques les plus utilisées, les objets pour sécuriser l’environnement (détecteurs de fumée, gaz, chute...), pour suivre l’état de santé (pèse personne, tensiomètre…) ou pour s’orienter dans le temps et l’espace (calendriers, horloges, montres simplifiés) sont les plus courants.

 

Une utilité approuvée

 

75 % des répondants perçoivent comme utiles les aides technologiques, majoritairement pour sécuriser l’environnement de vie et prévenir les accidents (chemins lumineux, téléalarme, téléassistance), mais également pour soutenir les aidants (formation, dossier médicalisé, site d’information).  

Les aides technologiques sont pour plus de 65 % des répondants utiles également pour mieux communiquer (téléphone et messagerie simplifiées), pour les loisirs (télécommande simplifiée, jeux vidéo). Pilulier, télémédecine, appareils de mesure médicale facilitent pour 63 % des répondants le suivi de l’état de santé. Etonnamment, seules 44 % des personnes interrogées considèrent que les outils technologiques les aident à réaliser des tâches domestiques (localisateurs d’objets, aspirateurs robot, robot d’assistance au domicile). Une des raisons réside dans le fait que les aidants n’ont pas toujours connaissance de ces aides technologiques, utiles pour entretenir son domicile.

Le respect de la dignité et de la vie privée, l’utilité, la facilité d’utilisation et leur fiabilité sont les premiers critères qui guident le choix des aides technologiques.