Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

15 septembre 2016
Prévention

La maladie d'Alzheimer n'est pas une fatalité

La maladie d'Alzheimer n'est pas une fatalité

L'Observatoire B2V des Mémoires et son partenaire l'association LECMA-Vaincre Alzheimer ont réalisé, avec l'IFOP, une étude portant sur « Les Français et la prévention de la maladie d'Alzheimer » pour connaître l'état des connaissances du grand public sur le sujet.

 

Il existe une large méconnaissance des Français sur les possibilités de prévention de la maladie d'Alzheimer ! Pour 32% des Français, la maladie d'Alzheimer est une fatalité et pour ceux qui pensent qu'il existe des moyens de prévention, 58% ne savent pas exactement lesquels. Seuls 10% affirment connaître des moyens de prévention.

Concernant les moyens préventifs de la maladie d'Alzheimer, 78% des Français placent en premier lieu la pratique d'une activité physique. À juste titre puisque des essais cliniques ont démontré que la pratique régulière d'une activité physique améliore la cognition chez les personnes âgées.

58% des Français pensent qu'une vie sociale riche prévient la maladie d'Alzheimer. En effet, plusieurs facteurs psychosociaux peuvent être protecteurs de la maladie, comme une activité professionnelle complexe, un haut niveau d'éducation, une activité intellectuelle stimulante et un engagement social. De nombreuses études ont par ailleurs démontré que la qualité des relations sociales, plus que la quantité, est associée à la diminution du risque.

 

L'alimentation, votre allié prévention

 

Enfin, seuls 20% des Français citent une alimentation saine comme facteur préventif, c'est trop peu. Cette méconnaissance est encore plus significative chez les jeunes pour qui l'alimentation n'apparaît pas comme un facteur protecteur pour plus de 90% des sondés.

« Pourtant, plusieurs études ont bien montré que les personnes qui ont un régime alimentaire de type méditerranéen, c'est à dire un régime alimentaire riche en fruits et légumes, en poissons et pauvre en viandes, ont tendance à développer moins la maladie d'Alzheimer. Notons que les jeunes en particulier, en grande très majorité, négligent les effets positifs d'une alimentation équilibrée sur le bon fonctionnement de notre cerveau, un constat qui fait écho à certains comportements alimentaires chez les jeunes qui sont loin d'être satisfaisants » souligne le Professeur Hélène Amieva, Membre du Conseil scientifique de l'Observatoire B2V des Mémoires.


« Il est important de souligner que prévenir la maladie d'Alzheimer, ce n'est pas seulement agir sur des facteurs protecteurs, c'est aussi "contrôler" certains facteurs de risque qui pourraient être évités (hypertension, hypercholestérolémie, diabète, obésité, maladies cardiovasculaires, tabac, alcool, troubles du sommeil...) » indique le Docteur Panchal, directrice scientifique de l'association LECMA-Vaincre Alzheimer.