Selon l’association France Alzheimer, lorsque l’on additionne les malades et leurs « aidants », 3 millions de personnes sont concernées par l’Alzheimer. Et ce fléau devrait gagner encore du terrain.
En 2020, la France devrait compter 1,3 million de personnes souffrant de cette maladie neurodégénérative.
En clair, 1 Français de plus de 65 ans sur 4 sera concerné. Aujourd’hui, près des deux tiers des personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer vivent à domicile. Et ce soutien à domicile ne pourrait se faire sans l’intervention de professionnels de l’aide à domicile et l’investissement des aidants familiaux.
Une implication et un accompagnement qui se font sur la durée puisque le maintien à domicile des malades d’Alzheimer est de presque 7 ans en moyenne avant l’institutionnalisation.

Vivre au mieux avec la maladie …
Sécurisation de l’environnement, adaptation du logement, information et formation sur la pathologie… pour les aidants professionnels et familiaux, le maintien à domicile des malades demande une forte mobilisation et un investissement humain important. La recherche scientifique avance à grands pas dans la compréhension des mécanismes qui provoquent ces lésions du cerveau mais pour l’heure il n’existe aucun traitement de la maladie d'Alzheimer.

…vivre au mieux pour éviter la maladie.
Selon plusieurs études, l’apparition des symptômes de la maladie d’Alzheimer pourrait être retardée dans 30% des cas grâce à une prévention de certains facteurs de risques : la sédentarité, le manque d’activité intellectuelle, les mauvaises habitudes alimentaires, le manque de sommeil ou encore, de faibles interactions sociales. La maladie d’Alzheimer n’est pas une fatalité. 

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

21 septembre 2017
Prévention

Adoptez une hygiène de vie "anti-Alzheimer"

Adoptez une hygiène de vie "anti-Alzheimer"

En adoptant tôt un mode de vie qui permet de maintenir la forme physique et intellectuelle, chacun peut retarder de plusieurs années le déclin cognitif lié à la maladie d’Alzheimer. Découvrez les conseils de la Fondation de la recherche médicale.

 

La maladie d’Alzheimer peut être retardée. Les chercheurs sont unanimes sur ce point. « Face à une maladie incurable, plusieurs études convergent pour affirmer que la prévention peut jouer un rôle primordial ; non pas en empêchant l’apparition des lésions dans le cerveau, mais en retardant l’apparition des symptômes de la maladie, et par conséquent en améliorant la qualité de vie et en repoussant l’âge de la dépendance », rappelle la Fondation pour la recherche médicale dans un livre blanc « La prévention pour combattre la fatalité », édité à l’occasion de la Journée mondiale contre la maladie d’Alzheimer, le 21 septembre.
Avoir une alimentation équilibrée de type méditerranéen, pratiquer une activité physique régulière, surveiller son taux de cholestérol, traiter son diabète et sa tension artérielle, conserver des activités stimulantes qui nécessitent organisation, planification, initiatives, maintenir le lien social avec son entourage : en adoptant tôt un mode de vie qui permet de maintenir la forme physique et intellectuelle, il est à la portée de chacun de retarder de plusieurs années le déclin cognitif lié à la maladie d’Alzheimer.

 

Limiter le risque cardio-vasculaire


De nombreuses études ont déjà rapporté l’impact négatif de l’hypertension artérielle, de l’hypercholestérolémie, de l’obésité, du diabète ou encore du tabagisme sur l’apparition de la maladie d’Alzheimer.


Éviter le stress chronique


« Des études ont montré que ce stress, qu’il soit professionnel ou social, favorise l’émergence de la maladie d’Alzheimer », commente la Fondation pour la recherche médicale. « Une grande étude suédoise, menée sur 35 ans auprès de 1 400 femmes, a conclu que le risque de développer une démence après une période de stress est 65 % plus élevé qu’en absence de stress. »
Quelques pistes pour éviter le stress : Identifier la source de son stress pour pouvoir ensuite s’en détacher. Apprendre la respiration abdominale. Pratiquer le yoga, la méditation, le tai-chi, etc. S’évader du quotidien régulièrement : activités, sport, amis, voyages, etc. Privilégier un sommeil de qualité : avoir un rythme veille/sommeil régulier. Pratiquer une activité calme avant le coucher pour favoriser l’endormissement.


Pratiquer une activité physique


L’exercice physique est bénéfique à tout âge et réduit la probabilité de déclarer la maladie d’Alzheimer et de subir un déclin cognitif. « De plus, pratiquer une activité physique quotidienne s’avère bénéfique à chacun des stades de la maladie : en prévention primaire, avant les premiers symptômes ; en prévention secondaire, au stade léger, et  même au stade de la démence », souligne la Fondation de recherche médicale.

 

Adopter le régime méditerranéen

 

On connaissait depuis longtemps l’efficacité du régime méditerranéen, appelé également régime crétois, sur la diminution du risque cardiovasculaire ; Des études récentes (2015) viennent de mettre en lumière son effet hautement protecteur sur le déclin cognitif.
Ainsi, une observance rigoureuse du régime méditerranéen diminue de 54 % le risque de développer la maladie d’Alzheimer.
En quoi consiste le régime méditerranéen ? Il se compose d’huile d’olive, de fruits et de légumes, de noix et de céréales en grandes quantités, de poisson quotidiennement, de volaille en quantité modérée et d’un faible apport en produits laitiers, en viande rouge et en produits sucrés. Du vin accompagne le repas en petite quantité.


Maintenir des liens sociaux


L’importance des relations sociales est mise en avant dans les recommandations qui visent à prévenir l’apparition de la maladie d’Alzheimer. En effet, l’interaction avec autrui sollicite le cerveau. Tout d’abord via le langage, mais aussi parce qu’elle nécessite de s’adapter, de partager ses connaissances et demande de l’organisation

« Ces mesures préventives d’hygiène de vie doivent trouver leur place dès la quarantaine, même si, à tout âge, elles s’avèrent bénéfiques. Les dernières recherches tendent à montrer que plus leur mise en pratique est longue, meilleure est la protection vis-à-vis de la maladie d’Alzheimer », souligne la Fondation pour la recherche médicale.