L’éternelle question du financement de la dépendance va revenir en débat, dans les semaines à venir. En juin dernier, le président de la République a promis une loi votée avant fin 2019. « Nous devons avoir un débat national, indispensable pour répondre au nouveau risque de la dépendance. Sur ce sujet, l'année 2019 sera consacrée à une loi qui sera votée avant la fin de l’année. », avait déclaré Emmanuel Macron, lors de son discours devant le congrès de la Mutualité à Montpellier.

Deux tiers des Français considèrent que l'État et les pouvoirs publics doivent "prendre en charge financièrement les personnes âgées dépendantes", et seul un tiers est favorable à une nouvelle cotisation sociale "obligatoire pour tous", selon un sondage rendu public, en mars, par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

L’enjeu est de taille. D’ici à 2050, la France comptera près de 5 millions de plus de 85 ans, contre 1,5 million aujourd’hui. Face à ce choc démographique, les dépenses liées à la dépendance, estimées aujourd’hui à près de 30 milliards d’euros annuels (24 milliards d’euros en dépenses publiques, le reste reposant sur les ménages), pourraient exploser.

Un débat de société qui permettra de remettre au cœur des préoccupations le devenir des personnes âgées en perte d’autonomie.

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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

28 août 2018
Prévention

Un pain hyperprotéiné remboursé par la Sécurité Sociale

Un pain hyperprotéiné remboursé par la Sécurité Sociale

Le pain brioché G-Nutrition, enrichi en protéines, vitamines et minéraux spécifiques, destiné à compenser les carences nutritionnelles notamment des personnes âgées fragiles, vient de rejoindre la liste des produits remboursables par la Sécurité sociale.

 

Considéré légalement comme un « complément nutritionnel oral », un pain brioché hyperprotéiné sera disponible en vente en pharmacie en septembre 2018 et remboursé sur prescription médicale par la Sécurité Sociale jusqu'en 2023. Un arrêté ministériel publié le 9 juillet dernier prévoit qu'il soit remboursé, afin de contribuer à la lutte contre le vieillissement.

La Haute Autorité de la santé a validé fin 2016 « l'intérêt thérapeutique » de ce petit pain et son inscription dans la liste des produits remboursables date du 9 juillet.


Quel est l'intérêt nutritionnel de ce produit ?


Nommé G-nutrition et pesant 65 grammes, ce pain brioché est riche en protéines, vitamines, calcium et sélénium. Fruit de dix ans de recherches, il a été pensé pour ralentir les effets du vieillissement chez les personnes âgées, mais aussi pour aider les personnes souffrant de pathologies comme le cancer ou le VIH de lutter contre la dénutrition.

 


Un pain de 65 g constitue une "complémentation orale" hyperprotidique (20,6 g de protéines /100g) et "hyperénergétique" (3,01 kcal/g) pour les adultes, précise l'arrêté.

 

Par sa richesse en protéines,  le petit pain G-Nutrition aide à limiter la fonte de la masse musculaire et la perte de poids chez ces individus fragiles.


Source d'énergie, il est également très pourvu en vitamines B12, B6 et B9, en vitamine D ainsi qu'en calcium et en sélénium. Autant de substances qui permettent de lutter contre certains effets de la vieillesse.


La quantité quotidienne recommandée est d'"un à deux pains par jour en l'intégrant à une alimentation équilibrée".


« Les études cliniques ont mis en lumière une part hédonique très importante sur ce produit. Les patients ont pris plaisir à le consommer. Ils avaient le sentiment de manger un petit pain normal, pas un « alicament ». Psychologiquement, c'était un vrai plus. On l'a constaté : les patients du groupe G-Nutrition® étaient 80 % à consommer le produit en entier contre 70 % pour le CNO lacté », explique, sut le site du fabricant, Virginie Van Wymelbeke, docteur ès Sciences spécialité Nutrition, occupe un poste de chercheur au. Centre Hospitalier Universitaire de Dijon.