Pour les personnes âgées comme pour leurs proches aidants, la saison estivale est bien souvent une période qui appelle à de nombreuses vigilances. C’est tout particulièrement vrai quand la France est touchée par un épisode caniculaire comme c’est le cas depuis le 24 juin. Les températures devraient osciller sur la plupart des régions entre 35 °C à 39 °C pendant toute la semaine.
Avec le réchauffement climatique, ces épisodes caniculaires seront de plus en plus nombreux et de plus en plus intenses. Depuis la canicule de 2003 et ses 15.000 décès entre le 1er et 20 août, majoritairement chez les personnes âgées, la France a adopté le Plan national canicule, un dispositif de prévention efficace. Mais il n’est pas superflu de rappeler, comme le fait Domimag, les mesures de précaution à prendre pour protéger les personnes âgées lors des fortes chaleurs.
Redoublons de vigilance surtout avec les personnes âgées isolées ! Celles qui le sont tout au long de l’année tout comme celles qui le seront durant les mois de juillet et d’août, avec le départ en vacances de leurs proches. Repérer, prévenir, conseiller, sensibiliser : quand les températures grimpent, les professionnels de l’aide à domicile jouent alors un rôle clé auprès des seniors les plus fragiles.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

07 mars 2017
Bons gestes

Gérer la déambulation du malade d’Alzheimer

Gérer la déambulation du malade d’Alzheimer

La déambulation, appelée également errance, est l’un des comportements du malade d’Alzheimer le plus difficile à comprendre pour les aidants.

 

La déambulation, appelée également errance, est un problème qui touche 60% des personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer. La personne peut déambuler à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit et pendant plusieurs heures. C’est l’un des comportements du malade le plus difficile à comprendre pour les aidants. En effet, la déambulation du malade d’Alzheimer a pour origine un grand nombre de causes comme le stress, l'ennui, l'inconfort, la désorientation, la faim, une douleur, la perte de la notion du temps, la fatigue, l’anxiété, l’incapacité à reconnaître les endroits familiers ou encore les effets secondaires des médicaments…


L’errance liée à la maladie d’Alzheimer peut prendre diverses formes :
- l’errance sans but consiste en une déambulation imprécise, sans véritable direction ou destination.
- l’errance avec but comporte généralement un objectif précis.
- l’errance nocturne est associée à des troubles du sommeil et à l’incapacité à distinguer le jour de la nuit.
- l’errance complexe est accompagnée éventuellement de gestes répétitifs.

 

Observer et analyser le comportement du malade

 

Il est difficile pour l’aidant de déterminer la raison de l'errance surtout lorsque la communication verbale avec le malade devient difficile. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer est particulièrement sensible à l’influence de l’environnement. Il est alors essentiel pour l’aidant de comprendre la relation qu’entretient la personne âgée avec son environnement. En observant et analysant les indices non verbaux, il est possible de comprendre le sens de ce comportement chez la personne âgée souffrant de la maladie d’Alzheimer et de dégager des constantes.


L’aidant doit donc identifier les circonstances et l'heure où la personne est sujette aux errances, le moment précis de la journée où commence l'errance, le nombre de fois durant lequel elle se manifeste et sa durée, le parcours effectué par le malade (point de départ, chemin emprunté, arrêts, destination)… Ces observations permettent éventuellement de définir les facteurs déclenchants et ainsi prévenir la répétition des déambulations, en distrayant, en rassurant ou en aidant la personne malade.


La déambulation peut avoir un effet calmant sur certains malades et certains effets bénéfiques : préservation des capacités motrices, plaisir de pouvoir se déplacer librement, maintien de la communication avec la famille qui l’accompagne dans sa déambulation.

 

Il ne faut jamais empêcher une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer de déambuler (ne jamais recourir à la contention, lui barrer le chemin, ou l’obliger à s’asseoir).
Contrarier le besoin de déambulation risque de provoquer des réactions souvent plus graves chez le malade (hurlements, agitation…).


Certaines précautions peuvent être prises afin d'éviter à la personne de déambuler dans une zone non sécurisée (chutes, sorties inopinées du domicile).