Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

15 septembre 2016
Equipement

L'utilité des objets connectés pour bien-vieillir à domicile

L'utilité des objets connectés pour bien-vieillir à domicile

Téléassistance, pilulier électronique, caméras qui détectent les chutes et alertent les proches… Les personnes âgées sont très intéressées par les objets connectés qui contribuent au maintien à domicile en toute sécurité.

 

A l'occasion de la 18ème édition du Salon des Seniors qui se tient du jeudi 7 avril au dimanche 10 avril prochain à Paris - Porte de Versailles, l'Institut Français des Seniors, le centre d'expertise et de recherche qui organise ce salon, dévoile un sondage sur « Les Seniors et les objets connectés ».

Les seniors sont les premiers concernés par les questions de santé. Le cas particuliers des objets connectés ouvre des perspectives mais pose aussi des questions. Se sentent-ils concernés par ces technologies ? Les différents objets disponibles sont-ils bien adaptés et utiles pour ce public ? Qui va interpréter les données produites ? Voici les principaux enseignements de ce sondage :
 
Surveiller régulièrement sa santé


La santé est une préoccupation pour tous, particulièrement pour les 40% de français qui doivent surveiller leur santé régulièrement, la moitié chez les plus de 70 ans. Trouver des solutions pour faciliter le suivi de sa santé est un donc un enjeu majeur pour tous les seniors.
 
Les seniors ont parfaitement intégré le concept d'objets connectés


¾ d'entre eux ont déjà entendu parler des objets connectés, alors même que leur diffusion reste encore limitée. D'une manière générale, les seniors les plus âgés (70 ans et plus) se sentent autant concernés par les objets connectés que les plus jeunes seniors (50-60 ans).
 
Près d'1/3 des 50 ans et plus ont déjà utilisé des objets connectés. Ils semblent y trouver une vraie valeur ajoutée puisque 81% l'utilisent toujours. Un score très élevé qui dit leur satisfaction.
 
Les deux objets qui attirent le plus l'intérêt des seniors français sont les montres mesurant le rythme cardiaque et les tensiomètres. Et parmi les objets qui vont être utiles pour faciliter le maintien à domicile la  téléassistance, le pilulier électronique, les caméras qui détectent les chutes et alertent  les proches. Les seniors  ont foi en l'avenir de ces objets dans la prévention des accidents de santé et le maintien à domicile.
 
La confiance en son médecin


Les objets connectés permettent de produire des données chiffrées sur sa santé. Mais qu'en faire ? Si l'interprétation des résultats était défaillante cela pourrait conduire à des comportements inadaptés voire dangereux. 84% des seniors souhaitent communiquer les résultats directement à leur médecin. 68% d'entre eux le solliciteraient pour faire le choix d'un objet. Le référent santé absolu reste plus que jamais le médecin. Les objets connectés renforcent le rôle du médecin auprès de ses patients et ne substituent pas à lui.
 
L'avenir des objets connectés
60% des seniors attendent des futurs objets connectés qu'ils les préviennent d'un accident de santé. D'autre part, une réduction de cotisation de la part de la mutuelle ou de l'assurance les inciterait à les utiliser (47% y seraient favorables). Les seniors attendent une prise en charge des mutuelles, ce qui parait logique puisqu'ils confèrent à ces objets un rôle préventif par rapport à d'éventuels accidents de santé.

 

* Résultats issus d’un questionnaire réalisé du 9 au 25 mars 2016 par internet sur le panel de l’Institut Français des Seniors et les internautes de Medisite. En tout, 1.600 répondants, composés exclusivement de 50 ans et plus.