Ouvrir la porte du réfrigérateur d’une personne âgée fragile pour vérifier s’il n’est pas vide, vérifier son poids régulièrement... La vigilance est de mise pour prévenir ou stopper la dénutrition des personnes âgées fragiles vivant à domicile. De 4 à 10 % des personnes âgées de plus de 70 ans qui vivent toujours chez elles et 20 à 40 % des personnes hospitalisées souffrent de dénutrition.

Comme le rappelle le Collectif de lutte contre la dénutrition qui a lancé, le 26 novembre, une grande campagne de prévention nationale : « la faim tue, l’absence de faim aussi ». La dénutrition est une maladie invisible qui touche près de 2 millions de personnes en France. Et contrairement aux idées reçues, elle ne concerne pas uniquement les personnes en précarité sociale.
Par ailleurs, même si l’appétit peut diminuer avec l’avancée en âge, les besoins nutritionnels des sujets âgés ne diffèrent pas de ceux de la population adulte. Raison de plus pour être attentif aux variations de poids, à la nutrition des plus âgés.

Les intervenants à domicile sont une aide précieuse pour lutter contre ce fléau silencieux en assurant la préparation et l’aide aux repas des personnes âgées en perte d’autonomie et des seniors isolés. Les professionnels de l’aide à domicile sont également des « sentinelles » pour alerter les professionnels de santé (médecin, infirmier libéral, kinésithérapeute...) et les proches aidants d’une perte d’appétit et de poids chez la personne âgée accompagnée.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

07 juillet 2016
Prévention

Comment bien vieillir en 15 minutes par jour 

Comment bien vieillir en 15 minutes par jour 

Certaines personnes âgées sont encore trop sédentaires. Pourtant, 15 minutes d’exercice quotidien suffiraient à réduire le risque de décès toutes causes confondues de 22%. Les bénéfices d’une petite promenade quotidienne sont immenses.

 

Actuellement, moins de la moitié des personnes âgées atteignent le seuil hebdomadaire de 150 minutes d’activité modérée ou 75 minutes d’activité vigoureuse. Les recommandations actuelles de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sont inatteignables pour bon nombre de seniors. Les scientifiques ont donc cherché à savoir si des niveaux inférieurs pouvaient être bénéfiques et même réduire la mortalité chez les personnes âgées. Et c’est le cas !


A 60 ans et plus, 15 minutes d’activité physique par jour sont déjà associées à une réduction de 22% du risque de décès prématuré. Telle est la conclusion d’une étude française, menée au CHU de Saint-Etienne et présentée au Congrès EuroPRevent 2016 de l’European Society of Cardiology.

En somme, un peu d’exercice vaut mieux que pas du tout,  chez les personnes âgées. «  Nous avons constaté qu’un faible niveau d’exercice est déjà associé à un risque inférieur de 22% par rapport aux sédentaires. Ce niveau équivaut à 15 minutes de marche rapide chaque jour », soulignent les auteurs de l’étude. Un quart d’heure, cela ne semble vraiment pas grand chose, mais selon les chercheurs, ce serait déjà beaucoup, notamment chez les personnes qui ont perdu l’habitude de se déplacer.


« L’âge n’est pas une excuse pour ne pas faire de l’exercice», explique le Dr Hupin du CHU de Saint-Etienne et principal auteur de ce travail. «Il est bien établi qu’une activité physique régulière présente un meilleur effet global sur la santé que tout traitement médical. Les personnes âgées devraient progressivement augmenter l'activité physique dans leur vie quotidienne plutôt que de changer radicalement leurs habitudes pour suivre les recommandations. Quinze minutes par jour semblent un objectif raisonnable pour les personnes âgées et de petites augmentations progressives peuvent permettre ensuite de se rapprocher des recommandations de 150 minutes par semaine ».

 

La durée n’est pas forcément le critère le plus important : de petites sessions d’exercice intense pourraient apporter plus de bénéfices à la condition physique et la mobilité des personnes de 65 ans et plus, que la pratique d’un exercice d’intensité modérée sur une plus longue durée.

 

Bouger pour lutter contre la maladie d'Alzheimer


L'activité physique retarde l'apparition des symptômes de la maladie d'Alzheimer, même après 65 ans, selon une étude publiée dans le Journal of Alzheimer's Disease. Cette étude est la première à démontrer que tous les types d'activité physique aérobie (c'est-à-dire une activité qui nécessite l'oxygène comme source principale de combustion des sucres pour fournir de l'énergie à l'organisme) pourraient améliorer la structure du cerveau et réduire le risque de développer une maladie d'Alzheimer de moitié.
Chez les personnes déjà malades, l’activité physique ralentirait également le déclin cognitif. En effet, l’activité physique n’empêche pas l’apparition de la maladie d’Alzheimer ou ne peut pas stopper sa progression. En revanche, elle contribue à retarder et à freiner le déclin des facultés.