Ouvrir la porte du réfrigérateur d’une personne âgée fragile pour vérifier s’il n’est pas vide, vérifier son poids régulièrement... La vigilance est de mise pour prévenir ou stopper la dénutrition des personnes âgées fragiles vivant à domicile. De 4 à 10 % des personnes âgées de plus de 70 ans qui vivent toujours chez elles et 20 à 40 % des personnes hospitalisées souffrent de dénutrition.

Comme le rappelle le Collectif de lutte contre la dénutrition qui a lancé, le 26 novembre, une grande campagne de prévention nationale : « la faim tue, l’absence de faim aussi ». La dénutrition est une maladie invisible qui touche près de 2 millions de personnes en France. Et contrairement aux idées reçues, elle ne concerne pas uniquement les personnes en précarité sociale.
Par ailleurs, même si l’appétit peut diminuer avec l’avancée en âge, les besoins nutritionnels des sujets âgés ne diffèrent pas de ceux de la population adulte. Raison de plus pour être attentif aux variations de poids, à la nutrition des plus âgés.

Les intervenants à domicile sont une aide précieuse pour lutter contre ce fléau silencieux en assurant la préparation et l’aide aux repas des personnes âgées en perte d’autonomie et des seniors isolés. Les professionnels de l’aide à domicile sont également des « sentinelles » pour alerter les professionnels de santé (médecin, infirmier libéral, kinésithérapeute...) et les proches aidants d’une perte d’appétit et de poids chez la personne âgée accompagnée.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

01 février 2016
Prévention

La fracture du col du fémur : une menace à éviter

La fracture du col du fémur : une menace à éviter

Plusieurs milliers de personnes âgées sont hospitalisées chaque année pour une fracture du col du fémur. Elle marque souvent le début de la perte d'autonomie voire le décès chez les plus fragiles.

 

Chez les personnes âgées, on estime qu'une chute sur douze est responsable de fracture, et que celle-ci touche le col du fémur une fois sur trois. Selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), publiée fin janvier 2016, près de 95 000 patients de plus de 54 ans, dont 3/4 de femmes, ont été hospitalisés pour une fracture du col du fémur en 2008-2009.


Des conséquences très graves

 

La fracture du col du fémur a des conséquences souvent très graves. Elle peut remettre en cause le pronostic vital d'une personne âgée et entraîne souvent une perte d'autonomie et l'obligation de quitter son domicile.

Plus la personne est âgée au moment de la fracture, plus le risque de ne plus être en vie après un an est élevé. Un homme sur trois décède dans l’année qui suit la fracture, contre seule une femme sur cinq dans ce cas. Les femmes âgées sont donc plus victimes d'une fracture du col du fémur que les hommes car elles sont plus sujettes à l’ostéoporose.

 

Comment prévenir la fracture du col du fémur ?

 

Chez les personnes âgées, le col du fémur se fracture le plus souvent suite á une banale chute de sa hauteur. Il est nécessaire de surveiller les risques d’ostéoporose et à traiter cette maladie si besoin. Les femmes doivent être particulièrement attentives et, en cas de doute, demander à pratiquer un examen d’ostéodensitométrie, qui permet de vérifier la solidité des os. (Pour en savoir plus lire l’article DOMIMAG « L’ostéoporose : attention os fragiles ! »

 

Une diminution de la vision, de l'audition, de l'équilibre ou certains traitements peuvent favoriser également le risque de chute. La prévention repose essentiellement sur une modification des habitudes de vie :

▪ Maintenir une activité physique régulière

▪ Corriger les éventuels troubles de la vue

▪ Avoir une alimentation équilibrée apportant vitamines et calcium;

▪ Eviter les traitements psychotropes (tranquillisants, somnifères, antidépresseurs) qui ne sont pas indispensables;

▪ Adopter les matériels d'aide à la marche (canne, déambulateur....).

▪ Aménager le domicile en équipements de sécurité (rampe, adaptation de l’escalier, meilleur éclairage intérieur…) et éliminer les dangers potentiels (sols glissants, tapis…).