L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

03 octobre 2018
Prévention

Bien vieillir, c'est vieillir sans stress

Bien vieillir, c'est vieillir sans stress

Le stress augmente de façon significative le risque de développer une maladie cardio-vasculaire. La Fédération Française de Cardiologie rappelle quelques conseils pratiques pour apprendre à gérer son stress. Pour bien vieillir, il faut vieillir zen.

 


Comment le stress influe-t-il sur le cœur ?


Le stress est une réaction normale du corps qui nous permet de faire face à une urgence ou un danger. « Ces mécanismes sont utiles et adaptatifs. Comme la douleur, le stress est très subjectif. Il est différent d'une personne à une autre », explique le Dr Jean-Pierre Houppe, cardiologue à Thionville et expert en psychocardiologie.


Il existe deux types de stress qui peuvent avoir de lourdes conséquences sur la santé : le stress aigu, une émotion intense et brutale causée par un événement particulièrement menaçant et soudain, et le stress chronique, résultant d'une exposition répétée et dans la durée, à des sources de stress.

« La corrélation entre le stress et les maladies cardio-vasculaires est aujourd'hui clairement démontrée » ajoute le Dr Jean-Pierre Houppe. Le stress est déclenché par des facteurs extérieurs indépendants de notre volonté et difficiles à maitriser, comme la maladie d'un proche, des problèmes liés à une situation précaire, etc. Il est cependant possible d'agir de manière plus concrète sur les autres facteurs de risque cardio-vasculaire (arrêt du tabac, activité physique régulière, alimentation équilibrée, etc.) qui pourront aider à réguler le stress, un cercle vertueux !


Le Pr Claire Mounier-Vehier, cardiologue au CHU de Lille et présidente de la FFC, précise : « les maladies cardio-vasculaires sont des maladies du mode de vie et les combattre représente un réel enjeu de société. Nous voulons aider les Français à installer la prévention au cœur de leur quotidien ».


Les dix conseils à suivre


1 Je me fais plaisir, au moins une fois par jour.


2 Je pratique au moins 30 minutes d'activité physique quotidienne, elle renforce le système anti-stress.


3 Je bois moins de café et d'alcool.


4 Je ne fume pas. Si je fume en pensant que cela me détend, je me trompe : je me mets au contraire dans une situation de haut risque d'infarctus du myocarde.


5 Je mange équilibré : 3 repas par jour avec 5 fruits et légumes ; moins de graisses, de sucre et de sel ; pas de grignotage.

 

6 Je m'accorde chaque jour des moments de détente : relaxation, méditation, lecture, musique, cinéma.

 

7. J'exprime mes émotions : peurs, joies, sentiments...


8 Je parle avec ceux qui m'entourent et les écoute : collègues, conjoint, enfants, famille, amis...


9 Je respecte la qualité et la durée de mon sommeil.


10 Si j'en ressens le besoin, je n'hésite pas à consulter un spécialiste de l'aide à la relation : psychologue, psychothérapeute...

 

Eviter le stress, bon pour le cœur et pour le cerveau

 

Selon des scientifiques de la Yale School of Public Health (Etats-Unis), « les personnes âgées les plus positives sont aussi celles qui souffrent le moins de démence ». Plusieurs études ont établi des corréations entre l'anxiété et le risque de démence. En effet, une forte anxiété est associée à des niveaux plus élevés d'hormones de stress, dont le cortisol. Or une élévation chronique du cortisol entraînerait des dommages dans certaines zones du cerveau comme l'hippocampe, impliqué dans la mémoire, et le cortex frontal, impliqué dans la pensée et les fonctions complexes.