Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

20 mars 2015
Prise en charge

Protéger les droits d'une personne âgée vulnérable

Protéger les droits d'une personne âgée vulnérable

Avec l'avancée en âgée, les facultés physiques ou mentales de la personne âgée peuvent être altérées. La mise en place d'une protection juridique peut alors être nécessaire. Explications.

 


La sauvegarde de justice est un dispositif plutôt léger, souvent provisoire et qui ne peut excéder deux années. Elle permet au majeur placé sous sauvegarde de justice de continuer à exercer ses droits. Seuls certain actes lui sont alors impossibles seul et nécessitent donc l’intervention d’un mandataire spécial. L’intérêt de la sauvegarde de justice réside avant tout dans la réponse qu’elle apporte face à une situation d’urgence qui imposerait de protéger rapidement une personne âgée en attendant que ne soit éventuellement mise en place une curatelle ou une tutelle.Dès que tout est rentré dans l’ordre, cette mesure peut aussitôt être levée.

 

La curatelle
 
Lorsque l’altération des facultés mentales de la personne âgée est plus prononcée, une mise sous curatelle peut en revanche s’avérer judicieuse. Cette mesure d’assistance et de conseil est en effet une réponse appropriée à une incapacité partielle de l’adulte incapable, puisqu’elle vise à protéger les intérêts d’une personne fragile ayant besoin d’être contrôlée pour les actes important de la vie civile.
 
Deux formes de curatelles sont alors possible : la curatelle simple ou la curatelle renforcée. La première concerne une personne âgée ayant conservée un degré d’autonomie suffisant – tant sur le plan physique que psychique – et une capacité à gérer ses affaires. Pourquoi faire intervenir un curateur alors ? Juste pour apporter des conseils. Dans la seconde, en revanche, le rôle du curateur sera beaucoup plus étendu. Il assistera ainsi la personne âgée dans les actes concernant à la fois la protection de sa personne que la gestion de son patrimoine et notamment de ses ressources. Dans ce cas, le curateur percevra les ressources de la personne âgée et règlera ses dépenses sur un compte ouvert à son nom.

 

La tutelle
Enfin, lorsque l’incapacité de la personne âgée est totale, une mise sous tutelle s’imposera. Dans le cadre de cette mesure, qui est la plus contraignante des trois, une personne sera désignée par le juge des tutelles pour agir à la place de la personne pour les actes de gestion et d’administration ; voire de disposition, telles que la vente d’un immeuble ou la souscription d’un emprunt. En revanche, la personne âgée ne pourra être contrainte à effectuer un tel acte car la personne âgée reste maîtresse de ses faits et gestes.