La réussite du maintien à domicile d’une personne âgée dépendante ou d’une personne handicapée repose sur un trinôme : la personne aidée, l’aidant professionnel et l’aidant familial.

En France, 8,3 millions de personnes - dont 57% de femmes -  accompagnent un proche dépendant de façon régulière et non professionnelle. Presque la moitié des aidants occupent parallèlement un emploi. Favoriser la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle des aidants reste un enjeu de taille.

Si la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement a consacré un statut juridique des aidants et transformé le congé de soutien familial en congé de proche aidant, des avancées restent à faire. Mais les lignes bougent dans le bon sens en 2018.

Ainsi, la loi permettant à des salariés de faire don de leurs jours de repos à un collègue aidant un proche âgé dépendant ou handicapé est parue au Journal Officiel le 14 février.
Pour soutenir les aidants, une proposition de loi qui sera examinée en mars par le Parlement préconise d'indemniser le congé du proche aidant et de prendre en compte cette tâche « invisible » et « gratuite » dans les droits à la retraite.

Un pas de plus vers davantage de reconnaissance pour les aidants familiaux, ces acteurs clés du maintien à domicile.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

13 septembre 2017
Prise en charge

Aidants de 40 à 64 ans : qui sont-ils ?

Aidants de 40 à 64 ans : qui sont-ils ?

À l’approche de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer le 21 septembre 2017, la Fondation Médéric Alzheimer dévoile les premiers résultats d’un baromètre sur la situation actuelle des aidants de personnes âgées. 

 

Qui sont les aidants âge moyen de ces aidants est de 53 ans, et 53% d’entre eux sont des femmes. L’étude révèle également qu’une majorité (68%) exerce une activité professionnelle et vit en couple (74%). «Cette génération pivot doit gérer trois formes d’engagements : responsabilités familiales, activité professionnelle et aide à un proche âgé en situation de perte d’autonomie.», explique la Fondation dans un communiqué publié début septembre 2017. 20 % des aidants déclarent que l’aide apportée a eu des conséquences sur leur vie professionnelle, qu’ils soient ou non actuellement en activité.

 

2 aidants sur 3 aident au moins une fois par semaine


23 % des aidants interviennent auprès de leur proche dépendant tous les jours. 46 % toutes les semaines. 31 % tous les mois.
Quelle est la nature de l’aide ? 53 % apportent un soutien moral ; 49 % gèrent les tâches administratives ; 48 % s’occupent des tâches ménagères. 28 % effectuent de la surveillance : 23 % gèrent le budget ; 13 % effectuent les soins personnels. Et 9 % apportent une aide financière.

 

2 aidants sur 3 se déclarent en bonne santé

72% se déclarent en bonne santé et seulement 5% en mauvaise santé, 23% sont satisfaits de leur santé. "Les individus en emploi sont en meilleure santé que la population générale car l’exercice d’une activité professionnelle requiert d’être en bonne santé. C’est le “healthy worker effect”", rappelle l'étude.

Les aidants quotidiens se déclarent en moins bonne santé que les aidants dont l’aide est moins fréquente : 57% se déclarent en bonne santé et seulement 14%en mauvaise santé, 29% déclarent un état de santé satisfaisant 35% se déclarent tiraillés entre les besoins de leur proche et leurs autres responsabilités

 

Les aidants d’un proche atteint de troubles cognitifs


16% craignent des difficultés financières pour prendre soin de leur proche 21% sont embarrassés par le comportement du proche qu’il aide 30% se déclarent tiraillés entre les besoins de leur proche et leurs autres responsabilités


Toujours selon cette enquête, les Français se disent davantage prêts à s’investir dans l’aide pour leur conjoint que pour leur parent âgé. La majorité, 94%, est d’accord pour aider régulièrement leur conjoint contre les trois-quarts seulement (76%) pour un père ou une mère. Par ailleurs, 73% seraient d’accord pour faire évoluer leur vie professionnelle pour aider leur conjoint contre un gros tiers (35%) pour leur parent. Pour autant, 70% des personnes interrogées se disent prêts à s’investir pour éviter à un parent d’aller en maison de retraite, même si seuls 37% se disent prêts à l’héberger. 


*à partir d’une enquête réalisée par Kantar Public, auprès de 8 000 personnes, représentatives de la population française, âgée de 40 à 64 ans.