Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

19 novembre 2015
Prise en charge

Des formations pour les aidants de personne aphasique 

Des formations pour les aidants de personne aphasique 

En France, l’aphasie, cette perte totale ou partielle du langage, touche plus de 300.000 personnes. Être aidant d'une personne aphasique est compliqué. Des formations existent.

 

On parle d’aphasie lorsqu’un individu a perdu totalement ou partiellement la capacité de communiquer par le langage, c’est-à-dire de parler et/ou de comprendre ce qui lui est dit.


Vivre au quotidien avec une personne qui a totalement ou partiellement perdu l'usage de la parole est souvent très lourd. Discuter, comprendre, téléphoner, regarder la télévision, lire, faire des comptes… : tout devient compliqué pour une personne aphasique. Et l’entourage, les aidants, peuvent être déstabilisés.  

L’aphasie engendre d’importantes répercussions (sociales, psychologiques…) dans la vie quotidienne des personnes touchées et de leur entourage.
Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) représentent la principale cause des aphasies. L’âge moyen de survenue d’un AVC est de 73 ans.
Autres causes : les tumeurs cérébrales, la maladie d'Alzheimer et certaines causes infectieuses ou inflammatoires très rares. Cette séquelle neurologique se traduit par une perte partielle ou totale de la faculté de s'exprimer et de comprendre le langage. Ces conséquences peuvent entraîner une souffrance, une perte d'autonomie majeure ayant des répercussions sur la qualité de vie et rendant nécessaire la présence d'aidants familiaux.

 

L’aidant, un rôle clé dans la stimulation


Le retour à une autonomie de communication, dépend des soins médicaux et paramédicaux, mais aussi en grande partie de la motivation du patient et de la stimulation de l'entourage. L'aidant n'a pas un rôle dans la rééducation mais dans l'accompagnement.  
Mieux comprendre l'aphasie est ainsi une des clés pour mieux accompagner la personne aphasique, rétablir l'équilibre de la relation, la communication.  


Un plan de formation et d'information

 

Depuis décembre 2014, et jusqu’à fin 2017, à l’initiative de la Fédération nationale des aphasiques de France (FNAF), la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a financé, un plan de formation et d’information à destination des aidants de personnes aphasiques.

 

60 sessions de sensibilisation pour les aidants (et ouvertes au grand public). Cette soirée de sensibilisation à pour objectifs :
- Rompre la sensation d’isolement des aidants familiaux,
- Les informer sur l’univers institutionnel et associatif,
- Connaitre leurs attentes en termes de programmes de formation, d’aide et de soutien.
- Présenter aux aidants un programme de formation en deux partie

85 sessions de formation pour les aidants. Deux principaux thèmes ont été retenus :
Mieux communiquer : formation animée par un orthophonique et destinée à évaluer, à faciliter et à améliorer la communication avec la personne aphasique.

Mieux vivre : formation animée par un psychologue pour comprendre les répercussions psychologiques sur l'aidant et mieux connaître les ressources psycho-sociales.
Pour connaître les lieux et les dates des sessions de formation, consulter le site de la Fédération Nationale des aphasiques de France (FNAF) www.aphasie.fr.


Un outil utile : Le livret sans parole


Ce livret comprend 500 images, par thèmes et en couleurs. Il permet à la personne aphasique de se faire comprendre en montrant à leur interlocuteur ce qu'il désire. Ce livret est disponible sur le site www.aphasie-avc.fr (rubrique télécharger).