Pour les personnes âgées comme pour leurs proches aidants, la saison estivale est bien souvent une période qui appelle à de nombreuses vigilances. C’est tout particulièrement vrai quand la France est touchée par un épisode caniculaire comme c’est le cas depuis le 24 juin. Les températures devraient osciller sur la plupart des régions entre 35 °C à 39 °C pendant toute la semaine.
Avec le réchauffement climatique, ces épisodes caniculaires seront de plus en plus nombreux et de plus en plus intenses. Depuis la canicule de 2003 et ses 15.000 décès entre le 1er et 20 août, majoritairement chez les personnes âgées, la France a adopté le Plan national canicule, un dispositif de prévention efficace. Mais il n’est pas superflu de rappeler, comme le fait Domimag, les mesures de précaution à prendre pour protéger les personnes âgées lors des fortes chaleurs.
Redoublons de vigilance surtout avec les personnes âgées isolées ! Celles qui le sont tout au long de l’année tout comme celles qui le seront durant les mois de juillet et d’août, avec le départ en vacances de leurs proches. Repérer, prévenir, conseiller, sensibiliser : quand les températures grimpent, les professionnels de l’aide à domicile jouent alors un rôle clé auprès des seniors les plus fragiles.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

16 mars 2018
Prise en charge

Dépendance : ce que les Français attendent de l'Etat

Dépendance : ce que les Français attendent de l'Etat

Les Français attendent majoritairement de l'État plus de prise en charge de la dépendance et continuent de privilégier les solutions de prise en charge à domicile.

 

Selon une enquête réalisée à la demande de la DREES par l'Institut BVA (1), pour 66 % des Français, c'est à l'État et aux pouvoirs publics de prendre en charge financièrement les personnes âgées dépendantes, contre 24% pour qui cela doit principalement relever des enfants ou des familles des personnes âgées dépendantes, et 9% qui considèrent que cela doit principalement relever «des personnes âgées dépendantes elles-mêmes, en épargnant ou souscrivant une assurance privée».


Pour 47% des Français, la création d'une cotisation spécifique à la dépendance doit rester facultative et pour 69%d'entre eux, l'aide financière doit être uniquement accordée aux personnes ayant de faibles revenus.
Dans l'hypothèse où serait créée une cotisation spécifique pour être couvert au cas où l'on devienne dépendant, une majorité de Français estiment que cette cotisation ne devrait exister que pour ceux qui le veulent (47%), quand 33% estiment qu'elle devrait être «obligatoire pour tous» et 19% «obligatoire, à partir d'un certain âge».

 

 

22% des Français interrogés se disent actuellement en situation d'apporter une aide régulière et bénévole à une personne âgée dépendante vivant chez eux, chez elle ou ailleurs (institution...).

Parmi eux, quatre aidants sur dix estiment passer entre 1 heure  et 3 heures avec leur proche dépendant chaque semaine, sans compter les moments de soutien moral (41%), 19% moins d'1 heure et 35% plus de 3 heures par semaine. 5% des Français aidants vivent avec le proche dépendant.

Quelles sont les solutions attendues par les aidants ?

De plus, trois quarts d'entre eux ont le sentiment de ne pas être suffisamment aidés et considérés en tant qu'aidants par les pouvoirs publics (75%, contre 20% qui sont d'un avis contraire). S'agissant des solutions attendues en priorité pour améliorer la situation des aidants, les Français citent avant tout l'ouverture de centres d'accueil de jour pour recevoir les personnes dépendantes dans la semaine(38%), devant l'idée de fournir une aide financière (25%), mais aussi de permettre un meilleur aménagement du temps de travail (17%) et de permettre aux aidants d'être formés (16%).

Pour les ménages bénéficiaires de prestations liées au handicap, à l'invalidité ou à la dépendance (AAH, APA, PCH...), la priorité doit être de fournir une aide financière (35%).

 

(1) Ce sondage a été réalisé en face-à-face par l'institut BVA d'octobre à décembre 2017, auprès d'un échantillon de 3.009 personnes âgées de 18 ans et plus, sélectionnées selon la méthode des quotas.