L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

15 janvier 2015
Prise en charge

Savoir accompagner un proche face au cancer

Savoir accompagner un proche face au cancer

Apprendre que l’on souffre d’un cancer est un choc violent. Il appartient à l’entourage d'accompagner et soutenir le malade pour lui épargner un sentiment d’abandon.

 

Le cancer ne tue plus systématiquement. Il n’en est pas moins redouté. Pour tout un chacun, le « crabe » est en effet synonyme de mort à court terme. D’où un sentiment de fragilité et une source d’angoisses certaines voire de peur de l’avenir pour toute personne apprenant qu’elle est affectée par un cancer.

Cet accompagnement d’un proche peut se révéler d’autant plus essentiel que le patient esseulé pourrait sombrer dans une forme de dépression et ne plus trouver la force de se battre contre cet ennemi silencieux. Or, plus que pour tout autre maladie, le mental est un élément essentiel pour guérir d’un cancer. Il est donc fondamental à la fois de prodiguer les conseils rassurants et de témoigner chaleur et compréhension aux malades cancéreux.

Pas question pour autant de les noyer dans un flot de paroles lénifiantes. Il faut avant tout les laisser parler et savoir les écouter. Il n’existe rien de pire en effet qu’un discours qui sonne faux ou laisse percevoir une once d’inquiétude.

 

Comprendre la maladie pour mieux soutenir

 

Selon la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades « en cas de diagnostic ou de pronostic grave, le secret médical n’interdit pas à la famille, aux proches de la personne malade ou à la personne de confiance de recevoir les informations nécessaires destinées à leur permettre d’apporter un soutien direct à celle-ci, sauf opposition de sa part ». Outre votre familiarisation avec la terminologie oncologique, vous pourrez recevoir les informations émanant du corps médical, dès lors que le patient aura autorisé les médecins à vous les transmettre. Vous serez ainsi à même d’éviter les deux écueils auxquels sont confrontés les proches : la panique et la minimisation de la situation.

Accompagner votre proche malade lors de sa/ses consultation(s) chez le médecin spécialiste comme chez le médecin traitant peut se révéler une étape capitale. Vous serez à même de mieux comprendre en quoi consistent les examens et les traitements qui lui seront prescrits et ainsi de palier à d’éventuelles incompréhensions et autres mauvaises interprétations.

Il est donc primordial pour tout proche de s’imprégner d’un minimum de culture oncologique. Sans chercher, bien évidemment, à se substituer aux médecins ni aux membres de l’équipe soignante, les proches devront ainsi acquérir les notions techniques élémentaires sur cette maladie et se familiariser avec le vocabulaire oncologique.

Il faut, par exemple éviter de comparer une situation avec une autre car les caractéristiques d’un cancer diffèrent d’un malade à l’autre. A l’inverse, dès lors que vous poserez les bonnes questions, vous serez à même de bien comprendre la situation dans laquelle évolue le malade et ainsi de lui apporter les bonnes réponses. En clair de le comprendre et de le rassurer.