On les a longtemps surnommés « Les Invisibles ». Ils tendent à l’être de moins en moins. Eux, ce sont les 11 millions de proches aidants d’une personne en perte d’autonomie. Plus de 4,5 millions d’entre eux accompagnent une personne âgée dépendante. L’actualité de ces dernières semaines montre que la reconnaissance des proches aidants avance pas à pas. Une reconnaissance de leur rôle essentiel aux côtés des professionnels du grand âge et du handicap mais également de leurs besoins d’être aidés, soutenus, soulagés, relayés.
La parution d’une récente loi sur la reconnaissance des proches aidants prévoit d'intégrer dans la négociation collective des branches professionnelles des mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants.
La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une série de mesures pour les proches aidants serait en réflexion cet été afin d’entrer en vigueur dès 2020. L’indemnisation du congé du proche aidant devrait être au programme. Depuis le 10 mai et jusqu’à fin 2021, des expérimentations de deux nouveaux dispositifs de répit pour les proches aidants sont lancées : le relayage et les séjours de répit aidant-aidé.
Les proches aidants sortent peu à peu de l’oubli. Pour les professionnels de l’aide à domicile, ces conjoints, enfants, frères et sœurs, amis, voisins des personnes en perte d’autonomie sont considérés, depuis longtemps, comme de précieux partenaires.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

09 novembre 2018
Prévention

Un pain hyperprotéiné remboursé par la Sécurité Sociale

Un pain hyperprotéiné remboursé par la Sécurité Sociale

Le pain brioché G-Nutrition, enrichi en protéines, vitamines et minéraux spécifiques, destiné à compenser les carences nutritionnelles notamment des personnes âgées fragiles, vient de rejoindre la liste des produits remboursables par la Sécurité sociale.

 

Considéré légalement comme un « complément nutritionnel oral », un pain brioché hyperprotéiné est disponible en vente en pharmacie et remboursé sur prescription médicale par la Sécurité Sociale jusqu'en 2023. Un arrêté ministériel publié le 9 juillet dernier prévoit qu'il soit remboursé, afin de contribuer à la lutte contre le vieillissement.


Quel est l'intérêt nutritionnel de ce produit ?


Nommé G-nutrition et pesant 65 grammes, ce pain brioché est riche en protéines, vitamines, calcium et sélénium. Fruit de dix ans de recherches, il a été pensé pour ralentir les effets du vieillissement chez les personnes âgées, mais aussi pour aider les personnes souffrant de pathologies comme le cancer ou le VIH de lutter contre la dénutrition.

 
Un pain de 65 g constitue une "complémentation orale" hyperprotidique (20,6 g de protéines /100g) et "hyperénergétique" (3,01 kcal/g) pour les adultes, précise l'arrêté.

 

La Haute Autorité de la santé a validé fin 2016 « l'intérêt thérapeutique » de ce petit pain et son inscription dans la liste des produits remboursables date du 9 juillet 2018.

 

Par sa richesse en protéines,  le petit pain G-Nutrition aide à limiter la fonte de la masse musculaire et la perte de poids chez ces individus fragiles.


Source d'énergie, il est également très pourvu en vitamines B12, B6 et B9, en vitamine D ainsi qu'en calcium et en sélénium. Autant de substances qui permettent de lutter contre certains effets de la vieillesse.


La quantité quotidienne recommandée est d'"un à deux pains par jour en l'intégrant à une alimentation équilibrée".


« Les études cliniques ont mis en lumière une part hédonique très importante sur ce produit. Les patients ont pris plaisir à le consommer. Ils avaient le sentiment de manger un petit pain normal, pas un « alicament ». Psychologiquement, c'était un vrai plus. On l'a constaté : les patients du groupe G-Nutrition® étaient 80 % à consommer le produit en entier contre 70 % pour le CNO lacté », explique, sut le site du fabricant, Virginie Van Wymelbeke, docteur ès Sciences spécialité Nutrition, occupe un poste de chercheur au. Centre Hospitalier Universitaire de Dijon.