L’éternelle question du financement de la dépendance va revenir en débat, dans les semaines à venir. En juin dernier, le président de la République a promis une loi votée avant fin 2019. « Nous devons avoir un débat national, indispensable pour répondre au nouveau risque de la dépendance. Sur ce sujet, l'année 2019 sera consacrée à une loi qui sera votée avant la fin de l’année. », avait déclaré Emmanuel Macron, lors de son discours devant le congrès de la Mutualité à Montpellier.

Deux tiers des Français considèrent que l'État et les pouvoirs publics doivent "prendre en charge financièrement les personnes âgées dépendantes", et seul un tiers est favorable à une nouvelle cotisation sociale "obligatoire pour tous", selon un sondage rendu public, en mars, par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

L’enjeu est de taille. D’ici à 2050, la France comptera près de 5 millions de plus de 85 ans, contre 1,5 million aujourd’hui. Face à ce choc démographique, les dépenses liées à la dépendance, estimées aujourd’hui à près de 30 milliards d’euros annuels (24 milliards d’euros en dépenses publiques, le reste reposant sur les ménages), pourraient exploser.

Un débat de société qui permettra de remettre au cœur des préoccupations le devenir des personnes âgées en perte d’autonomie.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

12 juillet 2018
Prévention

La sieste, un petit somme plein de bienfaits

La sieste, un petit somme plein de bienfaits

30 minutes pour recharger ses batteries dans la journée. La sieste présente de grandes vertus pour les personnes âgées.  

Avec l’avance en âge,  les cycles du sommeil se modifient. La durée du sommeil nocturne baisse encore un peu, mais c’est surtout la répartition du sommeil qui se modifie.

Chez les personnes âgées, on note une augmentation importante de la durée de sommeil léger et une réduction proportionnelle de la durée de sommeil profond. Les périodes de réveil deviennent également plus fréquentes, aboutissant à une fragmentation du sommeil.

La réhabilitation de la sieste est prônée par de nombreux spécialistes du sommeil. Elle permettrait, par exemple, de réduire les risques d'accidents de la circulation - les statistiques nationales en France indiquent que la majorité des accidents se produisent au cours de périodes chronobiologiques de somnolence maximale (entre 2 et 5 heures du matin, entre 13 et 15 heures).


Chez l'adulte, il existe une baisse de la vigilance entre 13 h et 15 h. Le besoin de faire une sieste est donc tout à fait normal. Le besoin de sieste est un besoin physiologique qui existe dès l’enfance et qui revient avec le vieillissement.

 

Le mot  « sieste » vient du latin "sixta" qui signifie "la sixième heure du jour", en fait l'heure du midi chez les Romains. La sieste désigne le repos, accompagné ou non de sommeil, pris en cours de journée par opposition au sommeil de la nuit.


La sieste permet d'améliorer la concentration, la qualité de la mémoire. Elle réduit le stress et rééquilibre le fonctionnement de tout le système nerveux.

 

Pour être efficace, la sieste doit être brève : 10 à 30 minutes maximum. Il est recommandé de la pratiquer en début d’après-midi.

 

Au-delà, de 30 minutes, vous risquez de sombrer dans la phase de sommeil profond et le réveil peut s’avérer difficile. En effet, trop dormir dans la journée « consomme » du sommeil sur la nuit suivante et diminue le besoin de sommeil lors du coucher.

 

La sieste se fait de préférence dans l’obscurité, dans un endroit silencieux et tranquille, dans une tenue confortable.

A lire aussi dans DOMIMAG :