On les a longtemps surnommés « Les Invisibles ». Ils tendent à l’être de moins en moins. Eux, ce sont les 11 millions de proches aidants d’une personne en perte d’autonomie. Plus de 4,5 millions d’entre eux accompagnent une personne âgée dépendante. L’actualité de ces dernières semaines montre que la reconnaissance des proches aidants avance pas à pas. Une reconnaissance de leur rôle essentiel aux côtés des professionnels du grand âge et du handicap mais également de leurs besoins d’être aidés, soutenus, soulagés, relayés.
La parution d’une récente loi sur la reconnaissance des proches aidants prévoit d'intégrer dans la négociation collective des branches professionnelles des mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants.
La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une série de mesures pour les proches aidants serait en réflexion cet été afin d’entrer en vigueur dès 2020. L’indemnisation du congé du proche aidant devrait être au programme. Depuis le 10 mai et jusqu’à fin 2021, des expérimentations de deux nouveaux dispositifs de répit pour les proches aidants sont lancées : le relayage et les séjours de répit aidant-aidé.
Les proches aidants sortent peu à peu de l’oubli. Pour les professionnels de l’aide à domicile, ces conjoints, enfants, frères et sœurs, amis, voisins des personnes en perte d’autonomie sont considérés, depuis longtemps, comme de précieux partenaires.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

09 septembre 2014
Bons gestes

Enrichir l’alimentation des personnes âgées

Enrichir l’alimentation des personnes âgées

Les personnes âgées ont tendance à diminuer leurs apports alimentaires. Pour éviter la dénutrition, pensez à enrichir leur alimentation en protéines.


Environ 4 à 10% chez les personnes âgées de 60 à 80 ans qui vivent à domicile sont dénutries. Cette dénutrition atteint 15 à 38% chez celles vivant en institution et même 30 à 70% chez celles qui sont hospitalisées.
On parle de  dénutrition lorsque les apports protéino-énergétiques ne sont plus suffisants pour couvrir les besoins de l’organisme.


Cette dénutrition résulte de facteurs sociaux comme l’isolement ou la diminution des ressources, et de troubles fonctionnels comme ceux de la déglutition, des difficultés de mastication, d’un déficit moteur, de tremblements, un mauvais état bucco-dentaire, l’existence de troubles cognitifs, une dépression ou d’une polymédication.


En cas de dénutrition, ce sont les muscles qui fondent, et non la graisse. Avec l’âge, la dénutrition entraîne des complications : une perte d'autonomie, une diminution des défenses immunitaires et des risques d’infection, une fatigue, des risques de chutes, une dépression, des complications après une intervention chirurgicale et au cours des maladies chroniques, des risques d'apparition d'escarres et une mortalité accrue.

3 repas et 3 collations


En cas de faible appétit ou de dénutrition, il est recommandé d’enrichir l’alimentation de la personne âgée. Cet enrichissement sert à améliorer la valeur nutritionnelle des préparations en protéines et/ou en calories sans en modifier le volume.
L’enrichissement de l’alimentation de la personne âgée se gère sur la journée. Pour ce faire, il faut d’augmenter la fréquence des prises alimentaires sous forme de 3 repas principaux et jusqu’à 3 collations complémentaires selon les besoins (matinée, après midi et soirée). Il faut éviter une période de jeûne nocturne trop longue, c’est-à-dire supérieure à 12 heures.


Les besoins en protéines des seniors sont supérieurs de 20 % à ceux de l’adulte. D’où les recommandations de manger viande, poisson, œufs et produits laitiers pour préserver les muscles qui ont tendance à « fondre » au fil des années. Le régime alimentaire de la personne âgée doit être riche en protéines, au moins deux fois par jour.


Les bons réflexes pour plus de protéines

Ajoutez dans un potage: dés de fromage, fromage à tartiner, crème fraiche, viande ou jambon haché, lait en poudre.
Ajoutez dans une salade: dés de fromage, oeufs durs hachés, dés de jambon ou de poulet,
miettes de thon.
Ajoutez dans le riz, les pâtes, la purée ou les gratins: fromage râpé, fromage à tartiner, lait en poudre, liaison avec de l'oeuf, viande, jambon, sauce béchamel.
Ajoutez dans les sauces: viande, jambon, lait en poudre.
Ajoutez dans les desserts: fromage blanc, petits suisses, crème anglaise, flans, lait en poudre.
Faites des collations: yoghourt, fromage, jus de fruits, compote de fruits, lait au sirop.
Pensez également aux sources de protéines d’origine végétale : soja, pommes de terre, céréales (blé, maïs, seigle), légumes secs (pois chiche, lentilles, haricots secs).

 

Le recours à une aide à domicile peut être une solution pour veiller à la bonne alimentation des personnes âgées. Ces professionnelles sont qualifiées pour faire les courses, préparer les repas, aider à la prise des repas. Il existe également la solution du portage des repas.