Ouvrir la porte du réfrigérateur d’une personne âgée fragile pour vérifier s’il n’est pas vide, vérifier son poids régulièrement... La vigilance est de mise pour prévenir ou stopper la dénutrition des personnes âgées fragiles vivant à domicile. De 4 à 10 % des personnes âgées de plus de 70 ans qui vivent toujours chez elles et 20 à 40 % des personnes hospitalisées souffrent de dénutrition.

Comme le rappelle le Collectif de lutte contre la dénutrition qui a lancé, le 26 novembre, une grande campagne de prévention nationale : « la faim tue, l’absence de faim aussi ». La dénutrition est une maladie invisible qui touche près de 2 millions de personnes en France. Et contrairement aux idées reçues, elle ne concerne pas uniquement les personnes en précarité sociale.
Par ailleurs, même si l’appétit peut diminuer avec l’avancée en âge, les besoins nutritionnels des sujets âgés ne diffèrent pas de ceux de la population adulte. Raison de plus pour être attentif aux variations de poids, à la nutrition des plus âgés.

Les intervenants à domicile sont une aide précieuse pour lutter contre ce fléau silencieux en assurant la préparation et l’aide aux repas des personnes âgées en perte d’autonomie et des seniors isolés. Les professionnels de l’aide à domicile sont également des « sentinelles » pour alerter les professionnels de santé (médecin, infirmier libéral, kinésithérapeute...) et les proches aidants d’une perte d’appétit et de poids chez la personne âgée accompagnée.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

18 septembre 2018
Prévention

Comment maintenir son "cœur de senior" en bonne santé

Comment maintenir son "cœur de senior" en bonne santé

Avancer en âge avec un coeur en forme, c'est possible. La Fédération Française de cardiologie rappelle les bons réflexes à adopter en matière de prévention à partir de 50 ans.

 

L’âge et le vieillissement normal modifient le fonctionnement du cœur et des artères. Des symptômes cardio-vasculaires (trouble du rythme lors d’efforts…) peuvent apparaître avec le temps. Les principaux facteurs de risque cardio-vasculaire ont également un impact sur la santé cardiaque des plus de cinquante ans : hypercholestérolémie, tabagisme, diabète, hypertension, obésité abdominale liée à la sédentarité, stress chronique lié à l’arrivée de la retraite…
 
« En lien avec ces facteurs de risque, l’hypertension associée à l’athérome (dépôts de graisse) a tendance à rétrécir et à rigidifier les artères, rappelle le Professeur Pierre Lantelme, cardiologue, trésorier de la FFC. Résultat, des complications peuvent très vite survenir chez le sujet âgé : maladie coronaire, troubles du rythme, rétrécissements des valves cardiaques, accidents vasculaires cérébraux… C’est pourquoi il est essentiel de développer des messages de prévention auprès des seniors ».
 
Les femmes, au-delà de 50 ans, sont également à plus hauts risques de maladies cardio-vasculaires, en raison de la disparition progressive de leurs estrogènes protecteurs. En effet, les femmes ménopausées ont tendance à prendre du poids, à avoir un excès de mauvais cholestérol et de triglycérides, à développer un diabète et de l’hypertension artérielle... en l’absence d’une hygiène de vie alimentaire et d’une activité physique régulière. Autant de facteurs qui accélèrent le vieillissement des artères.
 
« J’invite toutes les femmes ménopausées à consulter un cardiologue pour un bilan cardio-vasculaire complet et à être à l’écoute de leurs symptômes. Ces actes simples doivent devenir des automatismes, cela peut sauver des vies ! » alerte de son côté la Présidente de la FFC, le Professeur Claire Mounier-Vehier.
 
Pour maintenir un coeur en bonne santé à partir de 50 ans, il faut miser sur les facteurs protecteurs.


Adopter une alimentation saine et équilibrée


- 3 repas équilibrés par jours,
- 5 fruits et légumes / jour,
- limiter le sucre – les graisses – le sel,
- boire 1,5 l. d’eau / jour,
- privilégier les viandes maigres et les poissons…
 
Les excès alimentaires sont les bourreaux du coeur :
- Trop de sucre -> diabète et prise de poids
- Trop de sel -> hypertension artérielle
- Trop de graisses -> excès de cholestérol
- Trop d’alcool -> excès de triglycérides, hypertension et prise de poids

Les excès alimentaires sont les bourreaux du cœur :
- Trop de sucre -> diabète et prise de poids
- Trop de sel -> hypertension artérielle
- Trop de graisses -> excès de cholestérol
-Trop d’alcool-> excès de triglycérides, hypertension et prise de poids

 
Eviter le tabac

En France, un quart des 78.000 décès attribuables au tabagisme chaque année sont dus à des accidents cardio-vasculaires. Le tabagisme représente le deuxième facteur de risque d’infarctus du myocarde, juste derrière le cholestérol. Un fumeur régulier sur deux meurt d’une maladie liée au tabac et perd douze ans d’espérance de vie.
 
Si on se réfère aux tables de risque cardiovasculaire, un fumeur de 55 ans qui a une tension de 180 mmHg et un taux de cholestérol de 3 g/l présente un risque de décès par accident cardio-vasculaire à dix ans de l’ordre de 12%. S’il arrête de fumer, que sa tension diminue à 120 mmHg et son taux de cholestérol à 1,50 g/l, son risque de décès est divisé par cinq. Rien que d’arrêter de fumer, il diminue son risque de moitié. « A tout âge, il y a un réel bénéfice à arrêter de fumer », rappelle le Professeur Daniel Thomas, Président d’honneur de la FFC.
 
Rester actif : 30 minites d'activité physique par jour


L’activité physique est le complément indispensable de l’équilibre alimentaire pour prévenir les maladies cardio-vasculaires ou diminuer le risque de récidive. La FFC conseille, quel que soit l’âge et les capacités physiques, de pratiquer 30 minutes d’activité physique par jour (marche, jardinage, bricolage, danse, faire le marché…). « Les personnes de plus de 65 ans qui ont une activité physique régulière augmentent leur durée de vie en bonne santé » rappelle le Professeur François Carré, cardiologue expert de la FFC. Seulement 30 minutes de marche par jour diminuent par exemple le risque d’infarctus de près de 20%, selon la Fédération française de cardiologieSelon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), effectuer l'équivalent de 10 000 pas quotidiens est le mininum d'activité requise pour se maintenir en forme et préserver sa santé.


 
Prévoir un suivi cardiologique régulier


Après 50 ans, il est important de surveiller son taux de cholestérol, sa tension, son poids chez son médecin traitant ou son cardiologue. Des examens complémentaires seront à discuter au cas par cas : électrocardiogramme, échographie, épreuve d’effort, dépistage du syndrome d’apnée du sommeil…
 
Une activité physique adaptée dans les Clubs Coeur et Santé
La Fédération Française de Cardiologie propose également un suivi aux patients cardiaques, dans près de 220 Clubs Coeur et Santé sur l'ensemble du territoire. « La vocation de nos clubs est d’apporter des conseils adaptés pour maintenir une bonne hygiène de vie. Des cardiologues bénévoles et des animateurs sportifs proposent à tous nos adhérents une activité physique régulière et adaptée » informe le professeur Patrick Messner, cardiologue, vice-président de la Fédération Française de Cardiologie.
 
La Fédération Française de Cardiologie propose une brochure « Coeur de Seniors », téléchargeable gratuitement sur le site.