Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

01 mars 2017
Prévention

Du sport sur ordonnance à partir du 1er mars 2017

Du sport sur ordonnance à partir du 1er mars 2017

À compter du 1er mars, les médecins traitants pourront désormais prescrire des activités physiques adaptées aux patients atteints d'Affections de Longue Durée (ALD). En France, plus de 9 millions de personnes souffrent d'une des 30 ALD reconnues.

 

Le sport sur ordonnance a pour but de « permettre à une personne d’adopter un mode de vie physiquement actif sur une base régulière afin de réduire les facteurs de risque et les limitations fonctionnelles liés à l'affection de longue durée dont elle est atteinte ».

Le décret publié au Journal Officiel du 31 décembre 2016 précise que « la prise en charge des patients est personnalisée et progressive en termes de forme, d'intensité et de durée de l'exercice ».


L'activité physique peut être dispensée par des professionnels de santé comme des masseurs-kinésithérapeutes, ergothérapeutes et psychomotriciens et par un professionnel titulaire d'un diplôme dans le domaine de l'activité physique adaptée ou une certification de qualification.


"Avec l'accord des patients, l'intervenant transmet périodiquement un compte rendu sur le déroulement de l'activité physique au médecin prescripteur et peut formuler des propositions quant à la poursuite de l'activité et aux risques inhérents à celle-ci. Les patients sont destinataires de ce compte rendu.", ajoute le décret.


En cas de limitations sévères (altération de la motricité affectant l'activité quotidienne, fatigue invalidante, capacité de marche inférieure à 150 m, altération des fonctions cérébrales ou du langage, dépression sévère, surdité profonde…), seuls les professionnels de santé sont habilités à dispenser l'activité physique adaptée.

 

Comment être remboursé ? 

 

Le financement du «sport sur ordonnance» n’est toujours pas assuré. «Il ne peut pas être pris en charge par la Sécurité sociale car ce n’est pas un acte coté, explique Valérie Fourneyron, initiatrice de la mesure, en 2012, en tant que ministre des Sports et elle même médecin du sport. Informez-vous auprès de votre complémentaire santé pour une éventuelle prise en charge ou financement partiel.

Certaines collectivités telles que la ville de Strasbourg se sont déjà engagées dans ce dispositif et le prennent en charge en totalité ou en partie depuis plusieurs années.