L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

23 février 2018
Prise en charge

La personne de confiance, un allié à vos côtés

La personne de confiance, un allié à vos côtés

Face à la maladie ou la perte d'autonomie, désigner une personne de confiance peut être un moyen d'être assisté en cas de besoin. Explications.

Depuis la loi du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, un patient peut désigner une personne de confiance qui va l'accompagner dans son parcours médical. Depuis octobre 2016, un décret détaille la désignation d'une personne de confiance avant l'entrée dans un établissement pour personnes âgées ou en cas de recours à un service médico-social (service d'aide à domicile, service de soins infirmiers à domicile...).

 

Quel est son rôle ?


Quand le patient est lucide, la personne de confiance l'accompagne dans son parcours de soins.?Elle assiste aux entretiens médicaux. Elle peut conseiller le patient dans ses prises de décisions.

Elle doit s'exprimer au nom du patient, et non en son nom. Mais parfois, si le patient n'ose pas ou s'il est sous le choc d'une annonce, elle peut poser des questions que le patient aurait souhaité poser et recevoir du médecin des explications qu'elle pourra répéter au patient.
Si le patient est hors d'état d'exprimer sa volonté, aucune intervention ne peut être réalisée sans que la personne de confiance n'ait été consultée, sauf urgence ou impossibilité de la contacter.

 

Comment la désigner ?

La démarche est simple : il suffit de la nommer par écrit. La personne de confiance peut être un parent, un proche ou le médecin traitant. Ce choix n'est pas définitif. La personne de confiance peut être révoquée à tout moment.

Personne de confiance et secret médical

Le secret médical n'est pas levé vis-à-vis de la personne de confiance qui n'a pas accès au dossier médical. Toutefois, en cas de diagnostic grave, la personne de confiance peut recevoir les informations nécessaires pour soutenir la personne malade, sauf si celle-ci s'y est opposée.

La personne de confiance peut être consultée par les médecins pour rendre compte de ses volontés si la personne malade n'est plus en mesure de les exprimer. Dans ce cas précis, le médecin ou l'équipe médicale consulte en priorité la personne de confiance. Il est donc primordial que la personne de confiance connaisse les volontés de la personne pour qu'elles puissent les indiquer. Les directives anticipées peuvent également lui être confiées.
En cas de diagnostic grave, et sauf opposition du malade, les professionnels de santé sont autorisés à informer la personne de confiance de manière à ce qu'elle puisse apporter le soutien nécessaire à la personne malade. Lorsque la personne malade est hors d'état d'exprimer sa volonté, la personne de confiance est la première à être informée de l'état de santé du malade et la première consultée sur les soins à prodiguer.

 

Personne de confiance et aide à domicile

Votre personne de confiance sera consultée par le service d'aide à domicile qui vous prend en charge au cas où vous rencontriez des difficultés dans la connaissance et la compréhension de vos droits. Cette consultation n'a pas vocation à se substituer à vos décisions.