L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

10 décembre 2015
Prévention

Alzheimer : un risque accru avec la prise de somnifères

Alzheimer : un risque accru avec la prise de somnifères

Les benzodiazépines contenues dans les somnifères - très consommés par les personnes âgés de plus de 65 ans - provoqueraient un risque accru de démence, selon une nouvelle étude de l'Inserm.


Les produits à base de benzodiazépine augmenteraient les risques de développement de démence, et plus particulièrement de la maladie d'Alzheimer. Tel est le constat établi par une nouvelle étude de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale).
Les chercheurs se sont basés sur une étude concernant 8.240 personnes âgées de plus de 65 ans suivies à domicile depuis plus de huit ans parmi lequel 830 nouveaux cas de démence ont été diagnostiqués.


La benzodiazépine est présente dans les (Rohypnol, Stylnox...), dans les anxiolytiques (Xanax, Lexomil...), ou encore dans  les traitements contre les convulsions et les relaxants musculaires. Cette molécule prescrite pour des pathologies allant des troubles du sommeil aux symptômes dépressifs en passant par l’anxiété.
Les benzodiazépines et les psychotropes sont les médicaments les plus consommés en France. un tiers (30%) des seniors de 65 ans et plus en consommeraient régulièrement pour mieux dormir ou pour lutter contre la dépression...


Trouver le sommeil sans médicaments


Ce sont surtout les benzodiazépines à demi-vie longue, qui disparaissent de l'organisme en plus de 20 heures, qui sont pointés du doigt par les chercheurs de l'Inserm. Les personnes âgées qui en consomment ont un risque augmenté de 60 % de développer une démence (majoritairement de type de la maladie d’Alzheimer).


Dans un rapport de 2012, la Haute Autorité de Santé (HAS) considérait déjà comme « inappropriée » la consommation de ces médicaments chez les sujets âgés, notamment en raison du risque de chutes.


 « Le doute est suffisant pour encourager médecins et patients à trouver des formes alternatives pour les troubles du sommeil des personnes âgées qui sont le motif principal de prescription de ces médicaments : conseils hygiéno-diététiques, produits non médicamenteux, et au maximum les médicaments les moins dangereux comme les benzodiazépines à demi-vie courte. », déclare Christophe Tzourio, neurologue, Directeur du centre de recherche Inserm U897 « Épidémiologie et biostatistique ».

En 2014, une étude de l’Inserm avait déjà démontré que l’utilisation de benzodiazépines pendant trois mois ou plus était associée à un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer après 65 ans.