On les a longtemps surnommés « Les Invisibles ». Ils tendent à l’être de moins en moins. Eux, ce sont les 11 millions de proches aidants d’une personne en perte d’autonomie. Plus de 4,5 millions d’entre eux accompagnent une personne âgée dépendante. L’actualité de ces dernières semaines montre que la reconnaissance des proches aidants avance pas à pas. Une reconnaissance de leur rôle essentiel aux côtés des professionnels du grand âge et du handicap mais également de leurs besoins d’être aidés, soutenus, soulagés, relayés.
La parution d’une récente loi sur la reconnaissance des proches aidants prévoit d'intégrer dans la négociation collective des branches professionnelles des mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants.
La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une série de mesures pour les proches aidants serait en réflexion cet été afin d’entrer en vigueur dès 2020. L’indemnisation du congé du proche aidant devrait être au programme. Depuis le 10 mai et jusqu’à fin 2021, des expérimentations de deux nouveaux dispositifs de répit pour les proches aidants sont lancées : le relayage et les séjours de répit aidant-aidé.
Les proches aidants sortent peu à peu de l’oubli. Pour les professionnels de l’aide à domicile, ces conjoints, enfants, frères et sœurs, amis, voisins des personnes en perte d’autonomie sont considérés, depuis longtemps, comme de précieux partenaires.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

06 mai 2014
Prise en charge

Auxiliaire de vie : les actes interdits

Auxiliaire de vie : les actes interdits

L’auxiliaire de vie sociale est un métier de la filière sociale et non de la filière soignante. La profession est réglementée et les missions strictement encadrées.

 

Il ne faut pas confondre l’auxiliaire de vie sociale avec une aide ménagère. La grande particularité des auxiliaires de vie c’est que ces professionnelles « aident les personnes dépendantes à faire » et « ne font pas à leur place ». L'auxiliaire de vie doit prioritairement "aider à faire", c’est-à-dire stimuler, accompagner, apprendre à faire à la personne âgée. Elle ne réalisera les tâches à la place de la personne aidée que si celle-ci est dans l'incapacité complète de les effectuer.

L’intervention de l’auxiliaire de vie est exclusivement consacrée à la personne âgée dépendante. Elle ne doit ni nettoyer des pièces ou ni s’occuper du linge d’autres occupants (famille ou locataire).

L’auxiliaire de vie ne peut pas intervenir au domicile du bénéficiaire en son absence sauf dans le cas d’une préparation d’un retour d’hospitalisation pour une personne âgée seule.  Ou sur la demande de la personne âgée et avec l’accord du responsable de service de la structure d’aide à domicile.

Lors des déplacements, l’auxiliaire de vie ne peut pas utiliser le véhicule de la personne âgée ou se faire conduire par elle (sauf cas dûment stipulés au contrat et pour lesquels les assurances correspondantes ont bien été prises).

L’auxiliaire de vie ne peut pas faire usage du téléphone de l'usager pour tout autre motif que les appels de service avec son employeur, des cas d’urgence.

L’auxiliaire de vie ne peut pas utiliser les moyens de paiement (chéquiers, carte bancaire ...) de la personne aidée, ni signer à sa place aucun document quel qu'il soit.  Lorsque cette professionnelle effectue des courses pour la personne âgée, elle doit noter sur un cahier le décompte de l'argent confié et rendu, et les tickets de caisse doivent être joints.

Aucun acte médical ou paramédical

L’auxiliaire de vie sociale est un métier de la filière sociale et non de la filière soignante. Aucun acte médical ou paramédical ne peut être exécuté par l’auxiliaire de vie. Tous ces actes et gestes sont réglementés et relèvent de la compétence des professionnels de santé (médecin, infirmier, aide-soignant).

Concernant la prise de traitement médicamenteux, le rôle de l’AVS consiste en une "aide à la prise de médicaments", ce qui signifie présenter les médicaments préparés à l’avance à la personne âgée, accompagné d’un verre d’eau, d’une cuillère adaptée si besoin. Le médecin traitant de la personne âgée doit fournir un certificat médical stipulant expressément que l’AVS peut aider le bénéficiaire à prendre ces médicaments. Dans tous les cas, l’auxiliaire de vie ne peut apporter qu’une aide à la prise des médicaments et ne peut ni administrer directement les médicaments (y compris les collyres), ni assurer la préparation des produits prescrits par le médecin.  

Il convient de distinguer l’aide à la prise de médicaments de la distribution de médicaments, impliquant la préparation des piluliers, relevant de la compétence exclusive de l’infirmier, du médecin ou du pharmacien ou de la famille.

L’auxiliaire de vie sociale ne peut pas procéder à des actes de manucure ou de pédicure. Chez les personnes âgées ou handicapées, ce geste comporte un risque notamment lors de pathologies telles que le diabète ou de traitement par anticoagulant. L’intervention d’un pédicure est alors nécessaire.