Ouvrir la porte du réfrigérateur d’une personne âgée fragile pour vérifier s’il n’est pas vide, vérifier son poids régulièrement... La vigilance est de mise pour prévenir ou stopper la dénutrition des personnes âgées fragiles vivant à domicile. De 4 à 10 % des personnes âgées de plus de 70 ans qui vivent toujours chez elles et 20 à 40 % des personnes hospitalisées souffrent de dénutrition.

Comme le rappelle le Collectif de lutte contre la dénutrition qui a lancé, le 26 novembre, une grande campagne de prévention nationale : « la faim tue, l’absence de faim aussi ». La dénutrition est une maladie invisible qui touche près de 2 millions de personnes en France. Et contrairement aux idées reçues, elle ne concerne pas uniquement les personnes en précarité sociale.
Par ailleurs, même si l’appétit peut diminuer avec l’avancée en âge, les besoins nutritionnels des sujets âgés ne diffèrent pas de ceux de la population adulte. Raison de plus pour être attentif aux variations de poids, à la nutrition des plus âgés.

Les intervenants à domicile sont une aide précieuse pour lutter contre ce fléau silencieux en assurant la préparation et l’aide aux repas des personnes âgées en perte d’autonomie et des seniors isolés. Les professionnels de l’aide à domicile sont également des « sentinelles » pour alerter les professionnels de santé (médecin, infirmier libéral, kinésithérapeute...) et les proches aidants d’une perte d’appétit et de poids chez la personne âgée accompagnée.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

27 janvier 2016
Prévention

Repérer la douleur chez la personne âgée

Repérer la douleur chez la personne âgée

La souffrance est trop souvent considérée à tort comme la conséquence normale de la vieillesse. Repérer pour soulager est d’autant plus nécessaire que la personne âgée n’exprime pas forcément sa douleur.

 

L’apparition de douleurs augmente avec le vieillissement du corps. Ainsi, le risque de douleurs chroniques s’accroit avec l’âge au point d’être quatre fois plus élevé après 65 ans, qu’entre 16 et 25 ans.Chez la personne âgée, tout geste de la vie quotidienne peut être potentiellement douloureux : lever, coucher, déplacement, habillage, montée et descente des escaliers, ramassage d’un objet au sol, etc. D’où la nécessité de repérer dès leur apparition les premiers signes de douleur.

 

Les articulations porteuses sont souvent le théâtre de réelles souffrances. Sans oublier le nombre croissant de pathologies qui se développent avec l’âge et font des personnes âgées des sujets poly-pathologiques. Mais la douleur n’est pas unique. Selon les spécialistes elle serait même triple ; le type de douleur variant en fonction de son origine.

- Première catégorie, la douleur procédurale est induite par des soins, tels qu’un pansement, une ponction, une prise de sang.

- Liée à un traumatisme, une lésion inflammatoire et autres atteintes tissulaires, la douleur aigüe, quant à elle, se manifeste souvent par une tachycardie, des suées, une élévation de la pression artérielle ou encore une anxiété.

- Lorsque ce signal d’alarme devient une maladie en tant que telle, la douleur devient chronique. Il convient alors de distinguer d’une part, les douleurs inflammatoires - qu’elles soient d’ordre rhumatismales, viscérales ou bien liées à des pathologies cancéreuses ou artérielles - ; d’autre part, les douleurs liées à une lésion ou à une maladie affectant le système nerveux central, tels qu’un zona, un diabète ou encore un AVC (accident vasculaire cérébral) et enfin les douleurs liées à un dysfonctionnement des systèmes de contrôle de la douleur, telles que fibromyalgie, la céphalée de tension, la colopathie « fonctionnelle » ou encore la cystite interstitielle.

 

« Par impuissance autant que par pudeur, les personnes âgées se révèlent peu expansives sur leur état douloureux. Pour elles, l’important réside dans la faculté de supporter, d’apprivoiser la douleur par peur de l’excès de médicalisation. La douleur, même contraignante, est en quelque sorte nécessaire au maintien de l’autonomie, d’une vie encore active. », note une étude de la Dress.

 

Il faut donc observer avec attention les changements de comportement chez la personne âgée afin de déceler une éventuelle douleur. Le refus de se lever, de se laver, de se soigner ou encore de manger voire de communiquer peuvent en effet avoir pour origine une douleur

 

- Ne pas attendre la plainte et poser la question de la présence d’une douleur à la personne âgée. Toute plainte doit être prise en compte

- En cas de troubles de la communication verbale chez la personne âgée, soyez vigilant aux signaux exprimés par le corps et aux modifications de comportement : changements dans les habitudes de vie, recours à diverses méthodes antalgiques, attitudes et/ou mimiques inhabituelles, comportements et/ou humeur inhabituels, etc

 

Quelle que soit leur origine, ces différents types de douleurs ont tous en commun de devoir être rapidement traités. A défaut, la douleur pourrait devenir un problème central.