175 propositions pour réformer la politique du grand âge et l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie à domicile comme en établissement. Dominique Libault, président du Haut Conseil du financement de la protection sociale et pilote de la concertation « Grand âge et autonomie », a remis son rapport, le 28 mars, à la ministre des Solidarités et de la Santé.
Quatre ans après la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV), ce rapport devrait servir de base à l’élaboration de la future loi « Grand âge et autonomie ». Un projet de loi attendu pour l’automne.
« Nous finaliserons pour cet automne une stratégie », a affirmé, lors d’une conférence de presse le 25 avril, le président de la République. Emmanuel Macron a par ailleurs affiché sa volonté d'une meilleure reconnaissance des aidants familiaux, pour les « millions de citoyens qui sont là comme oubliés, ce sont celles et ceux qui ont mis entre parenthèses ou sacrifié leur vie professionnelle pour s'occuper d'un enfant en situation de handicap, d'un proche, d'une personne de la famille devenue dépendante ».
Comment améliorer la prise en charge de nos aînés ? Comment résoudre la problématique du financement de la dépendance ? Comment répondre à la volonté de 85% de Français de vieillir à domicile ? Il va falloir désormais construire une loi à la hauteur de ces défis.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

07 mars 2017
Bons gestes

Gérer la déambulation du malade d’Alzheimer

Gérer la déambulation du malade d’Alzheimer

La déambulation, appelée également errance, est l’un des comportements du malade d’Alzheimer le plus difficile à comprendre pour les aidants.

 

La déambulation, appelée également errance, est un problème qui touche 60% des personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer. La personne peut déambuler à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit et pendant plusieurs heures. C’est l’un des comportements du malade le plus difficile à comprendre pour les aidants. En effet, la déambulation du malade d’Alzheimer a pour origine un grand nombre de causes comme le stress, l'ennui, l'inconfort, la désorientation, la faim, une douleur, la perte de la notion du temps, la fatigue, l’anxiété, l’incapacité à reconnaître les endroits familiers ou encore les effets secondaires des médicaments…


L’errance liée à la maladie d’Alzheimer peut prendre diverses formes :
- l’errance sans but consiste en une déambulation imprécise, sans véritable direction ou destination.
- l’errance avec but comporte généralement un objectif précis.
- l’errance nocturne est associée à des troubles du sommeil et à l’incapacité à distinguer le jour de la nuit.
- l’errance complexe est accompagnée éventuellement de gestes répétitifs.

 

Observer et analyser le comportement du malade

 

Il est difficile pour l’aidant de déterminer la raison de l'errance surtout lorsque la communication verbale avec le malade devient difficile. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer est particulièrement sensible à l’influence de l’environnement. Il est alors essentiel pour l’aidant de comprendre la relation qu’entretient la personne âgée avec son environnement. En observant et analysant les indices non verbaux, il est possible de comprendre le sens de ce comportement chez la personne âgée souffrant de la maladie d’Alzheimer et de dégager des constantes.


L’aidant doit donc identifier les circonstances et l'heure où la personne est sujette aux errances, le moment précis de la journée où commence l'errance, le nombre de fois durant lequel elle se manifeste et sa durée, le parcours effectué par le malade (point de départ, chemin emprunté, arrêts, destination)… Ces observations permettent éventuellement de définir les facteurs déclenchants et ainsi prévenir la répétition des déambulations, en distrayant, en rassurant ou en aidant la personne malade.


La déambulation peut avoir un effet calmant sur certains malades et certains effets bénéfiques : préservation des capacités motrices, plaisir de pouvoir se déplacer librement, maintien de la communication avec la famille qui l’accompagne dans sa déambulation.

 

Il ne faut jamais empêcher une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer de déambuler (ne jamais recourir à la contention, lui barrer le chemin, ou l’obliger à s’asseoir).
Contrarier le besoin de déambulation risque de provoquer des réactions souvent plus graves chez le malade (hurlements, agitation…).


Certaines précautions peuvent être prises afin d'éviter à la personne de déambuler dans une zone non sécurisée (chutes, sorties inopinées du domicile).