Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

30 novembre 2017
Prévention

Gare à la perte de poids involontaire !

Gare à la perte de poids involontaire !

La perte de poids involontaire constitue un signal d'alerte sur une situation de malnutrition d’une personne âgée. Il faut réagir vite pour éviter la perte d'autonomie.

 

Une perte de poids involontaire, plus de 2 kilos sur un mois, chez une personne âgée doit être considérée comme un signal d’alarme.
Au-delà d’une perte de 5% du poids en un mois, ou de 10 % en six mois, on parle de réel risque de dénutrition. Dans ces cas, alertez le médecin traitant.

Cette perte de poids est rarement une perte de masse grasse, mais plutôt de la masse musculaire. Les muscles deviennent moins performants et les personnes âgées peuvent devenir "fragiles", présenter des difficultés à se mouvoir, un ralentissement de la marche et de la fatigue. 

Si ce phénomène de perte de poids n’est pas stoppé rapidement, la personne âgée va s’affaiblir, perdre ses muscles et bouger de moins en moins. Un des risques majeurs de la dénutrition pour les personnes âgées est la chute, entraînant avec elle de multiples conséquences (fracture, hospitalisation, immobilisation…).

 


Quels sont les signaux ?


La perte d’appétit : si la personne âgée mange de moins en moins, si son assiette est de plus en plus légère.


Si le réfrigérateur est presque vide et si la personne âgée fait de moins en moins souvent les courses. 


La quantité absorbée n’est pas l’unique problème : la qualité des aliments est essentielle. Veiller à l’équilibre de l'alimentation de la personne âgée est donc également essentiel pour lutter contre la dénutrition.



La sarcopénie, un mal insidieux


Selon l’Académie nationale de médecine, la sarcopénie touche 20 à 33 % des femmes et 45 à 64 % des hommes de plus de 70 ans vivant à domicile. De quoi s’agit-il ?


La sarcopénie est une pathologie résultant d’une perte progressive et élevée de la masse, de la force et de la qualité musculaires au cours du vieillissement.

 

Cette diminution de la masse musculaire expose les personnes âgées à la fragilité et participe à une augmentation de l’invalidité, des chutes, des hospitalisations

 

Attention, la sarcopénie s'observe même chez une personne âgée en apparence bien portante. A 70 ans, une personne a perdu la moitié de sa masse musculaire au profit du tissu adipeux.

 

Les bonnes habitudes à adopter


- Conjointement à une bonne alimentation avec des apports suffisants en protéines, il est important de maintenir ou de favoriser une activité physique régulière chez la personne âgée pour prévenir la fonte musculaire, des jambes notamment marcher, jardiner, assurer certaines tâches ménagères. Ceci permettra le maintien du tonus musculaire et prévient le risque de chute chez la personne âgée. 

Après 65 ans, il est conseillé d’avoir une activité physique quotidienne afin de maintenir sa masse musculaire à un bon niveau. Il est recommandé de marcher soit une demi-heure chaque jour, soit une heure tous les deux jours (les effets de l’effort ne perdurant pas au-delà de 72 heures). 


N’oubliez pas, en particulier, l’apport en protéines : chez les seniors, on conseille au moins 1 g de protéines par kg, c’est-à-dire au minimum 70 g de protéines pour une personne de 70 kg.

L’enrichissement de l’alimentation (poudre de lait, fromage râpé, œufs, beurre fondu…) permet d’augmenter l’apport énergétique et protéique des repas. 

Il est également important de veiller à un apport suffisant en vitamine D : 20 µg par jour. On en trouve principalement dans les poissons gras, les produits laitiers et certaines viandes.

 

- Peser régulièrement la personne âgée : une fois par mois ou une fois par semaine en cas d'infection, de retour d'hospitalisation, de perte de poids récente. Notez le poids sur un carnet à montrer au médecin.