Ouvrir la porte du réfrigérateur d’une personne âgée fragile pour vérifier s’il n’est pas vide, vérifier son poids régulièrement... La vigilance est de mise pour prévenir ou stopper la dénutrition des personnes âgées fragiles vivant à domicile. De 4 à 10 % des personnes âgées de plus de 70 ans qui vivent toujours chez elles et 20 à 40 % des personnes hospitalisées souffrent de dénutrition.

Comme le rappelle le Collectif de lutte contre la dénutrition qui a lancé, le 26 novembre, une grande campagne de prévention nationale : « la faim tue, l’absence de faim aussi ». La dénutrition est une maladie invisible qui touche près de 2 millions de personnes en France. Et contrairement aux idées reçues, elle ne concerne pas uniquement les personnes en précarité sociale.
Par ailleurs, même si l’appétit peut diminuer avec l’avancée en âge, les besoins nutritionnels des sujets âgés ne diffèrent pas de ceux de la population adulte. Raison de plus pour être attentif aux variations de poids, à la nutrition des plus âgés.

Les intervenants à domicile sont une aide précieuse pour lutter contre ce fléau silencieux en assurant la préparation et l’aide aux repas des personnes âgées en perte d’autonomie et des seniors isolés. Les professionnels de l’aide à domicile sont également des « sentinelles » pour alerter les professionnels de santé (médecin, infirmier libéral, kinésithérapeute...) et les proches aidants d’une perte d’appétit et de poids chez la personne âgée accompagnée.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

19 novembre 2015
Prise en charge

Des formations pour les aidants de personne aphasique 

Des formations pour les aidants de personne aphasique 

En France, l’aphasie, cette perte totale ou partielle du langage, touche plus de 300.000 personnes. Être aidant d'une personne aphasique est compliqué. Des formations existent.

 

On parle d’aphasie lorsqu’un individu a perdu totalement ou partiellement la capacité de communiquer par le langage, c’est-à-dire de parler et/ou de comprendre ce qui lui est dit.


Vivre au quotidien avec une personne qui a totalement ou partiellement perdu l'usage de la parole est souvent très lourd. Discuter, comprendre, téléphoner, regarder la télévision, lire, faire des comptes… : tout devient compliqué pour une personne aphasique. Et l’entourage, les aidants, peuvent être déstabilisés.  

L’aphasie engendre d’importantes répercussions (sociales, psychologiques…) dans la vie quotidienne des personnes touchées et de leur entourage.
Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) représentent la principale cause des aphasies. L’âge moyen de survenue d’un AVC est de 73 ans.
Autres causes : les tumeurs cérébrales, la maladie d'Alzheimer et certaines causes infectieuses ou inflammatoires très rares. Cette séquelle neurologique se traduit par une perte partielle ou totale de la faculté de s'exprimer et de comprendre le langage. Ces conséquences peuvent entraîner une souffrance, une perte d'autonomie majeure ayant des répercussions sur la qualité de vie et rendant nécessaire la présence d'aidants familiaux.

 

L’aidant, un rôle clé dans la stimulation


Le retour à une autonomie de communication, dépend des soins médicaux et paramédicaux, mais aussi en grande partie de la motivation du patient et de la stimulation de l'entourage. L'aidant n'a pas un rôle dans la rééducation mais dans l'accompagnement.  
Mieux comprendre l'aphasie est ainsi une des clés pour mieux accompagner la personne aphasique, rétablir l'équilibre de la relation, la communication.  


Un plan de formation et d'information

 

Depuis décembre 2014, et jusqu’à fin 2017, à l’initiative de la Fédération nationale des aphasiques de France (FNAF), la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a financé, un plan de formation et d’information à destination des aidants de personnes aphasiques.

 

60 sessions de sensibilisation pour les aidants (et ouvertes au grand public). Cette soirée de sensibilisation à pour objectifs :
- Rompre la sensation d’isolement des aidants familiaux,
- Les informer sur l’univers institutionnel et associatif,
- Connaitre leurs attentes en termes de programmes de formation, d’aide et de soutien.
- Présenter aux aidants un programme de formation en deux partie

85 sessions de formation pour les aidants. Deux principaux thèmes ont été retenus :
Mieux communiquer : formation animée par un orthophonique et destinée à évaluer, à faciliter et à améliorer la communication avec la personne aphasique.

Mieux vivre : formation animée par un psychologue pour comprendre les répercussions psychologiques sur l'aidant et mieux connaître les ressources psycho-sociales.
Pour connaître les lieux et les dates des sessions de formation, consulter le site de la Fédération Nationale des aphasiques de France (FNAF) www.aphasie.fr.


Un outil utile : Le livret sans parole


Ce livret comprend 500 images, par thèmes et en couleurs. Il permet à la personne aphasique de se faire comprendre en montrant à leur interlocuteur ce qu'il désire. Ce livret est disponible sur le site www.aphasie-avc.fr (rubrique télécharger).