175 propositions pour réformer la politique du grand âge et l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie à domicile comme en établissement. Dominique Libault, président du Haut Conseil du financement de la protection sociale et pilote de la concertation « Grand âge et autonomie », a remis son rapport, le 28 mars, à la ministre des Solidarités et de la Santé.
Quatre ans après la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV), ce rapport devrait servir de base à l’élaboration de la future loi « Grand âge et autonomie ». Un projet de loi attendu pour l’automne.
« Nous finaliserons pour cet automne une stratégie », a affirmé, lors d’une conférence de presse le 25 avril, le président de la République. Emmanuel Macron a par ailleurs affiché sa volonté d'une meilleure reconnaissance des aidants familiaux, pour les « millions de citoyens qui sont là comme oubliés, ce sont celles et ceux qui ont mis entre parenthèses ou sacrifié leur vie professionnelle pour s'occuper d'un enfant en situation de handicap, d'un proche, d'une personne de la famille devenue dépendante ».
Comment améliorer la prise en charge de nos aînés ? Comment résoudre la problématique du financement de la dépendance ? Comment répondre à la volonté de 85% de Français de vieillir à domicile ? Il va falloir désormais construire une loi à la hauteur de ces défis.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

26 mai 2014
Bons gestes

Bien réagir face à l'agressivité d'un malade d'Alzheimer

Bien réagir face à l'agressivité d'un malade d'Alzheimer

Les comportements agressifs sont fréquents chez les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. Ils constituent la principale source de stress chez les aidants.


Agitation, agressivité verbale (cris, injures) ou physique (coups, morsures)… Les troubles du comportement chez la personne âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer augmentent avec l’évolution de la maladie. Ils surviennent généralement en réaction à un événement particulier : changement d'environnement qui apparaît étranger et inquiétant pour le malade, refus de la toilette, mauvaise interprétation d'un geste ou d'une parole de la famille.


Identifier les facteurs déclencheurs


"Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer sont très sensibles à leur environnement. L’aidant apprend à identifier les facteurs déclencheurs et les causes de l’agressivité ou de l’agitation du malade, les moments de la journée où cela se produit, de manière à éviter ces situations", explique Margaux Vatus, psychologue à Toulouse et membre de l’association française des psychologues à domicile.

Comment gérer l’agitation et les comportements agressifs de votre proche atteint de la maladie d’Alzheimer ? "Il faut mettre en pratique les conseils classiques : limiter le nombre de personnes auprès de la personne âgée, lui parler d’une voix calme en étant en face d’elle, savoir l’écouter, la rassurer, la sécuriser sans l’infantiliser. Utiliser le contact, le toucher, faire diversion en cas d’agitation en lui proposant une activité", détaille Margaux Vatus. Il existe plusieurs thérapies non-médicamenteuses qui permettent de calmer l’agitation et l’agressivité d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer : la musicothérapie, l’aromathérapie, la thérapie par le dessin, les massages permettent de calmer la personne âgée.

 

Savoir passer le relais

 

Dans certains cas, le comportement de l’aidant peut être déclencheur de l’agressivité du malade d’Alzheimer. Par exemple, si la personne âgée refuse de manger ou de se déplacer, l’aidant va insister et cela engendre une réaction agressive du malade.
"Si l’aidant ne parvient plus à faire face à l’agitation de son proche, il est recommandé qu’il passe le relais à une autre personne. Il faut savoir reconnaître quand on est démuni, et ne pas chercher à se débrouiller seul coûte que coûte. On ne peut pas apporter une aide efficace, si on n’est pas dans bien soi-même. Si l’aidant peine à passer le relais, il faut travailler sur ce point : est-ce qu’il culpabilise ? Est-ce qu’il se sent le devoir de faire ? Pourquoi refuse-t-il d’être aidé ? Les groupes de parole peuvent être très utiles pour prendre du recul ", conseille la psychologue.