La période de fin d'année est synonyme de festivités et de retrouvailles notamment en famille. Néanmoins, cette période peut s'avérer difficile pour les personnes âgées, notamment celles qui sont en perte d’autonomie.

Bien entendu, des précautions sont à prendre pour prévenir les affections saisonnières chez les plus fragiles telles que la gastro-entérite ou la grippe. Mais la vigilance s’impose pour éviter un mal plus insidieux, plus silencieux : celui de la solitude des personnes âgées. En France, près d’un quart des personnes de plus de 70 ans souffre d’isolement social. 1 personne âgée sur 4 est seule dans l’Hexagone.

Eclatement de la famille, perte du conjoint, éloignement des enfants, diminution des capacités physiques, précarité économique… beaucoup de raisons peuvent conduire à vieillir seul (e).
Selon la Fondation Médéric Alzheimer, la solitude est considérée comme un déterminant du déclin cognitif chez les personnes âgées. Autre constat : la solitude des aidants familiaux face à la maladie de leur proche âgé aboutit à ce que 38% d’entre eux meurent avant la personne dont ils ont la charge.

La priorité, c’est donc de lutter contre cette solitude et, avant tout, de la repérer. Les professionnels de l’accompagnement à domicile sont de véritables sentinelles pour lutter contre ce fléau. L’aide à domicile permet de renouer le lien social. Les mairies, les communes et les centres communaux d’action sociale (CCAS) proposent des dispositifs afin de réduire les conséquences de l’isolement chez les personnes âgées : des bénévoles rendent visite aux personnes âgées chez eux une fois par semaine afin de leur tenir compagnie.

71% des Français se disent prêts à s'engager contre la solitude des personnes âgées. Et si vous commenciez dès aujourd’hui ?

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile. Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

05 décembre 2016
Solutions de répit

Les conditions pour une retraite à 65 ans pour les aidants

Les conditions pour une retraite à 65 ans pour les aidants

Les salarié(e)s ayant interrompu leur activité professionnelle pour s'occuper, à titre non professionnel, d'une personne handicapée en qualité d'aidant familial ou de tierce personne peuvent bénéficier d'une retraite à taux plein à 65 ans, contre 67 ans pour les autres assurés.

 

Les assurés ayant interrompu leur activité professionnelle pour s’occuper d’une personne handicapée en qualité d’aidant familial ou de tierce personne peuvent bénéficier d’une retraite à taux plein à 65 ans.

Une circulaire de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) du 14 octobre 2016 précise les conditions de mise en œuvre de cette mesure prévue par la loi du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites.

L'aidant familial est la personne qui vient en aide à une personne handicapée ou dépendante bénéficiaire de la prestation de compensation du handicap (PCH). Un lien de parenté doit unir l'aidant et la personne aidée. L'aidant peut être :

- le conjoint, le concubin, le partenaire de Pacs, l'ascendant, le descendant ou le collatéral jusqu'au quatrième degré de la personne handicapée.

- l'ascendant, le descendant ou le collatéral jusqu'au 4e degré de l'autre membre du couple.

L’aide peut être prodiguée : - au domicile de l’aidant ou celui de la personne handicapée ; - de façon permanente ou non.

La tierce personne vient en aide à une personne handicapée bénéficiaire de l'allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP). Elle ne doit pas avoir nécessairement de lien de parenté avec la personne handicapée.

L'assuré doit déclarer avoir assisté la personne handicapée en qualité d'aidant familial ou de tierce personne.

 

Les conditions à respecter

 

Les conditions d'interruption de l'activité pour que le droit à pension de retraite à taux plein à 65 ans soit accordé sont également précisées dans la circulaire de la CNAV :

- nature de l’interruption (définitive ou temporaire) ;

- durée ;

- justification.

 

La nature et la durée de l’interruption d'activité

 

L’interruption doit s’entendre comme d’une inactivité totale et non d’une simple diminution d’activité (notamment un temps partiel).

 

L’interruption d’activité a pu être : - soit temporaire, sous la forme, en ce qui concerne une activité salariée, d’un congé non rémunéré pour convenances ou raisons personnelles, négocié entre l’assuré et son employeur ; - soit définitive, entraînant, en ce qui concerne une activité salariée, la rupture du contrat de travail.

 

Les assurés ayant servi d’aidant familial ou de tierce personne à une personne handicapée bénéficiaire des aides humaines de la PCH ou de l’ACTP doivent avoir interrompu leur activité professionnelle pendant une durée minimale d’au moins 30 mois.

Les 30 mois d’interruption doivent être consécutifs. Plusieurs interruptions discontinues atteignant au total 30 mois ne permettent pas d’ouvrir droit au dispositif.

 

Exemples :

 

1) Interruption d’activité du 1er janvier 2016 au 30 juin 2018 : la condition est remplie.

2) Interruption d’activité : - du 1 er janvier 2016 au 30 septembre 2016 ; - du 1er mars 2017 au 31 janvier 2017 ; - du 1er juillet 2017 au 30 avril 2018 : la condition n'est pas remplie, bien que les trois périodes d’interruption discontinues atteignent au total 30 mois.

 

Le dossier de demande de retraite

 

Lors de la demande de retraite, l’assuré doit indiquer s’il a interrompu son activité professionnelle pendant au moins 30 mois pour s’occuper d’une personne handicapée en qualité d’aidant familial ou de tierce personne. La caisse de retraite détermine alors si les conditions requises (justification du statut d’aidant ou de tierce personne, interruption de l’activité…) sont réunies

Cette mesure, applicable aux assurés nés à partir du 1er juillet 1951, permet, en pratique, aux intéressés, d'obtenir leur pension de vieillesse au taux plein, au plus tôt au 1er juillet 2016.