175 propositions pour réformer la politique du grand âge et l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie à domicile comme en établissement. Dominique Libault, président du Haut Conseil du financement de la protection sociale et pilote de la concertation « Grand âge et autonomie », a remis son rapport, le 28 mars, à la ministre des Solidarités et de la Santé.
Quatre ans après la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV), ce rapport devrait servir de base à l’élaboration de la future loi « Grand âge et autonomie ». Un projet de loi attendu pour l’automne.
« Nous finaliserons pour cet automne une stratégie », a affirmé, lors d’une conférence de presse le 25 avril, le président de la République. Emmanuel Macron a par ailleurs affiché sa volonté d'une meilleure reconnaissance des aidants familiaux, pour les « millions de citoyens qui sont là comme oubliés, ce sont celles et ceux qui ont mis entre parenthèses ou sacrifié leur vie professionnelle pour s'occuper d'un enfant en situation de handicap, d'un proche, d'une personne de la famille devenue dépendante ».
Comment améliorer la prise en charge de nos aînés ? Comment résoudre la problématique du financement de la dépendance ? Comment répondre à la volonté de 85% de Français de vieillir à domicile ? Il va falloir désormais construire une loi à la hauteur de ces défis.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

28 novembre 2016
Equipement

Téléassistance : les critères pour bien choisir

Téléassistance : les critères pour bien choisir

Il existe de nombreux prestataires de services de téléassistance. La qualité des prestations est extrêmement variable. Il est donc nécessaire de s’informer, et comparer avant de choisir.

 


Le matériel 


Médaillon ou bracelet de téléassistance : si le choix est une question de convenance personnelle, le matériel doit être adapté à la personne âgée.
Le bracelet ou le médaillon doit être:
- ergonomique: avec l’âge certain mouvement peuvent être difficile
- léger : pour qu’il soit porté en permanence
- facile à déclencher sans pour autant faire des alertes intempestives
- étanche pour aller sous la douche
- esthétique: si le bracelet ou médaillon est stigmatisant, peu discret, la personne âgée aura des réticences à le porter au quotidien.

 

Les clauses du contrat

 

Il convient de bien étudier les contrats des prestataires de téléassistance. L’abonnement mensuel comprend souvent la location du matériel et parfois son installation. Mais certaines sociétés facturent des frais pour le déplacement de l'installateur ou encore des frais de dossier.
Evitez les contrats qui engagent pour une période trop longue ou qui prévoient des pénalités en cas de résiliation. Le contrat doit être facilement résiliable en cas d’hospitalisation, décès de la personne âgée. De plus en plus de société proposent des contrats sans engagement.
Analysez ce qui sera facturé à chaque déclenchement d'une alerte  et dans le cas d'une intervention au domicile. En effet une personne âgée peut déclencher (dans une période d'angoisse par exemple) de nombreuses fois le dispositif et générer volontairement ou involontairement des appels inutiles. Si ces appels sont lourdement facturés, le coût peut vite devenir prohibitif.

 

Le contrôle du fonctionnement du matériel


Informez-vous sur le délai d’intervention en cas de panne du matériel.  Le bon fonctionnement du matériel est-il testé régulièrement ?

Les gages de qualité


Les solutions de téléassistance à domicile des personnes en perte d’autonomie sont soumises à une norme AFNOR, norme NF X50-520 élaborée en concertation avec les pouvoirs publics, les associations d'usagers, les fabricants de matériels et les prestataires de services
La norme décrit également les étapes indispensables à la réalisation du service : accueil et information, traitement de la demande, installation du matériel et mise en service, réalisation de la prestation, gestion des appels, entretien-maintenance, suivi, facturation et encaissement, clôture de la prestation


L’Association française de téléassistance (AFRATA) qui regroupe les principaux prestataires du secteur en France, a lancé le premier label de qualité portant sur la téléassistance.

Le Label de qualité AFRATA s’articule autour de quatre principaux domaines :
1.   la commercialisation et la communication faite aux bénéficiaires, selon les critères de respect de la confidentialité, de la vie privée, de la dignité et du libre arbitre des abonnés, ainsi que de clarté des contrats ;
2. la réalisation de la prestation par une plateforme opérationnelle, avec l’obligation d’assurer une continuité du service 24 sur 24 H et 7 sur 7 jours et des exigences de dimensionnement des moyens humains et techniques ainsi que de formation du personnel ;
3. les installations à domicile et le service après-vente (SAV) ;
4.  la gestion administrative et contractuelle, détaillant au‐delà du respect de la règlementation en matière de vente à des personnes vulnérables, certaines conditions générales clés et limitant à 12 mois la durée contractuelle.

 

Une étude de l'Institut national de la consommation

L'Institut national de la consommation (INC) a réalisé une étude sur les dispositifs de téléassistance. Voici une liste de quinze questions à se poser avant de choisir le contrat le mieux adapté à vos besoins ou à ceux de la personne que vous allez accompagner dans le choix du dispositif.