L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

10 février 2016
Prévention

Etes-vous un senior "fragile" sans le savoir ?

Etes-vous un senior "fragile" sans le savoir ?

A partir de 65 ans, 40 % des personnes présentent des signes de fragilités. Il est primordial de savoir reconnaître ces signes pour prévenir la perte d'autonomie.

Selon le Gérontopôle de Toulouse, parmi la population âgée de plus de 65 ans, on compte environ 50 % de personnes en bonne santé, 10 % de personnes dépendantes et 40 % de personnes fragiles.

La fragilité se définit comme le stade précédent la dépendance. Elle se traduit par un risque plus élevé de chutes, d'hospitalisations, de décès et plus généralement de perte d'autonomie.

Le modèle de Linda Fried permet de mesurer la fragilité et de cibler les populations suffisamment en amont de la dépendance.

la fragilité est une vulnérabilité liée à l'avancée en âge, due à une altération des réserves homéostatiques de l'organisme qui devient incapable de surmonter un quelconque stress".
Read more at http://www.vidal.fr/actualites/13788/vieillissement_l_academie_de_medecine_recommande_de_depister_la_pre_fragilite_des_50_ans/#h770UD3uUPFbssTe.99
la fragilité est une vulnérabilité liée à l'avancée en âge, due à une altération des réserves homéostatiques de l'organisme qui devient incapable de surmonter un quelconque stress".
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Il repose sur cinq critères physiologiques : la perte de poids involontaire, le ralentissement de la vitesse de marche, la faiblesse musculaire, la fatigue déclarée, la sédentarité.

Pris indépendamment les uns des autres, ces signes ne s'apparentent pas à des maladies. Mais dès qu'une personne âgée présente l'un deux, elle doit être considérée comme étant "pré-fragile", donc "à risque de perte d'autonomie". Si la personne âgée présente trois de ces signes ou plus, elle est qualifiée de personne "fragile", c'est-à-dire " à haut risque de dépendance".

 

1. La perte de poids

 

Une perte de poids involontaire d'environ 4 à 5 kilos en une année doit alerter. Contrairement aux idées reçues, les besoins nutritionnels d'une personne âgée sont les mêmes que ceux d'un adulte jeune. Manque d'appétit, difficultés à préparer ses repas, baisse de moral ? Il est nécessaire de comprendre les raisons à l'origine de cette perte de poids.

 

2. La lenteur de la marche

Une vitesse de marche lente (plus de 4 secondes pour parcourir 4 mètres) est considérée comme le marqueur le plus simple du dépistage de la fragilité.

 

3. La diminution de la force musculaire

La masse musculaire et sa qualité diminuent au mileu de la vie et expose la personne âgée à une sarcopénie. La sarcopénie a des conséquences nombreuses  : réduction de la masse et de la force musculaires, accentuant le risque de chutes et de fractures, notamment du col du fémur, diminution globale des niveaux d’activité physique, etc.

 

4. Le sentiment subjectif d'épuisement

 

5. L'activité physique réduite

Les personnes âgées qui participent à des activités sociales sont généralement en meilleure santé que les autres.

 

Devenir fragile ne signifie pas obligatoirement devenir dépendant. La perte d'autonomie n'est pas un processus inéluctable. Repérer ces signes de fragilité est le meilleur moyen de prévenir la dépendance. Parlez-en à votre médecin traitant qui saura confirmer le syndrome de fragilité et demandez à effectuer un bilan d'évaluation gérontologique.