Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

16 février 2018
Prévention

Entretenir sa mémoire après 60 ans

Entretenir sa mémoire après 60 ans

Stimuler sa mémoire contribue à prévenir la maladie d'Alzheimer. Des activités intellectuelles (jeux de société, lecture...) et des exercices cognitifs sont recommandés après 60 ans.

 

La stimulation cognitive ralentit la perte des capacités cognitives et préserve les capacités encore présentes chez la personne âgée à partir de 60 ans et chez les malades d'Alzheimer. La stimulation cognitive s'adressentégalement aux personnes atteintes victimes d'AVC, ou aux traumatisés crâniens...).

La stimulation de la mémoire contribue à ralentir la perte d'autonomie et permet à la personne âgée à conserver ses ressources de la personne et son identité. Il est primordial de repérer chez la personne les capacités qui sont préservées et non "ce qui ne fonctionne plus". Ces capacités doivent être entraînées, elles permettent au patient d'avoir une meilleure estime de soi, et de changer le regard d'autrui qui a tendance à stigmatiser le malade comme n'étant plus capable. La lecture est une des capacités le plus longtemps préservée dans la maladie d'Alzheimer. », explique Annie Cornu-Leyrit, orthophoniste et auteur d'un blog proposant des exercices et des conseils pour stimuler la mémoire.

De nombreuses études ont prouvé que, sous l'influence de la stimulation cérébrale (jeux, activités diverses), le cerveau a la capacité de créer de nouvelles synapses et de réorganiser ses réseaux de neurones. C'est ce que les scientifiques appellent la plasticité cérébrale, c'est-à-dire la capacité du cerveau à réorganiser ses réseaux de neurones en fonction des stimuli extérieurs et des expériences vécues.

Toute activité intellectuelle est bonne pour la mémoire. Jouer aux échecs, aux jeux de dames, au scrabble, aux mots fléchés, lire la presse stimule efficacement la mémoire et permet d'enrichir son stock de connaissances.

 

Les Ateliers mémoire permettent de conserver ou d'optimiser l'autonomie intellectuelle et physique des seniors, notamment de celles souffrant de la maladie d'Alzheimer.

 

Les Ateliers mémoire sont organisés en séances hebdomadaires d'une à deux heures et comportent en général des exercices ludiques et pratiques.

Les exercices visant à stimuler les différentes formes de mémoire : mémoire ancienne, mémoire immédiate, mémoire visuelle et auditive, logique et imagination. Ils stimulent plusieurs fonctions du cerveau : la concentration, l'orientation temporo-spatiale, la planification, le jugement, l'organisation, la mémoire sémantique et la mémoire implicite.

L'atelier peut être centré autour d'activités comme le dessin, la peinture, la musique, la danse, l'écriture ou le débat d'idées.

 

"Toutes les activités intellectuelles participent à la préservation de la mémoire à condition qu’elles soient réalisées sans stress et qu’elles constituent une source de plaisir. Il n’a jamais été montré que s’obliger à participer à des ateliers mémoire permet de prévenir le déclin cognitif. En revanche, il existe de multiples études qui montrent que les personnes ayant des activités de loisirs stimulantes, comme le tricot, le jardinage, le bricolage, la lecture, ont un déclin des fonctions cognitives moins important que les personnes n’ayant pas ou peu d’activités de loisir", souligne le professeur Hélène Amieva, spécialiste des troubles cognitifs et de la mémoire, membre du conseil scientifique de l'Observaoire B2V des mémoires.

 

Où trouver un Atelier mémoire ?

 

Il convient de contacter votre Caisse d'assurance retraite et santé au travail (CARSAT) ou le Centre local d'information et de coordination (CLIC) de votre commune pour connaître les lieux et modalités d'inscription pour les Ateliers mémoire mis en place.

Une participation financière est demandée.

 

Le programme Peps Eurêka

La Mutualité sociale agricole (MSA) a mis en place le programme Peps Eurêka qui s'adresse aux personnes âgées de plus de 55 ans, quel que soit leur régime de retraite.

Peps Eurêka, une méthode qui allie la pratique d'une activité physique régulière, gymnastique intellectuelle et bonne hygiène de vie pour entretenir votre mémoire.

Pour vous inscrire, contactez directement votre caisse MSA ou votre régime de retraite.

memoire-et-langage.blogspot.com