On juge une société à la manière dont elle traite ses anciens. Si l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie concerne aujourd’hui près de 5 millions de Français en tant que proches aidants, le rôle et la place que l’on souhaite donner aux plus âgés dans notre société implique chacun d’entre nous.

Le ministère des Solidarités et de la Santé a lancé une grande consultation citoyenne sur la prise en charge de la perte d’autonomie. Pendant deux mois, du 1er octobre au 9 décembre 2018, les Français(es), y compris les plus jeunes, vont pouvoir répondre librement à la question : « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? »

Des groupes d’expression et des entretiens individuels seront organisés pour recueillir la parole des personnes âgées, des familles et des professionnels. Cette consultation de la société civile nourrira la réflexion du gouvernement au moment de préparer le projet de loi « Grand âge et autonomie » en 2019.

Et vous, quelles sont vos propositions et idées pour une société inclusive pour les personnes âgées ?

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

16 mars 2018
Prise en charge

Dépendance : ce que les Français attendent de l'Etat

Dépendance : ce que les Français attendent de l'Etat

Les Français attendent majoritairement de l'État plus de prise en charge de la dépendance et continuent de privilégier les solutions de prise en charge à domicile.

 

Selon une enquête réalisée à la demande de la DREES par l'Institut BVA (1), pour 66 % des Français, c'est à l'État et aux pouvoirs publics de prendre en charge financièrement les personnes âgées dépendantes, contre 24% pour qui cela doit principalement relever des enfants ou des familles des personnes âgées dépendantes, et 9% qui considèrent que cela doit principalement relever «des personnes âgées dépendantes elles-mêmes, en épargnant ou souscrivant une assurance privée».


Pour 47% des Français, la création d'une cotisation spécifique à la dépendance doit rester facultative et pour 69%d'entre eux, l'aide financière doit être uniquement accordée aux personnes ayant de faibles revenus.
Dans l'hypothèse où serait créée une cotisation spécifique pour être couvert au cas où l'on devienne dépendant, une majorité de Français estiment que cette cotisation ne devrait exister que pour ceux qui le veulent (47%), quand 33% estiment qu'elle devrait être «obligatoire pour tous» et 19% «obligatoire, à partir d'un certain âge».

 

 

22% des Français interrogés se disent actuellement en situation d'apporter une aide régulière et bénévole à une personne âgée dépendante vivant chez eux, chez elle ou ailleurs (institution...).

Parmi eux, quatre aidants sur dix estiment passer entre 1 heure  et 3 heures avec leur proche dépendant chaque semaine, sans compter les moments de soutien moral (41%), 19% moins d'1 heure et 35% plus de 3 heures par semaine. 5% des Français aidants vivent avec le proche dépendant.

Quelles sont les solutions attendues par les aidants ?

De plus, trois quarts d'entre eux ont le sentiment de ne pas être suffisamment aidés et considérés en tant qu'aidants par les pouvoirs publics (75%, contre 20% qui sont d'un avis contraire). S'agissant des solutions attendues en priorité pour améliorer la situation des aidants, les Français citent avant tout l'ouverture de centres d'accueil de jour pour recevoir les personnes dépendantes dans la semaine(38%), devant l'idée de fournir une aide financière (25%), mais aussi de permettre un meilleur aménagement du temps de travail (17%) et de permettre aux aidants d'être formés (16%).

Pour les ménages bénéficiaires de prestations liées au handicap, à l'invalidité ou à la dépendance (AAH, APA, PCH...), la priorité doit être de fournir une aide financière (35%).

 

(1) Ce sondage a été réalisé en face-à-face par l'institut BVA d'octobre à décembre 2017, auprès d'un échantillon de 3.009 personnes âgées de 18 ans et plus, sélectionnées selon la méthode des quotas.