Qui dit nouvelle année, dit nouvelles résolutions, nouvelles priorités. Pour la stratégie nationale de santé 2018-2022, la prévention et la promotion de la santé seront deux axes centraux. En somme, mieux vaut prévenir que guérir !
Les personnes âgées comptent parmi les publics prioritaires avec la prévention de la perte d’autonomie.

En ligne de mire ? La prévention de la dénutrition qui passe par une alimentation adéquate et une activité physique régulière et adaptée. La prévention de la dépression des seniors notamment grâce à la lutte contre le risque d’isolement social. Haro également sur la iatrogénie médicamenteuse et les chutes, principaux facteurs d’hospitalisation évitable des personnes âgées et qui accentuent la dégradation de l’état de santé et l’entrée en dépendance.
 
Après la loi d’adaptation de la société au vieillissement, la stratégie nationale de santé 2018-2022 entend renforcer, à son tour, le repérage et la reconnaissance du rôle des aidants des personnes âgées, handicapées, ou atteintes de maladies chroniques.

Un soutien indispensable pour ces 11 millions de personnes dont l'engagement auprès de leurs proches a souvent des effets négatifs sur leurs revenus, leur vie professionnelle et sociale, leur état de santé et leur bien-être. Un soutien qui reposera également sur le développement des dispositifs de répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

29 novembre 2016
Prise en charge

Fin de vie : les Français encore mal informés

Fin de vie : les Français encore mal informés

 Une grande majorité des Français - 62 % - ignorent leurs droits et le cadre légal de la fin de vie. Tel est le principal enseignement d’une étude (1) de l’Ifop rendue publique mardi 22 novembre par la Fondation Adréa.

 

 

Une étude de l’institut de sondages Ifop, rendue publique par la Fondation Adréa*, souligne la grande méconnaissance de la loi sur la fin de vie, proposée par les députés Jean Leonetti et Alain Claeys et votée en février 2016. Le premier enseignement est que seuls 53% des Français considèrent que la fin de vie est bien prise en charge dans notre pays. Pourtant, certains dispositifs - que la grande majorité des Français pensent nécessaires- existent déjà sans que ces derniers le sachent forcément.

 

 

Plus de dix ans après la loi Léonetti de 2005, pratiquement les deux-tiers (62%) des sondés n’ont jamais entendu parler de la nouvelle Loi encadrant la fin de vie qui instaure un droit à une sédation profonde et continue.: « C’est un chiffre surprenant. Cette loi en effet a fait suite à tous les débats autour du cas douloureux de Vincent Lambert qui a semblé fortement interpeller les Français. Et c’est comme si elle avait été votée sans que personne n’en sache rien ou presque », commente Christiane Hubert, présidente de la Fondation Adréa.

 

Les directives anticipées, encore méconnues

 

Les Français méconnaissent encore la possibilité de remplir des directives anticipées, ce document que toute personne peut rédiger en prévision de sa propre fin de vie. Selon l’étude de la Fondation Adrea, alors que « 92 % des Français jugent important de faire connaître ses volontés, 44 % seulement ont déjà entendu parler de ces directives ». Et seuls 21 % savent de quoi il s’agit.

Parmi les 44 % des Français ayant déjà entendu parler des directives anticipées, 12 % les ont rédigées.

 

La possibilité d’une sédation profonde et continue (à laquelle 88% des Français sont favorables) fait partie des nouveaux droits créés par la loi Claeys-Léonetti du 3 février 2016. pour les personnes atteintes de maladies graves et incurables, dont le « pronostic vital est engagé à court terme » et qui présentent une « souffrance réfractaire aux traitements ». Mais « 53 % des français interrogés pensent encore que cette sédation n’est toujours pas autorisée, tandis que 88 % se déclarent favorables à cette possibilité d’arrêter les soins et de soulager les souffrances par un traitement provoquant une diminution de la conscience.

 

Le manque de recours aux solutions proposées aux aidants familiaux ayant accompagné un proche en fin de vie est lui aussi flagrant : seuls 22%)des proches a bénéficié d’une information et d’un soutien apporté par un professionnel de santé ou une association spécialisée sur la fin de vie, de jours de congés à titre exceptionnel (17%), d’une solution gratuite d’hébergement en institution
(11 %), de la présence d’un accompagnant bénévole agissant dans le cadre d’une association du champ de la fin de vie (8 %).

 

La fin de vie à domicile plébiscitée

 

Autre point : une large majorité des sondés (85%), sans trop de surprise d’ailleurs, préfère le domicile comme lieu de fin de vie. La moitié (51%) estime « primordial » et 41% « important » que leurs proches soient dès aujourd’hui au courant de ce qu’ils souhaitent en matière de soins et de traitements, dans le cas où, en situation de fin de vie, ils ne soient pas en mesure d’exprimer leur volonté. Et pourtant, seuls 12% ont rédigé leurs directives anticipées... Enfin, les trois situations qui font le plus peur aux Français concernant leur propre fin de vie sont : perdre la tête (55%), la dépendance (53%) et la douleur physique (46%).

 

* L'étude a été réalisée auprès de 1002 Français, âgés de 18 ans et plus