Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

13 avril 2016
Prévention

La perte d’autonomie, redoutée mais peu préparée

La perte d’autonomie, redoutée mais peu préparée

Alors qu’une majorité des Français se sent concernée par la perte d’autonomie de leurs proches âgés, peu d’entre eux discutent de ce sujet au sein de leur famille.


81% des Français déclarent avoir peur de l'avenir, selon une enquête « Argent et entraide familiale : une réalité quotidienne entre les générations ? »* menée par TNS Sofres pour le compte de la Carac, mutuelle d’épargne et de retraite. 71% des Français interrogés par TNS Sofres déclarent avoir été touchés par la crise (49% à titre personnel et 39% via leur entourage). « Dans ce contexte morose, la famille est plus que jamais considérée comme un refuge, un pilier sur lequel se reposer en cas de difficultés. 63% des interrogés pensent que le soutien financier est le rôle de la famille », souligne l’étude.

 

Le maintien à domicile, solution perçue comme mois chère

 

65 % des Français n’ont jamais parlé à leur famille du risque de perte d’autonomie. Pourtant, elle est la principale crainte des Français pour leurs proches : 64 % des Français craignent que leurs parents ou grands-parents ne deviennent dépendants.


Seuls 22 % des Français ont commencé à préparer financièrement leur perte d’autonomie (33 % des 65-75 ans). Quant à celle de leurs parents, ils sont 13 % à déclarer l’avoir préparé. Que ce soit pour soi-même ou bien pour ses parents, l’épargne reste privilégiée comme solution de préparation (60 %), loin devant la prévoyance et l’assurance dépendance. L’étude montre que les Français épargnent peu pour financer la perte de dépendance de leurs parents et grands-parents (18% des réponses), contrairement aux études supérieures des enfants (45%), à leur permis de conduire (36%) ou pour la naissance des petits-enfants (29%);

 

Concernant la prise en charge, le maintien à domicile reste la solution perçue comme la moins chère par les Français : 61% la jugent plus économique qu’une maison de retraite et 63% plus avantageuse qu’une résidence seniors.



* Etude réalisée auprès de 1000 individus âgés de 18 à 75 ans, ayant au moins 1 enfant, frère, sœur, parent ou grand parent au sein de son cercle familial actuel. Ces individus sont issus d’un échantillon national représentatif de la population française.