Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

18 mars 2016
Prévention

Le sommeil, un facteur clé du bien-vieillir

Le sommeil, un facteur clé du bien-vieillir

Les troubles du sommeil sont fréquents avec l’avance en âge en raison de modifications liées au vieillissement et de la présence de maladies.

 

Le sommeil est une fonction physiologique fondamentale qui participe au bien-vieillir. Il contribue au quotidien à la réparation et la récupération physiologique.

Avec l’âge, le rythme veille-sommeil se modifie : la personne âgée dort moins la nuit, son sommeil est fractionné, parfois avec plusieurs siestes dans la journée, et se répartit donc différemment sur l’ensemble des 24 heures. L’envie de dormir survient plus tôt et le réveil est plus matinal. En somme, avec l’avancée en âge, on devient plus "couche-tôt" et "lever-tôt"


Le délai d’endormissement est normalement de moins de 30 minutes avant 50 ans. Il va progressivement augmenter et peut atteindre plus de 45 minutes à 80 ans.
Chez les personnes âgées, la modification la plus importante est l'augmentation du nombre et de la durée des éveils nocturnes. Dès la cinquantaine, les éveils nocturnes sont plus fréquents et quasi systématiques à la fin du cycle de sommeil. Une personne âgée  sur 3 se réveille plus de 3 fois par nuit. Retarder progressivement l’heure du coucher peut être une bonne solution pour éviter un lever trop précoce.

 

Environ 40 % des personnes âgées de plus de 75 ans se plaignent de la qualité de leur sommeil. La somnolence excessive dans la journée peut concerner jusqu’à 30% des plus de 65 ans.

 

Un mauvais sommeil a donc des répercussions importantes - augmentation des chutes, augmentation des accidents domestiques et de la circulation routière ainsi qu’une prise de médicaments inappropriée.

Ces troubles du sommeil peuvent être liés à des raisons physiologiques, psychologiques (anxiété, dépression, stress, solitude...), organiques (troubles respiratoires du sommeil, douleur, troubles du comportement et agitation…) ou thérapeutiques (médicaments qui induisent une insomnie ou une somnolence dans la journée)

 « Derrière une plainte liée au sommeil, peuvent se cacher des douleurs, une anxiété, une dépression, ou encore des problèmes urinaires. Lorsque des troubles du sommeil apparaissent avec l’âge, il faut rechercher une cause associée qui peut permettre d’expliquer ces troubles », souligne la Haute Autorité de la Santé (HAS)
 
Chez la personne âgée, l’utilisation de somnifères doit être particulièrement limitée, étant donné le risque accru d’effets secondaires néfastes.

 

Pour optimiser les chances de garder ou de retrouver le sommeil, il est essentiel de veiller à maintenir une bonne hygiène de vie.


-  Se lever à des horaires réguliers ;
- Avoir une activité physique ou mobilisation dès le matin; éviter l’activité physique le soir ; L’exercice physique modéré de la journée quant à lui contribue à limiter les manifestations anxieuses ou les troubles de l’humeur et favorise l’endormissement.
- S’exposer à la lumière : l’exposition à la lumière naturelle, qui synchronise le rythme éveil/sommeil, est primordiale, surtout à l’âge où la vue baisse. Faites pénétrer la lumière naturelle le matin en ouvrant les volets de la chambre, surtout si la personne est alitée ;
- Réaliser des sorties à l’extérieur dans la journée si possible.
- Évitez les siestes de plus de 30 minutes; mais ne négligez pas un moment de repos ou de relaxation de 20 minutes dans la journée.

- Prendre ses repas à des heures régulières
-  Privilégier des repas légers en soirée, mais contenant des sucres lents
- Eviter les excitants en particulier à partir de la fin d’après midi : café, thé, alcool, nicotine...
- Eviter de regarder la télévision ou un écran d’ordinateur juste avant de se coucher.
- Dormir dans une chambre dont la  température est comprise entre 18°C et 20°C et dans un lit confortable réservé au sommeil.

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