175 propositions pour réformer la politique du grand âge et l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie à domicile comme en établissement. Dominique Libault, président du Haut Conseil du financement de la protection sociale et pilote de la concertation « Grand âge et autonomie », a remis son rapport, le 28 mars, à la ministre des Solidarités et de la Santé.
Quatre ans après la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV), ce rapport devrait servir de base à l’élaboration de la future loi « Grand âge et autonomie ». Un projet de loi attendu pour l’automne.
« Nous finaliserons pour cet automne une stratégie », a affirmé, lors d’une conférence de presse le 25 avril, le président de la République. Emmanuel Macron a par ailleurs affiché sa volonté d'une meilleure reconnaissance des aidants familiaux, pour les « millions de citoyens qui sont là comme oubliés, ce sont celles et ceux qui ont mis entre parenthèses ou sacrifié leur vie professionnelle pour s'occuper d'un enfant en situation de handicap, d'un proche, d'une personne de la famille devenue dépendante ».
Comment améliorer la prise en charge de nos aînés ? Comment résoudre la problématique du financement de la dépendance ? Comment répondre à la volonté de 85% de Français de vieillir à domicile ? Il va falloir désormais construire une loi à la hauteur de ces défis.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

13 avril 2016
Prévention

La perte d’autonomie, redoutée mais peu préparée

La perte d’autonomie, redoutée mais peu préparée

Alors qu’une majorité des Français se sent concernée par la perte d’autonomie de leurs proches âgés, peu d’entre eux discutent de ce sujet au sein de leur famille.


81% des Français déclarent avoir peur de l'avenir, selon une enquête « Argent et entraide familiale : une réalité quotidienne entre les générations ? »* menée par TNS Sofres pour le compte de la Carac, mutuelle d’épargne et de retraite. 71% des Français interrogés par TNS Sofres déclarent avoir été touchés par la crise (49% à titre personnel et 39% via leur entourage). « Dans ce contexte morose, la famille est plus que jamais considérée comme un refuge, un pilier sur lequel se reposer en cas de difficultés. 63% des interrogés pensent que le soutien financier est le rôle de la famille », souligne l’étude.

 

Le maintien à domicile, solution perçue comme mois chère

 

65 % des Français n’ont jamais parlé à leur famille du risque de perte d’autonomie. Pourtant, elle est la principale crainte des Français pour leurs proches : 64 % des Français craignent que leurs parents ou grands-parents ne deviennent dépendants.


Seuls 22 % des Français ont commencé à préparer financièrement leur perte d’autonomie (33 % des 65-75 ans). Quant à celle de leurs parents, ils sont 13 % à déclarer l’avoir préparé. Que ce soit pour soi-même ou bien pour ses parents, l’épargne reste privilégiée comme solution de préparation (60 %), loin devant la prévoyance et l’assurance dépendance. L’étude montre que les Français épargnent peu pour financer la perte de dépendance de leurs parents et grands-parents (18% des réponses), contrairement aux études supérieures des enfants (45%), à leur permis de conduire (36%) ou pour la naissance des petits-enfants (29%);

 

Concernant la prise en charge, le maintien à domicile reste la solution perçue comme la moins chère par les Français : 61% la jugent plus économique qu’une maison de retraite et 63% plus avantageuse qu’une résidence seniors.



* Etude réalisée auprès de 1000 individus âgés de 18 à 75 ans, ayant au moins 1 enfant, frère, sœur, parent ou grand parent au sein de son cercle familial actuel. Ces individus sont issus d’un échantillon national représentatif de la population française.