Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

22 février 2016
Prévention

Se sentir vieux augmente le risque d’hospitalisation

Se sentir vieux augmente le risque d’hospitalisation

Se sentir plus vieux que son âge augmenterait les risques de faire un séjour à l'hôpital, jusqu'à 25% supérieur. Explications.

 

 Le bien-vieillir, c’est aussi dans la tête ! Une équipe de chercheurs franco-américains vient de prouver, dans une étude publiée par le Health Psychology que les personnes qui se sentent plus vieilles que leur âge augmentent leurs risques de faire un séjour à l'hôpital, de 10 à 25% dans les deux à dix ans.


10 000 personnes âgées de 24 à 102 ans, recrutés entre 1995 et 2013, ont participé à ces travaux dans le cadre des 3 études longitudinales. Tous ont été interrogés sur leur « âge subjectif », c’est-à-dire l’âge qu’ils ressentent et non celui indiqué sur leurs papiers d’identité. Les chercheurs ont aussi obtenu des formulaires sur des maladies pouvant influencer les résultats, comme un diabète, une hypertension ou un cancer par exemple.

 

Se sentir plus âgé est associé à une moins bonne santé physique et mentale, avec donc un risque accru de maladies et/ou de complications justifiant une hospitalisation : l’âge subjectif pourrait être ainsi être un marqueur précieux pour aider à identifier les personnes à risque d'hospitalisation. L'étude révèle que les individus enclins à se sentir plus âgé ont tendance à être aussi déprimés, sédentaires, en moins bonne santé avec des déficiences physiologiques et un déclin cognitif plus rapide.

 

Une image dégradée de soi qui reste trop souvent liée au regard des autres. Au cours du vieillissement, les préjugés, sociaux et personnels, ont donc bien, selon cette étude, des effets réels et mesurables sur la santé, notamment sur la mémoire et l’audition. « De précédentes recherches ont montré que ce sentiment d’être vieux peut affecter le bien-être et d'autres facteurs liés à la santé, nous savons aujourd’hui qu’il peut aussi accroître le risque d’hospitalisation », explique en substance le Pr Yannick Stephan, de l'Université de Montpellier.