On les a longtemps surnommés « Les Invisibles ». Ils tendent à l’être de moins en moins. Eux, ce sont les 11 millions de proches aidants d’une personne en perte d’autonomie. Plus de 4,5 millions d’entre eux accompagnent une personne âgée dépendante. L’actualité de ces dernières semaines montre que la reconnaissance des proches aidants avance pas à pas. Une reconnaissance de leur rôle essentiel aux côtés des professionnels du grand âge et du handicap mais également de leurs besoins d’être aidés, soutenus, soulagés, relayés.
La parution d’une récente loi sur la reconnaissance des proches aidants prévoit d'intégrer dans la négociation collective des branches professionnelles des mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants.
La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une série de mesures pour les proches aidants serait en réflexion cet été afin d’entrer en vigueur dès 2020. L’indemnisation du congé du proche aidant devrait être au programme. Depuis le 10 mai et jusqu’à fin 2021, des expérimentations de deux nouveaux dispositifs de répit pour les proches aidants sont lancées : le relayage et les séjours de répit aidant-aidé.
Les proches aidants sortent peu à peu de l’oubli. Pour les professionnels de l’aide à domicile, ces conjoints, enfants, frères et sœurs, amis, voisins des personnes en perte d’autonomie sont considérés, depuis longtemps, comme de précieux partenaires.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

15 janvier 2015
Prise en charge

Savoir accompagner un proche face au cancer

Savoir accompagner un proche face au cancer

Apprendre que l’on souffre d’un cancer est un choc violent. Il appartient à l’entourage d'accompagner et soutenir le malade pour lui épargner un sentiment d’abandon.

 

Le cancer ne tue plus systématiquement. Il n’en est pas moins redouté. Pour tout un chacun, le « crabe » est en effet synonyme de mort à court terme. D’où un sentiment de fragilité et une source d’angoisses certaines voire de peur de l’avenir pour toute personne apprenant qu’elle est affectée par un cancer.

Cet accompagnement d’un proche peut se révéler d’autant plus essentiel que le patient esseulé pourrait sombrer dans une forme de dépression et ne plus trouver la force de se battre contre cet ennemi silencieux. Or, plus que pour tout autre maladie, le mental est un élément essentiel pour guérir d’un cancer. Il est donc fondamental à la fois de prodiguer les conseils rassurants et de témoigner chaleur et compréhension aux malades cancéreux.

Pas question pour autant de les noyer dans un flot de paroles lénifiantes. Il faut avant tout les laisser parler et savoir les écouter. Il n’existe rien de pire en effet qu’un discours qui sonne faux ou laisse percevoir une once d’inquiétude.

 

Comprendre la maladie pour mieux soutenir

 

Selon la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades « en cas de diagnostic ou de pronostic grave, le secret médical n’interdit pas à la famille, aux proches de la personne malade ou à la personne de confiance de recevoir les informations nécessaires destinées à leur permettre d’apporter un soutien direct à celle-ci, sauf opposition de sa part ». Outre votre familiarisation avec la terminologie oncologique, vous pourrez recevoir les informations émanant du corps médical, dès lors que le patient aura autorisé les médecins à vous les transmettre. Vous serez ainsi à même d’éviter les deux écueils auxquels sont confrontés les proches : la panique et la minimisation de la situation.

Accompagner votre proche malade lors de sa/ses consultation(s) chez le médecin spécialiste comme chez le médecin traitant peut se révéler une étape capitale. Vous serez à même de mieux comprendre en quoi consistent les examens et les traitements qui lui seront prescrits et ainsi de palier à d’éventuelles incompréhensions et autres mauvaises interprétations.

Il est donc primordial pour tout proche de s’imprégner d’un minimum de culture oncologique. Sans chercher, bien évidemment, à se substituer aux médecins ni aux membres de l’équipe soignante, les proches devront ainsi acquérir les notions techniques élémentaires sur cette maladie et se familiariser avec le vocabulaire oncologique.

Il faut, par exemple éviter de comparer une situation avec une autre car les caractéristiques d’un cancer diffèrent d’un malade à l’autre. A l’inverse, dès lors que vous poserez les bonnes questions, vous serez à même de bien comprendre la situation dans laquelle évolue le malade et ainsi de lui apporter les bonnes réponses. En clair de le comprendre et de le rassurer.