Pour les personnes âgées comme pour leurs proches aidants, la saison estivale est bien souvent une période qui appelle à de nombreuses vigilances. C’est tout particulièrement vrai quand la France est touchée par un épisode caniculaire comme c’est le cas depuis le 24 juin. Les températures devraient osciller sur la plupart des régions entre 35 °C à 39 °C pendant toute la semaine.
Avec le réchauffement climatique, ces épisodes caniculaires seront de plus en plus nombreux et de plus en plus intenses. Depuis la canicule de 2003 et ses 15.000 décès entre le 1er et 20 août, majoritairement chez les personnes âgées, la France a adopté le Plan national canicule, un dispositif de prévention efficace. Mais il n’est pas superflu de rappeler, comme le fait Domimag, les mesures de précaution à prendre pour protéger les personnes âgées lors des fortes chaleurs.
Redoublons de vigilance surtout avec les personnes âgées isolées ! Celles qui le sont tout au long de l’année tout comme celles qui le seront durant les mois de juillet et d’août, avec le départ en vacances de leurs proches. Repérer, prévenir, conseiller, sensibiliser : quand les températures grimpent, les professionnels de l’aide à domicile jouent alors un rôle clé auprès des seniors les plus fragiles.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

21 septembre 2015
Prise en charge

Alzheimer : "Vivre le plus normalement possible"

Alzheimer : "Vivre le plus normalement possible"

La 22e édition de la Journée mondiale de la lutte contre la maladie d’Alzheimer a eu lieu le 21 septembre. En France, trois millions de personnes - malades et proches aidants -  sont directement concernées.

 

Quelles sont les difficultés et les attentes des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ? Pour la première fois, un sondage réalisé par France Alzheimer a donné la parole aux malades.  « Longtemps on a préjugé des capacités réduites de la personne malade, en préférant souvent s’adresser aux aidants ou à une tierce personne.

Le regard porté sur la personne malade a cependant évolué ces dernières années. La personne malade n’étant pas envisagée sous le seul angle de ses capacités perdues à cause de sa pathologie mais davantage sous celui de ses capacités préservées », souligne l’association.

Les personnes atteintes d'Alzheimer sont très majoritairement conscientes de leurs difficultés. 79 % des 1 400 malades interrogés ne peuvent plus réaliser seuls certains actes de la vie quotidienne  (se nourrir, s’habiller, conduire…), 54% ne peuvent pas se déplacer seules. Toutefois, elles ne sont que 22% à déclarer ne pas se sentir la même personne.
 
Contrairement aux idées reçues, les malades d’Alzheimer ont conscience des répercussions de la maladie sur leur entourage. Ainsi, deux sur trois n'en parlent pas, de peur de faire souffrir leur entourage ou d’être jugés.

Le regard lucide que portent les personnes malades sur leur perte progressive d'autonomie les amène à considérer leur aidant comme un maillon essentiel de leur quotidien. Des aidants qu’elles craignent d’ailleurs de trop solliciter. - See more at: http://www.francealzheimer.org/parole-qui-vaut-l%E2%80%99or/1358#sthash.x8wr2mui.dpuf

 

La recherche sur le médicament, les traitements, n'est pas primordial pour les personnes malades (seulement 4% trouve cela important). Au regard de ce sondage, c'est la qualité de la vie qui prime pour les personnes atteintes d'Alzheimer.

 75%  des personnes interrogées disent qu'elles sont bien accompagnées et entourées par leur famille. 52 % aspirent à faire des activités qu’elles aiment, 40% à vivre au jour le jour, 38% acceptent une aide pour le quotidien. "les personnes malades aspirent à vivre normalement chaque journée dans un environnement « ordinaire » tout en préservant le lien social qu’elles ont toujours connu à travers des activités de loisirs et les relations avec leurs proches", souligne France Alzheimer.

 

Des aidants en quête de reconnaissance

 

En France, environ les 2/3 des personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer vivent  à domicile. D’où l’importance de l’entourage immédiat de la personne âgée dans la prise en charge de cette maladie.

Une étude réalisée par Opinion Way pour la 5e édition de l’Université éthique Alzheimer & maladies neurodégénératives qui s’est tenue les 14 et 15 septembre 2015 à Nantes, dresse un état des lieux complet des motivations et du vécu des aidants :

- l’aide des aidants à leurs proches est motivée pour 69 % par l’affection et l’amour qu’ils leur portent.  Des aidants qui freinent à faire appel à des soutiens extérieurs : 1/3 n’ont jamais recours à des aides professionnelles à la fois pour des raisons économiques mais aussi parce qu’ils s’estiment les plus aptes à remplir ces fonctions.

- 85 % d’entre eux estiment que leur rôle est très peu valorisé au sein de la société, les 3/4 d’entre eux seraient prêts à partager cette expertise via la rencontre et le partage avec d’autres aidants.

 

Selon la Fondation Médéric Alzheimer, l’aide informelle prodiguée par l'entourage du malade est, elle, estimée à 14 milliards d'euros par an, en moyenne : soins d'hygiène corporelle, aide à l'habillage, à la marche, au ménage, gestion du budget...