On les a longtemps surnommés « Les Invisibles ». Ils tendent à l’être de moins en moins. Eux, ce sont les 11 millions de proches aidants d’une personne en perte d’autonomie. Plus de 4,5 millions d’entre eux accompagnent une personne âgée dépendante. L’actualité de ces dernières semaines montre que la reconnaissance des proches aidants avance pas à pas. Une reconnaissance de leur rôle essentiel aux côtés des professionnels du grand âge et du handicap mais également de leurs besoins d’être aidés, soutenus, soulagés, relayés.
La parution d’une récente loi sur la reconnaissance des proches aidants prévoit d'intégrer dans la négociation collective des branches professionnelles des mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants.
La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une série de mesures pour les proches aidants serait en réflexion cet été afin d’entrer en vigueur dès 2020. L’indemnisation du congé du proche aidant devrait être au programme. Depuis le 10 mai et jusqu’à fin 2021, des expérimentations de deux nouveaux dispositifs de répit pour les proches aidants sont lancées : le relayage et les séjours de répit aidant-aidé.
Les proches aidants sortent peu à peu de l’oubli. Pour les professionnels de l’aide à domicile, ces conjoints, enfants, frères et sœurs, amis, voisins des personnes en perte d’autonomie sont considérés, depuis longtemps, comme de précieux partenaires.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

07 avril 2016
Prise en charge

Ce que les personnes âgées attendent de leurs soignants

Ce que les personnes âgées attendent de leurs soignants

Du respect, de l’écoute, de l’information. Voici ce que les personnes âgées attendent des professionnels de soins qui les accompagnent.

 

Une des plus fortes attentes des personnes interrogées s’exprime dans le fait d’être traitées avec respect, particulièrement dans les échanges avec le personnel soignant et dans les soins apportés. « Qu’on vous prenne pour des vieilles débiles, moi ça m’énerve, c’est quelque chose de vraiment très choquant, c’est un manque de respect ». Thérèse, 88 ans, à domicile.

 

Les petites marques d’attention et la gentillesse sont particulièrement appréciées. Un sourire, le fait de dire « Bonjour » ou de s’adresser directement à la personne, des gestes de considération sont perçus comme des qualités importantes.

La bienveillance et la compassion des professionnels sont également perçues comme une garantie de la qualité des soins. Les personnes âgées se déclarent très sensibles au niveau d’engagement du personnel soignant, sa disponibilité, l’empathie, l’humanité et les qualités personnelles du médecin. Ceci est particulièrement important lors d’un épisode d’hospitalisation où le besoin d'être entouré et rassuré est grand.

 

La plupart des personnes interrogées insistent sur l’importance d’avoir des explications, les plus précises et intelligibles possibles concernant leurs soins : comment le protocole de soin est construit, quelles sont les différentes étapes du traitement et quels sont les résultats des tests demandés, etc
Les seniors souffrant de polypathologies chroniques considèrent que l ’information régulière sur leur état de santé et leur traitement est essentielle à des soins de haute qualité. Donner aux patients la possibilité de s’exprimer sur les soins et traitements qui leurs sont apportés. « Ceux qui sont informés et consultés sur les soins qui vont leur être prodigués ont de meilleurs résultats en termes de guérison », souligne l’étude.


Pour les personnes polypathologiques, la question de l’articulation des différents intervenants des soins semble être très importante. Lors de la fin d’un épisode d’hospitalisation, certains patients font état d’un sentiment d’abandon, ils aimeraient, à ce moment-là, qu’on les accompagne dans la transition que constitue le retour au domicile. Le problème le plus souvent soulevé est celui de l’aide à la personne pour la gestion des tâches du quotidien.

« A l’hôpital, on s’occupe uniquement de ce qui est médical et quand on sort après c’est Débrouillez-vous ! ».Yvonne, 72 ans, à domicile

 

Le manque de coordination entre différents intervenants pèse sur les aidants

 

Les aidants expriment aussi le besoin de gérer le planning du passage des infirmiers, kinésithérapeutes, médecin traitant et aides à la personne puisque la personne elle-même est souvent dans l’incapacité de coordonner les interventions de chacun. Ce rôle revient souvent aux proches, ils font parfois appel à des associations pour déléguer cette tâche et alléger leur implication. Lorsque les aidants ne font pas appel à des structures spécialisées et qu’ils assument eux-mêmes cette fonction, l’investissement que cela représente peut constituer une source de stress importante pour eux.

Dimensions de la satisfaction des personnes âgées concernant leur prise en charge sanitaire et médico-sociale
En termes d’organisation
• La facilité à s'orienter dans le système de santé
• Les délais d’attente pour l’obtention d’un rendez-vous
• Le temps passé dans la salle d’attente
• Les temps d’attente pour les soins ou dans les services
• La planification de la sortie en cas d’hospitalisation
• La transmission de l’information entre professionnels de santé

Concernant l’expérience des soins
• La qualité de la relation entretenue avec le personnel soignant
• La possibilité de s’exprimer et d'être écouté
• La qualité de l'information reçue
• La participation aux décisions médicales
• La gestion de la douleur