Qui dit nouvelle année, dit nouvelles résolutions, nouvelles priorités. Pour la stratégie nationale de santé 2018-2022, la prévention et la promotion de la santé seront deux axes centraux. En somme, mieux vaut prévenir que guérir !
Les personnes âgées comptent parmi les publics prioritaires avec la prévention de la perte d’autonomie.

En ligne de mire ? La prévention de la dénutrition qui passe par une alimentation adéquate et une activité physique régulière et adaptée. La prévention de la dépression des seniors notamment grâce à la lutte contre le risque d’isolement social. Haro également sur la iatrogénie médicamenteuse et les chutes, principaux facteurs d’hospitalisation évitable des personnes âgées et qui accentuent la dégradation de l’état de santé et l’entrée en dépendance.
 
Après la loi d’adaptation de la société au vieillissement, la stratégie nationale de santé 2018-2022 entend renforcer, à son tour, le repérage et la reconnaissance du rôle des aidants des personnes âgées, handicapées, ou atteintes de maladies chroniques.

Un soutien indispensable pour ces 11 millions de personnes dont l'engagement auprès de leurs proches a souvent des effets négatifs sur leurs revenus, leur vie professionnelle et sociale, leur état de santé et leur bien-être. Un soutien qui reposera également sur le développement des dispositifs de répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

13 septembre 2017
Prise en charge

Aidants de 40 à 64 ans : qui sont-ils ?

Aidants de 40 à 64 ans : qui sont-ils ?

À l’approche de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer le 21 septembre 2017, la Fondation Médéric Alzheimer dévoile les premiers résultats d’un baromètre sur la situation actuelle des aidants de personnes âgées. 

 

Qui sont les aidants âge moyen de ces aidants est de 53 ans, et 53% d’entre eux sont des femmes. L’étude révèle également qu’une majorité (68%) exerce une activité professionnelle et vit en couple (74%). «Cette génération pivot doit gérer trois formes d’engagements : responsabilités familiales, activité professionnelle et aide à un proche âgé en situation de perte d’autonomie.», explique la Fondation dans un communiqué publié début septembre 2017. 20 % des aidants déclarent que l’aide apportée a eu des conséquences sur leur vie professionnelle, qu’ils soient ou non actuellement en activité.

 

2 aidants sur 3 aident au moins une fois par semaine


23 % des aidants interviennent auprès de leur proche dépendant tous les jours. 46 % toutes les semaines. 31 % tous les mois.
Quelle est la nature de l’aide ? 53 % apportent un soutien moral ; 49 % gèrent les tâches administratives ; 48 % s’occupent des tâches ménagères. 28 % effectuent de la surveillance : 23 % gèrent le budget ; 13 % effectuent les soins personnels. Et 9 % apportent une aide financière.

 

2 aidants sur 3 se déclarent en bonne santé

72% se déclarent en bonne santé et seulement 5% en mauvaise santé, 23% sont satisfaits de leur santé. "Les individus en emploi sont en meilleure santé que la population générale car l’exercice d’une activité professionnelle requiert d’être en bonne santé. C’est le “healthy worker effect”", rappelle l'étude.

Les aidants quotidiens se déclarent en moins bonne santé que les aidants dont l’aide est moins fréquente : 57% se déclarent en bonne santé et seulement 14%en mauvaise santé, 29% déclarent un état de santé satisfaisant 35% se déclarent tiraillés entre les besoins de leur proche et leurs autres responsabilités

 

Les aidants d’un proche atteint de troubles cognitifs


16% craignent des difficultés financières pour prendre soin de leur proche 21% sont embarrassés par le comportement du proche qu’il aide 30% se déclarent tiraillés entre les besoins de leur proche et leurs autres responsabilités


Toujours selon cette enquête, les Français se disent davantage prêts à s’investir dans l’aide pour leur conjoint que pour leur parent âgé. La majorité, 94%, est d’accord pour aider régulièrement leur conjoint contre les trois-quarts seulement (76%) pour un père ou une mère. Par ailleurs, 73% seraient d’accord pour faire évoluer leur vie professionnelle pour aider leur conjoint contre un gros tiers (35%) pour leur parent. Pour autant, 70% des personnes interrogées se disent prêts à s’investir pour éviter à un parent d’aller en maison de retraite, même si seuls 37% se disent prêts à l’héberger. 


*à partir d’une enquête réalisée par Kantar Public, auprès de 8 000 personnes, représentatives de la population française, âgée de 40 à 64 ans.