Ouvrir la porte du réfrigérateur d’une personne âgée fragile pour vérifier s’il n’est pas vide, vérifier son poids régulièrement... La vigilance est de mise pour prévenir ou stopper la dénutrition des personnes âgées fragiles vivant à domicile. De 4 à 10 % des personnes âgées de plus de 70 ans qui vivent toujours chez elles et 20 à 40 % des personnes hospitalisées souffrent de dénutrition.

Comme le rappelle le Collectif de lutte contre la dénutrition qui a lancé, le 26 novembre, une grande campagne de prévention nationale : « la faim tue, l’absence de faim aussi ». La dénutrition est une maladie invisible qui touche près de 2 millions de personnes en France. Et contrairement aux idées reçues, elle ne concerne pas uniquement les personnes en précarité sociale.
Par ailleurs, même si l’appétit peut diminuer avec l’avancée en âge, les besoins nutritionnels des sujets âgés ne diffèrent pas de ceux de la population adulte. Raison de plus pour être attentif aux variations de poids, à la nutrition des plus âgés.

Les intervenants à domicile sont une aide précieuse pour lutter contre ce fléau silencieux en assurant la préparation et l’aide aux repas des personnes âgées en perte d’autonomie et des seniors isolés. Les professionnels de l’aide à domicile sont également des « sentinelles » pour alerter les professionnels de santé (médecin, infirmier libéral, kinésithérapeute...) et les proches aidants d’une perte d’appétit et de poids chez la personne âgée accompagnée.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

10 décembre 2015
Prévention

Alzheimer : un risque accru avec la prise de somnifères

Alzheimer : un risque accru avec la prise de somnifères

Les benzodiazépines contenues dans les somnifères - très consommés par les personnes âgés de plus de 65 ans - provoqueraient un risque accru de démence, selon une nouvelle étude de l'Inserm.


Les produits à base de benzodiazépine augmenteraient les risques de développement de démence, et plus particulièrement de la maladie d'Alzheimer. Tel est le constat établi par une nouvelle étude de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale).
Les chercheurs se sont basés sur une étude concernant 8.240 personnes âgées de plus de 65 ans suivies à domicile depuis plus de huit ans parmi lequel 830 nouveaux cas de démence ont été diagnostiqués.


La benzodiazépine est présente dans les (Rohypnol, Stylnox...), dans les anxiolytiques (Xanax, Lexomil...), ou encore dans  les traitements contre les convulsions et les relaxants musculaires. Cette molécule prescrite pour des pathologies allant des troubles du sommeil aux symptômes dépressifs en passant par l’anxiété.
Les benzodiazépines et les psychotropes sont les médicaments les plus consommés en France. un tiers (30%) des seniors de 65 ans et plus en consommeraient régulièrement pour mieux dormir ou pour lutter contre la dépression...


Trouver le sommeil sans médicaments


Ce sont surtout les benzodiazépines à demi-vie longue, qui disparaissent de l'organisme en plus de 20 heures, qui sont pointés du doigt par les chercheurs de l'Inserm. Les personnes âgées qui en consomment ont un risque augmenté de 60 % de développer une démence (majoritairement de type de la maladie d’Alzheimer).


Dans un rapport de 2012, la Haute Autorité de Santé (HAS) considérait déjà comme « inappropriée » la consommation de ces médicaments chez les sujets âgés, notamment en raison du risque de chutes.


 « Le doute est suffisant pour encourager médecins et patients à trouver des formes alternatives pour les troubles du sommeil des personnes âgées qui sont le motif principal de prescription de ces médicaments : conseils hygiéno-diététiques, produits non médicamenteux, et au maximum les médicaments les moins dangereux comme les benzodiazépines à demi-vie courte. », déclare Christophe Tzourio, neurologue, Directeur du centre de recherche Inserm U897 « Épidémiologie et biostatistique ».

En 2014, une étude de l’Inserm avait déjà démontré que l’utilisation de benzodiazépines pendant trois mois ou plus était associée à un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer après 65 ans.