Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

01 février 2016
Prévention

La fracture du col du fémur : une menace à éviter

La fracture du col du fémur : une menace à éviter

Plusieurs milliers de personnes âgées sont hospitalisées chaque année pour une fracture du col du fémur. Elle marque souvent le début de la perte d'autonomie voire le décès chez les plus fragiles.

 

Chez les personnes âgées, on estime qu'une chute sur douze est responsable de fracture, et que celle-ci touche le col du fémur une fois sur trois. Selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), publiée fin janvier 2016, près de 95 000 patients de plus de 54 ans, dont 3/4 de femmes, ont été hospitalisés pour une fracture du col du fémur en 2008-2009.


Des conséquences très graves

 

La fracture du col du fémur a des conséquences souvent très graves. Elle peut remettre en cause le pronostic vital d'une personne âgée et entraîne souvent une perte d'autonomie et l'obligation de quitter son domicile.

Plus la personne est âgée au moment de la fracture, plus le risque de ne plus être en vie après un an est élevé. Un homme sur trois décède dans l’année qui suit la fracture, contre seule une femme sur cinq dans ce cas. Les femmes âgées sont donc plus victimes d'une fracture du col du fémur que les hommes car elles sont plus sujettes à l’ostéoporose.

 

Comment prévenir la fracture du col du fémur ?

 

Chez les personnes âgées, le col du fémur se fracture le plus souvent suite á une banale chute de sa hauteur. Il est nécessaire de surveiller les risques d’ostéoporose et à traiter cette maladie si besoin. Les femmes doivent être particulièrement attentives et, en cas de doute, demander à pratiquer un examen d’ostéodensitométrie, qui permet de vérifier la solidité des os. (Pour en savoir plus lire l’article DOMIMAG « L’ostéoporose : attention os fragiles ! »

 

Une diminution de la vision, de l'audition, de l'équilibre ou certains traitements peuvent favoriser également le risque de chute. La prévention repose essentiellement sur une modification des habitudes de vie :

▪ Maintenir une activité physique régulière

▪ Corriger les éventuels troubles de la vue

▪ Avoir une alimentation équilibrée apportant vitamines et calcium;

▪ Eviter les traitements psychotropes (tranquillisants, somnifères, antidépresseurs) qui ne sont pas indispensables;

▪ Adopter les matériels d'aide à la marche (canne, déambulateur....).

▪ Aménager le domicile en équipements de sécurité (rampe, adaptation de l’escalier, meilleur éclairage intérieur…) et éliminer les dangers potentiels (sols glissants, tapis…).