Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

28 novembre 2016
Bons gestes

Fugue Alzheimer : donner l’alerte au plus vite

Fugue Alzheimer : donner l’alerte au plus vite

Plus de 15% des disparitions signalées dans les gendarmeries concernent des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. En cas de disparition de votre proche, il est impératif d'agir vite. Conseils à suivre.

 

Certaines personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer éprouvent un besoin quasi compulsif de marcher au quotidien. Leur déambulation peut les conduire à sortir du domicile, par simple besoin d’explorer ou de s’occuper. Malgré toutes les précautions que vous pourriez prendre, votre proche peut « s’enfuir » discrètement. Dans tous les cas, la personne malade risque de se perdre une fois à l’extérieur, en raison de ses difficultés à s’orienter dans l’espace et dans le temps. Elle peut errer pendant des heures, ce qui majore son angoisse, et donc ses troubles…Dans un tel cas de figure, plusieurs mesures sont envisageables pour le retrouver aussi vite que possible.

 

Donner l’alerte au plus vite


Un patient atteint de la maladie d’Alzheimer qui disparaît doit toujours être traité comme une urgence. Informez immédiatement les autorités de police ou de gendarmerie. Plus vite l’alerte est donnée, plus vite les recherches aboutissent. Surtout que la nuit, les recherches sont plus difficiles. Les escapades nocturnes des malades d’Alzheimer ne sont pas rares. En donnant l’alerte aussitôt, la zone de recherche et les moyens mis en œuvre sont réduits. Dans la majorité des cas, la personne âgée est partie à pied et est souvent retrouvée aux environs de son habitation.


Rechercher dans les environs immédiats


En cas de fugue d’un malade d’Alzheimer, la gendarmerie conseille aux familles de commencer par «fouiller» complètement le lieu d’habitation (chambre, escalier, sous-sol, jardin…)
En effet, parfois, la personne âgée se dissimule dans une pièce, derrière une armoire, au bas d’un escalier…
Réfléchir aux endroits favoris fréquentés par le malade, ou liés à des souvenirs lointains : un cimetière, une maison où il a passé son enfance… Dans tous les cas, faire part de vos intuitions à la gendarmerie facilitera certainement les recherches, et pourra parfois s’avérer d’une importance capitale. Ne prenez aucune initiative qui pourrait entraver les recherches des forces de police ou de gendarmerie.


L’association LECMA-Vaincre Alzheimer donne de nombreux conseils pour favoriser les recherches de la personne disparue et agir vite :

 

Garder plusieurs copies de photos récentes


Elles peuvent s’avérer utiles pour retrouver la personne disparue et serviront aussi bien à la police, qu’aux voisins ou à quiconque pourrait vous aider à la retrouver.

 

Garder sur soi une fiche descriptive de la personne


Age, sexe, taille, poids, signes particuliers doivent apparaître sur cette fiche. Elle pourra également préciser d’autres caractéristiques physiques comme le groupe sanguin, son état de santé, son traitement médical, son dossier dentaire, ses besoins alimentaires et d’autres informations pertinentes qui pourront aider les personnes parties à sa recherche.

 

Fournir à la police un vêtement non lavé et porté


Cela peut permettre d’aider les chiens policiers à retrouver la piste de la personne malade. Pensez toutefois à remplacer le vêtement chaque mois pour conserver une odeur assez forte.

 

Garder à portée de main une liste de lieux dangereux


Cette liste vous servira à explorer en priorité ces endroits. Il peut s’agir de carrefours encombrés, de ponts, de criques, ou de zones de terrain escarpées.

Fournir une liste des lieux où la personne aime se rendre. Ces informations pourront aider à la localisation de la personne :
Ses anciennes adresses postales, car les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer qui fuguent ont souvent tendance à retourner aux endroits où elles ont déjà habité ;
Son ancienne profession et le lieu d’exercice ;
Les habitudes de vie antérieures (club, marché, cimetière, lieu de culte…) ;


Avertir le plus de personnes possible de l’état de santé de votre proche


Rappelez-vous que plus nombreux seront les gens informés de l’état de votre proche et de sa tendance à déambuler, plus vous recevrez d’aide pour l’empêcher de se perdre.